Ferrières en Gâtinais

Ferrières en Gâtinais est située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Toponymie
La plus ancienne dénomination est Aquae Segestae, seu Bethlehem, vers 515 ; Monasterium Ferrariense en 1132 ; Abbas Ferreriarum vers 1350 ; Abbaye de Ferrières en 1472.
« Installation pour extraire, fondre et forger le fer ». Ferrières se retrouve fréquemment nommée dès le XVIIe siècle. Elle prend le suffixe en Gâtinais par décret du 1er février 2001.

Le Gâtinais

Etymologie
Le « pagus vastinensis », nom donné dans les anciens titres latins, vient du bas latin vastinens, de l’ancien français gast, « terrain inculte ».
Gâtine ou gastine désigne au sens le plus ancien un « terrain inculte, inhabité », mais aussi « le pillage, la ruine » ; « pays dévasté » comme après les grandes invasions des Ve et VIe siècles.
« Gâtinais » apparaît au XIIIe siècle.


Le Gâtinais
À l’époque gauloise et gallo-romaine, le Gâtinais, pagus Vastinensis, est une des subdivisions du territoire sénon créées par les Romains, entre les Carnutes (Chartres) à l’ouest et les Lingons (Langres) à l’est.
Reprise par les Francs, le Gâtinais correspond alors à l’un des cinq archidiaconés relevant du diocèse de Sens. Sa ville principale est Château-Landon et il s’étend au-delà des deux rives du Loing.
À l’époque carolingienne, c’est un territoire délimité par Châtillon-Coligny à l’est, Boiscommun au sud, Milly à l’ouest et Montereau au nord.
En 1068, le roi Philippe Ier fait entrer le Gâtinais dans le domaine royal français puis sous le roi Philippe Auguste (1165-1223) la limite est repoussée au-delà de la forêt d’Orléans.
L’ancien comté du Gâtinais s’étend aujourd’hui sur le territoire des départements du Loiret (région Centre-Val de Loire), de Seine et Marne et de l’Essonne (Île de France) et de l’Yonne (Bourgogne-Franche-Comté).

Eglise abbatiale Saint-Pierre et Saint-Paul

En l’an 879, le 4 septembre, les frères Louis III et Carloman II (rois des Francs de 879 à 882. Ils règnent sur la Francie occidentale) sont couronnés rois en tandem dans l’abbaye.

Jugée sur la partie haut de la colline qui surplombe la vallée de la Cléry, on accède à l’église qui domine la place par un escalier de pierre de 15 marches.
L’église abbatiale était l’église principale de l’Abbaye royale bénédictine, peut-être fondée par Clovis au Ve siècle. Attestée dès le début du VIIe siècle, elle pourrait avoir été fondée par des disciples de saint Colomban. Elle est décrite également comme comme ayant été fondée en 630 par le duc Wandelbert sous le nom de Bethleem Ferrariæ, « Bethléem de Ferrières ».

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul est la combinaison d’un plan en croix latine et d’une rotonde octogonale. Au XVe siècle, le chœur et la voûte furent restaurés par Louis de Blanchefort. Les vitraux datent du début du XVIe siècle.

La partie inférieure du clocher est de l’époque carolingienne, les étages au-dessus du XIIe et XIIIe siècle. La flèche date du XVe siècle.

La nef, longue de cinq travées, elle est couverte d’un berceau de bois maintenu par des entraits et des poinçons apparents. Il n’y a jamais eu de voûte en pierre pour cette partie de l’église.

Cette nef communiquait avec un bas-côté nord par des arcades en plein cintre, reposant alternativement sur de grosses colonnes et des colonnes jumelles portant un anneau à mi-hauteur. Cette disposition et les chapiteaux indiquent le milieu du XIIe siècle et une influence de la cathédrale de Sens reconstruite au même moment. C’est le pape Alexandre III en résidence chez l’archevêque de Sens qui est venu consacrer l’édifice le 29 septembre 1163, jour de la Saint Michel.

