Carcassonne

Carcassonne

Carcassonne est située dans le département de l’Aude dans la région Occitanie.
Carcassonne est connue pour sa Cité, ensemble architectural médiéval restauré par Viollet le Duc au XIXe siècle et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997.

Sur un promontoire dominant la plaine de l’Aude entre deux grands axes de circulation reliant l’Atlantique à la mer Méditerranée et le Massif central aux Pyrénées, le site est occupée depuis le Néolithique (8.500 ans av. J.-C.).
Les Volques Tectosages, tribu gauloise, s’y installent à la fin du IIe siècle av. J.-C. et protègent l’oppidum par des fossés. En 118 av. J.-C., les Romains s’en emparent et en modifient considérablement les fortifications.
Au Ve siècle, les Wisigoths s’emparent de la cité mais en seront chassés au VIIIe siècle par les musulmans Omeyyades.
Pépin le Bref, roi Franc reprend Carcassonne en 759.
Après l’éclatement de l’Empire Carolingien, la famille Trencavel, règne sur Carcassonne du XIe au XIIIe siècle. Carcassonne prospère et devient une place stratégique importante dans le Languedoc avec au sud de la cité les cinq châteaux forts de Termes, d’Aguilar, de Quéribus, de Peyrepertuse et de Puilaurens, désignés comme les « cinq fils de Carcassonne », qui défendaient le passage du Languedoc.


Les Cathares ou Bons Hommes : L’histoire de Carcassonne est liée à l’histoire des cathares.
À la fin du XIIe siècle le catharisme atteint Carcassonne et ses adeptes sont protégés par le vicomte Raimond-Roger Trencavel, seigneur de Carcassonne.
Le pape Innocent III, condamne la ville et toute sa région comme terres d’hérésies après l’assassinat de son Légat apostolique Pierre de Castelnau en 1208.
La Croisade des Albigeois, d’abord dirigée par Arnaud Amaury, légat pontifical et abbé de Cîteaux, puis par Simon de Montfort (après la chute de la ville, le 15 août 1209) peut commencer.
Béziers tombe en 1209 : devant le massacre les chevaliers s’interrogent mais le chef de la croisade Arnaud Amaury aurait déclaré «  Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ». Puis c’est au tour de Carcassonne de tomber, Trencavel jeté en prison meurt rapidement et un tribunal d’inquisition est installé en 1234.
Ses terres sont attribuées à Simon de Montfort, et plus tard son fils les donnera au roi de France, qui les intégra au domaine royal en 1224.
En 1240, le fils du vicomte Trencavel fomente la révolte des Carcassonnais et devant cette sédition, Saint-Louis chasse la population de la ville, et l’autorise à s’établir sur l’autre rive du fleuve : c’est la création de la bastide de Saint-Louis.


Le mot « cathare » est lui-même issu de la dénonciation hérétique : du grec catharoi, « pur », il désignait ironiquement les «  fous de pureté ». Les cathares se nommaient entre eux « les bons chrétiens », « les bons hommes » et « les bonnes femmes », ou encore « les pauvres du Christ », car ils se vivaient comme les successeurs des apôtres et les représentants de la vraie Église du Christ.
(In http://www.lemondedesreligions.fr/)

Toponymie : entre réalité et légende
Attesté au Ier siècle av. J.-C. sous la forme Carcasso puis Carcaso au IIe siècle. Pline l’Ancien cite ce nom, plus précisément dans l’expression Carcaso Volcarum Tectosage.
Les musulmans omeyyades occupant la cité entre le Ve et le VIIIe siecle l’appelle Qarqshuna.
Du pré-indo-européen kar « pierre » et de kass, mot gaulois chêne (Cf. cass-anos, « chêne pédonculé » en occitan languedocien.
Dérivé de sa forme latine, ce qui donne Carcassona en occitan.

