Les saints Roch de Soucy

vendredi 16 novembre 2018
par  gs
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Les saints Roch de Soucy Yonne en l’église Saint-Etienne

Statue repeinte style Saint-Sulpicien


technique : sculpture
désignation : statue : saint Roch
localisation : Bourgogne ; Yonne ; Soucy
édifice : église Saint-Etienne
dénomination : statue
matériaux : bois
iconographie : saint Roch
siècle : 18e siècle
protection MH : 1962/10/25 : classé au titre objet
propriété : propriété de la commune (?)
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques, 1992
date versement : 1992/12/23
référence : PM89001304
(In www.patrimoine-de-france.org)


(In Extrait Dictionnaire de la conversation et de la lecture, 16 vol., 1852. E. Lavigne
ROCH (Saint) naquit en 1225, à Montpellier, d’un riche négociant de cette ville ; sa mère, Libère, appartenait à une très-noble famille. Restée veuve de bonne heure, elle prit à tâche d’incliner le cœur de son fils unique vers la loi divine, et non point vers l’avarice. Aussi Roch, quand il eut perdu, à l’âge de vingt ans, cette mère tendre et pieuse, dis-tribua-t-il aux pauvres tout ce qu’il put recueillir de ses revenus, et, laissant à un oncle l’administration des biens dont la loi ne lui permettait pas de disposer, partit pour l’Italie. Il trouva cette contrée en proie aux ravages de la peste, et se dévoua sans réserve au service des pestiférés. Aquapendente, Césène, Rimini, Rome, proclamèrent hautement tout ce qu’elles devaient à sa courageuse charité. Les mêmes dangers l’attirèrent à Plaisance. Le mal, qui jusque alors l’avait respecté, l’assaillit ici avec une violence extrême. Réduit par sa pauvreté volontaire à chercher un refuge dans l’hôpital de cette ville désolée, il s’y rendit presque mourant. Les cris que lui arrachait la douleur troublaient le repos des malheureux excédés par la contagion ; sa bonté l’en avertit, et, sans vouloir écouter aucune remontrance, il se retira dans une solitude voisine. Il y fut découvert par le chien d’un noble voisin, qui, guidé par l’animal intelligent et fidèle, accourut pour donner au vénérable malade des soins qu’il continua jusqu’à parfait rétablissement Le chien auquel Roch fut redevable de sa conservation devint dès lors son inséparable compagnon.
Délivré de son mal, Roch se mit en route pour sa ville natale. Montpellier, cédée en fief par le roi de France Philippe le Bel au roi de Majorque, était alors revendiquée par le roi d’Aragon, comme partie de son domaine : la guerre sévissait autour de ses murs. En s’y présentant Roch fut pris pour un espion, et conduit devant le juge de Montpellier, qui n’était autre que son oncle, le curateur préposé à l’administration de ses biens. Sous des haillons hideux, tristes produits d’une trop insouciante charité, le magistrat ne put reconnaître son neveu ; et il le fit conduire en prison. Roch, refusant toujours de se faire connaître, supporta pendant cinq ans les fers dont on l’avait chargé ; il mourut accablé de leur poids. Ce ne fut qu’à sa mort, le 13 août 1327, qu’on trouva dans le cachot où il était renfermé des papiers constatant son nom, ses qualités et le lieu de sa naissance. De grands honneurs funèbres, auxquels son oncle présida, lui furent rendus par la population de Montpellier. La ville d’Arles obtint une partie de ses reliques ; et des aventuriers vénitiens, convaincus que les restes de saint Roch préserveraient à jamais leur patrie de toute maladie contagieuse, enlevèrent furtivement, en 1455, de Montpellier ce que cette ville possédait encore des dépouilles mortelles de ce bienheureux. Tout le clergé, le sénat et le peuple allèrent les recevoir avec d’indicibles transports de joie. Une église magnifique fut bientôt bâtie eu l’honneur du saint préservateur de la peste, et l’on y déposa ses ossements avec toute la ferveur de ces temps religieux.
Quoi qu’on puisse en dire, il est certain que pour la canonisation de saint Roch, la voix publique prit une précoce et glorieuse initiative. Du moment qu’il expira, le peuple lui décerna le culte que nous rendons aux saints. Le clergé refusa longtemps de participer à ces hommages : encore en 1666, Hardouin de Péréfixe, archevêque de Paris, défendait de célébrer la fête de saint Roch : et même, en 1670, François de Harlay, successeur immédiat d’Hardouin de Péréfixe, réitérait cette défense. Mais enfin la sacrée congrégation des rites ecclésiastiques permit, par deux décrets, de fêter le saint vénéré du peuple au 16 du mois d’août, concurremment avec saint Hyacinthe, jusque alors possesseur exclusif de cette journée. E. LAVIGNE
(In Extrait Dictionnaire de la conversation et de la lecture, 16 vol., 1852)


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