Croisillon sud

La porte à droite de l’autel donnait sur le cloître et les moines descendant du dortoir du premier étage par un escalier débouchant vers la porte accédaient à l’église à l’abri des intempéries.
L’espace est consacré depuis la fin du XIXe siècle au Sacré-Cœur de Jésus.

Banc d’œuvre ; XVIIIe siècle
Statues, pierre polychrome, XVe siècle
Saint Eloi, Saint Pierre en pape, Ece Homo ou Christ de pitié
Saint Pierre ; Saint Paul (XVIIe siècle)


Le combat de Pépin le Bref contre le lion
Un des rares chapiteaux historiés de l’abbatiale représente le légendaire combat de Pépin le Bref contre le lion : lors d’un séjour à l’abbaye, avec sa cour, alors qu’il assistait à un combat opposant des bêtes sauvages, le roi aurait jeté dans l’arène la chaussure de la reine, Berthe aux grands pieds ; puis il se serait écrié : « Qui va chercher la chaussure de votre souveraine ? » Comme personne n’osait s’y risquer, il s’élança, dit-on, et aurait tué soit un lion, soit un lion et un taureau, démontrant ainsi que, malgré sa petite taille, il avait bien la force et le courage d’un roi. Sur le chapiteau, le roi, coiffé de sa couronne, porte le coup fatal au lion qu’il tient par les pattes avant. De l’autre côté de la bête, se trouve un personnage en habit religieux, probablement l’abbé présent lors du combat. (In www.tourismeloiret.com)

Eglise de Bethléem

Bethléem
Située près de l’abbatiale et dans l’enceinte de l’abbaye, elle tient son nom d’une apparition de la Nativité, fin du IIIe siècle ou début IVe, une nuit de Noël, à trois missionnaires chrétiens (Potentien, Savinien et Altin) venus de Sens évangéliser la partie orientale du Gâtinais où se trouvait à Ferrières un établissement de traitement du minerai de fer local. « C’est un nouveau Bethléem » se serait écrié Savinien, d’où la construction à cet endroit d’un oratoire dédié à la Vierge Marie. Son sol primitif a été retrouvé au XIXe siècle lors de la pose du chauffage, attestant, avec sa couche de cendres jonchée d’ossements calcinés, le sort tragique des villageois réfugiés dans cette petite église, au moment du passage des troupes d’Attila au Ve siècle. (In flyers OT)

Lieu de pèlerinage à la Vierge Marie, l’église Notre-Dame de Bethléem garde la trace de constructions d’époques diverses. Le retable du XVIIe siècle occulte l’abside romane. L’ancienne et vénérée statue de bois de Notre-Dame, du XVIe siècle, se trouve à droite du chœur.

Retable de Gilles Guérin, 4 statues du maître-autel ; 3e quart du XVIIe siècle

Vierge à l’Enfant, 2 anges adorateurs, saint Potentien, saint Savinien

N-D de Bethléem (chêne, XVe) ; Sainte Anne (Pierre polychrome, XVe)

Notre-Dame de Bethléem
Depuis son couronnement solennel de 1898, elle est cachée par un lourd manteau de velours bleu.
Marie porte l’enfant sur son bras droit, celui-ci n’est vêtu que d’une petite chemise. L’ensemble ne mesure pas plus de 40 cm. (In flyer OT)

Clovis et Clotilde (dont la tradition en fait les fondateurs de l’abbaye)
Pape Grégoire le Grand et Louis XIII (initiateurs de la confrérie de Notre-Dame)
La Pentecôte et la Nativité
A gauche l’église Notre-Dame de Bethléem puis l’abbatiale royale
Vue sur l’abbatiale depuis les jardins

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dimanche 19 janvier 2020
par  gs

Le saint Roch de Ferrières en Gâtinais

Le saint Roch de Ferrières en Gâtinais en l’église Notre-Dame de Bethléem

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