Une belle légende


Cette célèbre légende médiévale est apparue au XVIe siècle. Charlemagne veut récupérer la cité de Carcassonne qui est assiégée par les sarrasins. Le roi Ballak, apprenant l’arrivée de Charlemagne et son armée, part à leur rencontre et est vaincu par l’empereur. Dame Carcas, apprenant la mort de son mari Ballak, organise la défense de la cité. Elle utilise tout d’abord une ruse qui consiste à faire fabriquer des hommes de paille munis d’arbalète et placés dans les tours afin de décourager les assiégeurs.
Mais, le siège dure depuis cinq ans et la famine a raison des derniers défenseurs.
Dame Carcas fait donc l’inventaire de toutes les réserves qui lui restent. Les villageois lui amènent ainsi un pourceau et un sac de blé. Elle fait engraisser le porc avec le sac de blé puis le précipite depuis la plus haute tour de la Cité.
Charlemagne croit donc que la Cité déborde encore de vivres et quitte avec son armée la plaine devant la Cité. Dame Carcas, victorieuse, décide de faire sonner toutes les cloches de la ville. Un des hommes de Charlemagne se serait alors écrié « Carcas sonne ! », d’où le nom de la Cité. (In fiche signalétique Musée des Beaux-Arts)

Carcassonne est découpée en deux quartiers importants : la cité ou ville haute et la bastide ou ville basse. Ils sont réunis par celui de la Trivalle avec le pont Vieux traversant l’Aude.

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La Cité, ville du passé, fortement fortifiée est entourée d’épais remparts et de tours depuis le Moyen Âge. Aussi l’habitat y est dense et vieux mais aujourd’hui les résidents permanents y sont rares remplacés par les innombrables boutiques, restaurants et hébergements pour les touristes (2,5 millions de visiteurs par an).
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La ville basse, tournée vers l’avenir, est l’ancienne bastide Saint-Louis construite en 1247 et suit le plan régulier d’un hexagone aux angles flanqués de bastions avec les rues en angles droits organisées autour d’une place centrale, la place Carnot. Les anciens remparts de la ville ont été détruits en 1764 sur ordre de l’évêque Armand Bazin de Bezons.
La gare : vue du pont Marengo

Située à proximité de la Bastide Saint-Louis, proche du centre-ville de Carcassonne. La gare a été mise en service en 1857 par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne.

Le port de plaisance sur le canal du Midi

Autorisé par Louis XIV et supervisé par Jean-Baptiste Colbert, cet ouvrage d’art exceptionnel, considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du XVIIe siècle et l’œuvre de Pierre-Paul Riquet qui fait acheminer l’eau de la montagne Noire jusqu’au seuil de Naurouze, le point le plus élevé du canal.

Place Carnot : la fontaine Neptune

Au centre de la place surélévée, la fontaine monumentale, en marbre, figurant « le roi des eaux » porté par un dauphin. A l’origine la place portait le nom de Place Impériale puis est passée par plusieurs appellations avant de devenir place Carnot en 1894.
En 1767 commencent véritablement les travaux de construction de la fontaine par le sculpteur italien, le Sieur Jean Barata. Sur les quatre faces du monument sont gravées des inscriptions en latin et figurent également les armes de la Ville sur le côté nord et les armes de la France, côté sud.

Pour la petite histoire
A l’occasion de la visite du Duc d’Orléans et de son épouse à Carcassonne, en 1839, la Municipalité organisa une fête populaire et la fontaine fut alimentée en vin rouge.

Portail des Jacobins

L’ancienne porte Saint-Louis date du XVIIIe siècle. L’écusson extérieur portant les armes du Roi, avait dix pieds de haut sur neuf de large. Les cordons de Saint-Louis et de saint Michel y étaient sculptés. L’encadrement était formé par des branches de laurier. L’écusson intérieur, un peu moins grand, était aux armes de la ville, surmontées d’une couronne de comte.
Elle fut baptisée du nom des frères prêcheurs dont les bâtiments claustraux jouxtaient la porte


Hôtel de Rolland
Jean-François Cavailhès, fils d’un riche marchand-fabricant, se consacre de 1746 à 1761 à la construction de cet hôtel particulier, faisant appel aux artisans les plus renommés. De par son plan, sa façade et sa décoration intérieure, l’ensemble met en avant la brillante réussite du propriétaire, rompant avec la tradition locale qui préférait plus de discrétion. L’hôtel est acheté en 1815 par Roland du Roquan et reste dans la famille jusqu’en 1924, date à laquelle le Crédit agricole en fait l’acquisition, avant de le vende à la Ville qui y installe la mairie en 1978. (In fiche signalétique de la ville)

Cour intérieure de l’Hôtel de Rolland


Hôtel Roux d’Alzonne
Cet hôtel, d’abord résidence des abbés de Saint-Hilaire, remonterait à la toute fin du Moyen Age. De la Renaissance au XVIIIe siècle, il appartient à la famille Roux, dont certains membres exercent la charge de juge-mage. A partir de 1743, Roch David la Fajeolle, important marchant-fabricant, confère au site son allure actuelle au prix de considérables travaux, avant de faire faillite. En 1882, les sœurs de Saint-Joseph de Cluny ouvrent un pensionnat de jeunes filles. Après la séparation des Eglises et de l’Etat, la Ville y installe son premier collège féminin, qui prend le nom d’André Chénier en 1921. (In fiche signalétique de la ville)

Charpente des Halles

Halles construites en 1768, après l’incendie de 1622. Actuellement les Halles assemblent le marché couvert de la ville et la médiathèque « Grain d’Aile ».


La maison dite du sénéchal
Cette maison, édifiée en murs de terre, passe pour être la plus ancienne de la Bastide. Elle aurait résisté à la destruction de la ville en 1355. Si le rez-de-chaussée présente des ouvertures caractéristiques de la première moitié du XIVe siècle, la façade des étages a été remaniée au cours des siècles. Probablement due à un érudit du XIXe siècle, l’appellation pose souci car le sénéchal siégeait à la Cité et non en Bastide. Les plus anciens propriétaires connus, aux XVIe et XVIIe siècles, sont médecins et négociants. Réhabilité en 2007, l’immeuble accueille aujourd’hui plusieurs logements. (In fiche signalétique de la ville)

Musée ces Beaux-Arts

Installé dans l’ancien présidial de la ville, le musée des Beaux-Arts de Carcassonne a été créé en 1836. « Les peintures et céramiques font de ce musée une belle synthèse de l’art européen depuis le XVIIe siècle jusqu’à nos jours ».

Fontaine Saint-Michel

L’ouvrage se présente sous forme d’une niche demi-circulaire. La clef est couronnée par une grande tête sculptée, couronnée de feuillages et barbue. Dans la niche se trouve une grande coquille. Les parements concaves du fond de la niche sont ornés de vermiculures à la pointe.

Vue partielle de la Bastide depuis la Cité


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Chapelle Notre-Dame de la Santé

La chapelle Notre-Dame de la Santé du Bout du Pont dont les travaux sont terminés en 1697 était la chapelle de l’hôpital des pèlerins de Saint-Jacques construite avec l’argent du legs de Jean de Saix, en 1527 (consul en 1500 et anobli).

L’intérieur présente de belles voûtes à liernes et tiercerons.

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Vers la Cité

Pont-Vieux

Le Pont-Vieux qui enjambe l’Aude relie les deux Carcassonne et marque la frontière entre deux espaces urbains et deux types de population mais aussi et surtout entre deux temps.
Au Moyen Âge, il était l’unique passage pour accéder à la Cité depuis la Ville Basse. Il est aujourd’hui réservé aux piétons.
Il se compose de douze arches en plein cintre d’inégale longueur s’appuyant sur des piles munies d’avant et d’arrière becs à éperons aigus. Des refuges sont établis sur les becs. Sa longueur est de 225 mètres.

La cité : vue du Pont-Vieux
Quartier de la Trivalle

Le quartier de la Trivalle se situe, coté Cité entre la Bastide et la Cité.

A gauche, les premiers murs ont été construits à l’époque gallo-romaine, tandis que les principaux ajouts, à droite, ont été apportés aux XIIIe et XIVe siècles. Entre les murs s’étirent les lices.

Place Auguste Pierre Font : Une maison médiévale de la Cité
Rue Dame Carcas : Dame Carcas

L’âme des pierres

La cité domine la vallée de l’Aude avec sa double enceinte, formant ainsi près de 3 km de longueur et comportant cinquante-deux tours.

Première Porte Narbonnaise devant les tours du Trésau

Porte principale de la Cité, défensive avec des archères adaptées au tir à l’arbalète, une chaîne barrant l’entrée, un mâchicoulis, une herse, un pont-levis sur un large fossé.
La porte date de l’édification du second rempart à la fin du XIIIe siècle

Deuxième Porte Narbonnaise entre les tours en éperon
Les lices


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Eglise Saint-Vincent

L’église Saint-Vincent édifice de style gothique méridional est située dans la bastide Saint-Louis.
Jusqu’en 1247, Carcassonne était formée de la Cité et des deux bourgs qui l’entouraient, chacun avec son église. Le bourg au nord avec son église dédiée à saint Vincent et celui du sud avec son église au vocable de saint Michel.
Détruites en 1240 lors de la tentative infructueuse de Raimond II Trencavel de reprendre, c’est Saint-Louis qui ordonne la construction d’un nouveau bourg sur la rive gauche du fleuve, la bastide Saint-Louis mais conserve les deux paroisses Saint Michel et Saint Vincent et ainsi deux nouvelles églises vont s’élever selon l’ancienne topographie.
En 1308, le roi Philippe IV autorise l’agrandissement de l’église Saint-Vincent qui ne sera terminé qu’à la fin du XIVe siècle. La tour a servi de tour de guet pendant le XVIe siècle et elle a dû être restaurée après avoir reçu des coups de canons pendant les guerres de religion.
En 1794, la Révolution transforme l’église en fonderie mais l’église est rendue au culte le 26 août 1795 et attendra 1871 pour que soit entreprise la restauration.

L’église mesure 62,5 m de long sur 30,5 m de large avec un nef unique de 37,8 m de long pour 20,15 m de large (ce qui en fait la seconde plus large de France), bordée de six chapelles latérales au nord et sept au sud. Le chevet du XVe siècle se compose d’une abside à neuf pans flanquée de deux absidioles à sept côtés. Les chapelles latérales ainsi que le chœur sont voûtés d’origine mais la nef a été couverte d’une charpente apparente qui reposait sur les arcs diaphragmes.
La tour clocher octogonale à base carrée de 54 m de haut possède le carillon le plus important de la région avec ses 54 cloches.

Pour la petite histoire
Vers 1770, César-François Cassini et ses fils ont réalisé du haut de cette tour leur fameuse carte de France éponyme. Les astronomes Pierre Maichain et Jean-Baptiste Joseph Delambre l’ont utilisé comme point géodésique pour déterminer la longueur du méridien terrestre (après la publication de leur rapport, le mètre étalon est définitivement fixé par la loi du 19 frimaire an VIII de la République (10 décembre 1799).

Vue de la nef et du chœur
Orgue de 1737

Œuvre du facteur toulousain, Christophe Moucherel. Le buffet est surmonté de cinq tourelles avec à chacun de leur sommet des statues de deux grands anges musiciens et au centre la statue de saint Vincent.
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Cathédrale Saint-Michel


La cathédrale Saint-Michel
Saint-Michel est la première église paroissiale à être édifiée par les habitants de la Bastide, à partir de la fin du XIIIe siècle. Avec sa large nef unique, couverte à l’origine d’une charpente apparente, l’édifice est représentatif du style gothique méridional. Après le sac de la ville par le Prince Noir en 1355, il est incorporé au nouveau rempart de la ville et adapté pour participer à son système défensif. Voûtés d’ogives au XVIIe siècle, élevée au rang de cathédrale en 1803, très endommagée par un incendie en 1849, l’église est profondément remaniée puis décorée par l’architecte Eugène Viollet le Duc. (In fiche signalétique de la ville)

Edifice emblématique de la Bastide de Carcassonne, l’église est construite en même temps que l’église Saint-Vincent à partir de 1247 sur l’ordre du roi Saint-Louis, désireux de remplacer un ancien sanctuaire détruit au cours du siège de la ville par Raymond II Trencavel en 1240.
L’église sera agrandie dès 1283 et subira de gros dommages lors du saccage de la Bastide par les troupes du Prince noir en 1355, en plein conflit franco-anglais.
Lors de sa reconstruction l’église fut incorporée dans les nouvelles fortifications pour participer au système défensif de la Bastide. Une tour cylindrique d’aspect militaire témoigne de cette vocation défensive. Les fossés atteignant 10 mètres de large creusés autour seront comblés et remplacés au XIXe siècle par une large promenade publique.
L’église Saint-Michel prend le titre de cathédrale, en 1803, avec le transfert du siège épiscopal qui se situait depuis le moyen Age dans la cathédrale Saint-Nazaire de la Cité à Saint-Michel.
Viollet le Duc signe avec la cathédrale Saint-Michel son premier grand chantier à Carcassonne.

La sévère façade qui présente qu’une grande rosace de 8 mètres de diamètre est flanquée d’un clocher massif de base rectangulaire sur trois étages, pour s’élever sur un modèle octogonal à son sommet. Le clocher renferme huit cloches de volée.

Vue de la nef et du chœur

La cathédrale est formée d’une nef unique couverte de voûtes ogivales qui furent montées de 1657 à 1752, en remplacement d’une charpente apparente et comporte huit travées d’une portée remarquable, et bordée par plusieurs chapelles latérales. Le chœur aux voûtes du XIIIe siècle est formé d’une abside à sept pans, sur laquelle viennent se greffer deux absidioles est percé de plusieurs larges baies de style ogival, renfermant des vitraux datant du XIVe siècle.

Maître-Autel du XVIIIe siècle


L’autel tombeau du XVIIIe siècle a été complété au XIXe siècle par un tabernacle de style Louis XV qui supporte un couronnement de tabernacle superbement sculpté des symboles des quatre évangéliste. Cet élément provient du maître-autel commandé à l’architecte et sculpteur avignonnais Jean-Baptiste II Péru (1703-1790) en 1738 et béni le 28 septembre 1740. Ces symboles des évangélistes portent la représentation sculptée du livre aux sept sceaux de l’Apocalypse. La base de ce groupe porte la trace cintrée de la façade du tabernacle dont il fut séparé au gré des modifications subies par cet ensemble.
Les deux anges adorateurs qui encadrent ce tabernacle, certainement dus au même artiste, ont été eux aussi dissociés de leur composition d’origine. Les anges sont agenouillés sur le haut de volutes plaquées de marbres colorés, seuls vestiges des supports originaux qui formaient l’encadrement de l’autel primitif. (In www.culture.gouv)

Chapelle Notre-Dame de la Rominguière


Vierge à l’Enfant dite Notre-Dame de la Rominguière
L’histoire de cette statue est singulière, puisqu’elle appartenait à l’église de l’officialité
de Carcassonne détruite pendant les guerres de Religion et qu’elle demeura ensevelie sous ses décombres environ deux siècles, avant d’être redécouverte en 1770, alors qu’on aplanissait le terrain pour la construction des Halles. Transportée aux Pénitents noirs, elle suivit encore le destin de cette chapelle vendue comme Bien national en 1793, et ne rejoint la cathédrale qu’en 1831. C’est une élégante statue gothique, que Michèle Pradalier attribue à un atelier carcassonnais du XIVe siècle, sculptée pour être adossée à un trumeau à l’entrée d’une église. Légèrement déhanchée, elle échange un regard avec l’Enfant qu’elle porte, qui joue avec un oiseau. (In www.culture.gouv)


Vierge à l’Enfant dite Notre-Dame de la Rominguière
La Vierge porte une couronne à fleurons, sous laquelle est retenu un long voile qui est drapé sur la poitrine. Le voile laisse apparaître le haut de la robe orné de cabochons et de verroterie. La robe rouge descend jusqu’aux pieds dont les pointes chaussées sont visibles. Le manteau, de couleur bleu est posé sur les épaules. Il est retenu par le bras droit de la Vierge et revient transversalement sous le bras gauche. Il couvre le corps de la Vierge jusqu’aux genoux. L’Enfant est à demi-nu et vêtu d’un lange rouge sur le bas du corps, ce qui laisse apparaître ses pieds nus.Le visage de la Vierge est ovale et fin, les arcades sourcilières sont bien dessinées, les yeux sont grands et en amande, le nez est fin, la bouche est petite aux lèvres bien dessinées, le menton est proéminent. Le voile laisse apparaître une chevelure ondulée et légèrement torsadée. Le visage de l’Enfant est fait selon les mêmes canons que ceux de la mère. La bouche est petite, l’arête du nez s’étire jusqu’aux sourcils qui sont légèrement bombés. Les cheveux courts et ondés laissent voir de petites oreilles. L’enfant regarde tendrement sa mère qui tourne également sa tête vers lui, mais ne le regarde pas.La Vierge est légèrement hanchée à gauche. Ses mains sont fines et élégantes. Dans la droite, elle devait tenir un sceptre qui a disparu. Elle porte l’Enfant, assis de côté, sur le bras gauche. De la main gauche, il tient un oiseau par les pattes et la main droite est posée sur l’épaule de sa mère. Par son léger hanchement et la simplicité des plis, elle se rapproche du style du début du XIVe siècle, encore proche de la statuaire du XIIIe siècle.
(In www.culture.gouv)

Chapelle de fonds baptismaux


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Basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse

Vue extérieure depuis le sud-est

Partie gothique de l’ancienne cathédrale depuis le sud-est. Au premier plan, la chapelle dite de Guillaume Radulphe.


La basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse
La plus ancienne église de la Cité, dont le nom à son origine dans deux martyrs du Ier siècle, remonte probablement à l’époque wisigothique, et est mentionnée dès 925. La cathédrale romane, dont témoigne la nef, est édifiée à partir de 1096, mais le monument, repris dans le style gothique après le rattachement de la Cité à la commune de France, est embelli par les évêques successifs jusqu’à la Révolution, puis remanié par Eugène Viollet le Duc au XIXe siècle. L’édifice a perdu son statut de cathédrale en 1803 au profit de Saint-Michel et a reçu le titre de basilique en 1898. (In fiche signalétique de la ville)

Construite entre le IXe siècle et le XIVe siècle, Jules de Lahondès dans le compte-rendu du Congrès archéologique de France de 1906 écrit « Le joyau de la Cité, c’est son église ».
A l’angle, la tourelle octogonale est percée de petites baies à son dernier niveau est surmontée d’une terrasse.

De la cathédrale romane construite au VIe siècle sous le règne de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, régent du royaume pour Amalaric après son intervention pour combattre Clovis en 508, jusqu’en 526, il ne reste plus rien.
La tradition veut que Charlemagne ait relevé l’église Saint-Nazaire et le premier texte authentique mentionnant la cathédrale de Carcassonne sous l’invocation de saint Nazaire date de 925, sous l’évêque Gimer.
Au XIIe siècle on édifie la nef actuelle de trois vaisseaux, de six travées voûtées en berceau brisé sur doubleaux pour le vaisseau central et en berceau en plein cintre sur doubleaux pour les collatéraux.

Gargouilles drolatiques dessinées par Viollet le Duc
La nef et le chœur

Les deux styles, roman et gothique se conjuguent harmonieusement avec la grande nef romane et les 2 nefs latérales soutenues alternativement par des piliers ronds ou carrés et le transept ogival et les chapelles (édifiées par le prélat bâtisseur Pierre de Rochefort) qui sont du plus pur gothique.

Des statues d’apôtres sont adossées contre les piles du chœur et de l’abside à l’instar des statues de la chapelle haute de la Sainte-Chapelle de Paris.

Rosace de la Vierge

Rose du bras nord du transept : dans le quadrilobe central de la rose est représentée la Vierge avec l’Enfant, entourée de prophètes, des apôtres et de saints.

Groupe sculpté : Vierge de Pitié (pierre, XVIe siècle)

Placée dans un sacraire. Entre les contreforts, sont disposés deux petits sacraires jusqu’au-dessous de l’appui des fenêtres. Ces sacraires sont munis d’armoires doubles, fortement ferrées et prises aux dépens de l’épaisseur des murs. A l’intérieur était conservé le trésor.

Gisant Pierre de Jean ; Evêque de Carcassonne de 1330 à 1338


Le regard de l’expert
Le gisant en marbre et albâtre attesté à Saint-Nazaire, localisé à l’intérieur d’une niche ouverte dans le soubassement du mur séparant le chœur de la chapelle Notre-Dame, et seul vestige du tombeau du défunt en costume d’évêque avec un lion aux pieds et un dais architecturé placé au-dessus du visage. L’historiographie l’identifie avec celui de Simon de Vigor, archevêque de Narbonne, décédé en 1575 et inhumé dans la cathédrale. Cependant, la facture médiévale de l’ouvrage infirme cette opinion. La sculpture, en effet, présente sans ambiguïté les caractères du 14e siècle, et plus exactement, de la sculpture funéraire des années 1340-1350. Aussi, certains plis du drapé sont-ils en cascade et tuyautés et les doigts sont-ils longs et fins. Avec des traits individualisés, le visage empâté s’apparente à un véritable portrait. Les yeux mi-clos et la bouche entrouverte font référence aux formules développées dans les tombeaux des papes et des grands dignitaires religieux. En croisant les informations relatives aux sépultures des évêques de Carcassonne, il est maintenant possible d’affirmer que le gisant appartient à l’ancien tombeau de Pierre de Jean (1330-1338), Pierre Rodier ayant opté pour une plate-tombe et les successeurs immédiats à Pierre de Jean, des parents, sont inhumés ailleurs. Autrefois localisé au niveau de la croisée, le tombeau est sans doute démantelé lors des travaux de réaménagement du sanctuaire dans les toutes premières années du 18e siècle et le gisant est alors installé dans l’ouverture qu’il a fallu retailler.
(In www.culture.gouv)

Bas-relief : Le siège de Toulouse en 1218

Simon de Montfort tué au siège de Toulouse le 25 juin 1218 fut ramené à Carcassonne et enseveli dans l’église Saint-Nazaire. Ses restes furent exhumés 3 ans plus tard et portés dans un monastère près de Montfort-l’Amaury (Seine et Oise).
Sur la pierre, probablement un morceau du tombeau on peut voir l’arme (trébuchet manœuvré par des femmes) qui a tué Simon de Montfort ainsi que son âme guidée au ciel par un ange tandis que son corps est emporté sur un brancard. La Garonne et les remparts de Toulouse sont présents également.

Anciens fonts baptismaux à pilier et cuve torsadés qui l’ont fait dater du XIIe siècle. Cependant, un dessin du pied relevé vers 1880 permet bien une datation remontant au XVe siècle.

Les chapiteaux des ébrasements sont ornés de motifs végétaux et d’animaux parfois fantastiques.
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Eglise Saint-Gimer

Une œuvre du XIXe siècle due à Viollet le Duc et dédiée à saint Gimer, évêque de Carcassonne de 902 à 931, connu pour sa charité envers les pauvres.


Le miracle du pain
Enfant, saint Gimer avait pour habitude de prendre le pain que sa mère faisait ce qui entraînait son courroux. Jusqu’au jour où sa mère a vu s’accroître de manière miraculeuse la quantité de pain qu’elle venait de pétrir. (In https://www.carcassonne.org)

L’église primitive, voisine de l’église actuelle, au sud de la rue Barbacane aurait été construite, vers la fin du XIe siècle sur l’emplacement de la maison natale de Saint Gimer.
Au pied de la Cité, sous la Porte d’Aude, l’église actuelle s’est achevée en 1859 et s’élève dans la Grosse Barbacane du XIIIe siècle, ruinée, qui défendait l’accès au fleuve Aude, détruite pour l’occasion et est caractérisée par la vision gothique de Viollet le Duc : « l’architecture gothique a tous les avantages, à la fois nationale, rationnelle et logique ». L’église referme le mobilier provenant de l’église primitive.

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mercredi 12 mai 2010
par  gs

Les Saints Roch de Carcassonne

Le Saint Roch de Carcassonne en la cathédrale Saint-Nazaire & Saint-CelseLe Saint Roch de Carcassonne en la cathédrale Saint-Michel
Dénomination de l’objet : Groupe sculpté
Titre courant : Groupe sculpté : Saint Roch, l’ange et le chien
Localisation : Occitanie ; Aude (11) ; Carcassonne ; (…)

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