Bazoches

Bazoches est située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.

Toponymie
Origine médiévale, de l’ancien français « basoche, ou bazoche », église. Par évolution phonétique, du latin « basilica », basilique, édifice public couvert où se rendait la justice, église ou chapelle chrétienne.

Eglise Saint-Hilaire

A droite buste de Vauban


D’un style gothique, l’église de Saint-Hilaire, datant du 12ème siècle, fut remaniée au 16ème. Elle se compose de trois chapelles respectivement dédiées à Saint-Franchy, à la Sainte-Vierge et à Saint-Sébastien. C’est dans cette dernière que se trouve le caveau familial du Maréchal de Vauban. D’un décor très dense, nef et chevet ont été décorés par un artiste de Bourges, Raphaël Bodin, à la fin du 19ème siècle.
La première église de Bazoches datait du 12ème siècle mais elle a été brûlée par les Huguenots en 1569. Elle a été reconstruite à la fin du 16ème siècle et au début du 17ème siècle. Elle comprend un porche sur lequel se dresse un clocher percé de fenêtres géminées à arcatures, équipées de petits auvents couverts de tuiles jouant le rôle d’abat-son.
La nef est à deux travées du style gothique, flanquée sur la gauche, à hauteur de la première travée, d’une chapelle dédiée à Saint-Franchy et contenant le baptistère. Deux autres chapelles se font face à la hauteur de la deuxième travée, celle de gauche étant dédiée à la Sainte-Vierge, celle de droite à Saint-Sébastien. .
C’est dans cette dernière que se trouve le caveau familial du maréchal de Vauban. Ce haut personnage historique a marqué de son empreinte l’héritage, aujourd’hui reconnu, de la commune de Bazoches. Une plaque de marbre scellée au mur énumère les titres du Maréchal et de son épouse, Jeanne d’Osnay.
Un décor très dense, essentiellement réalisé au pochoir, couvre murs et voûtes : motifs végétaux, croix, fleurs de lys, étoiles, monogrammes, tentures,… Cette richesse ornementale, particulièrement notable dans le chœur, s’interrompt sous les baies latérales de l’abside pour faire place à deux compositions symétriques représentant chacune trois Saints alignés. A gauche de l’autel, se côtoient Jeanne d’Arc, l’apôtre Philippe et l’archange Saint-Michel.
Depuis l’invasion allemande de 1870, la libératrice du royaume de France était l’objet d’une popularité grandissante, mais en 1899 l’Eglise ne l’avait pas encore canonisée ni même béatifiée : l’inscription "Sainte Jeanne l’Arc" peinte sur l’auréole n’est pas une anticipation de Raphaël Bodin, mais un repeint postérieur à ia canonisation de l’héroïne nationale en 1920. A ses côtés figure Saint-Philippe serrant sur sa poitrine la croix qui lui sert traditionnellement d’attribut. A droite de l’apôtre, l’artiste a représenté un autre guerrier, l’archange Saint-Michel qui fit entendre sa voix à Domrémy pour commander à Jeanne d’Arc de délivrer la France.
L’étude des peintures murales exécutées dans la Nièvre par Raphaël Bodin indique que le peintre, à l’occasion prenait pour modèle des œuvres de J.D. Ingres. Ainsi la Jeanne d’Arc représentée dans l’église est-elle directement inspirée du tableau "Jeanne d’Arc au sacre du roi Charles 7" peint par le maître en 1854. (In documentation Les amis de l’église Saint-Hilaire).

Peinture murale

Sainte Jeanne d’Arc, saint Philippe, saint Michel, saint Roch, saint Antoine, saint Henri. (Détrempe : peint, peint au pochoir ; 4e quart 19e siècle).

Sainte Jeanne d’Arc, saint Philippe, saint Michel
Saint Roch, saint Antoine, saint Henri
Saint Antoine de Padoue ; Saint Sébastien ; Sainte Catherine d’Alexandrie
Plaque funéraire (épitaphe) du Maréchal de Vauban


La famille du Maréchal, d’origine auvergnate, était établie dès le 16ème siècle dans le Morvan et y avait acquis le domaine de Vauban, dont elle avait pris le nom, s’appelant dès lors Le Prestre de Vauban. Un siècle et demi plus tard, ce nom était célèbre dans toute l’Europe, parce que Sébastien Le Prestre, seigneur de Vauban, lui avait à jamais donné le lustre de sa gloire et l’éclat de ses mérites : la conduite de 53 sièges, la fortification de 333 places et la participation héroïque à 140 batailles Justifient cette renommée.
Il naît le 15 mai 1633 au Fief de Rivière, dans la paroisse de Saint-Léger-de-Fourcheret. A 17 ans, il entre comme cadet dans la compagnie d’Arcenay au régiment du Prince de Condé et se met à étudier les mathématiques ainsi que la trigonométrie pour devenir ingénieur. Au fil des années, ces connaissances seront vouées aux stratégies de la guerre et aux fortifications de plusieurs villes, en Franche-Comté, en Artois, en Provence ou en Roussillon, repérant les brèches, renforçant les bastions. Fervent défenseur de son pays, il a également en maints combats sauvé l’honneur et grandi le prestige du roi Louis XIV. Il est promu Maréchal de France le 14 janvier 1703.
Le maréchal de Vauban se marie à Epiry en 1660 puis s’installe à Bazoçhes en 1675. Les guerres le retiennent au loin, mais c’est en Morvan, au Château de Bazoçhes qu’il aime venir se reposer au cours de ses longues randonnées. Le maréchal voulait être enterré dans l’église de Bazoçhes : en 1688, il y avait déjà fait rebâtir une chapelle pour y préparer l’emplacement de son caveau. Il mourut à Paris, sans cérémonie, après un simple absoute à l’Eglise Saint Roch. Le corps fut transporté à Bazoçhes et inhumé dans l’église. La révolution profana la tombe ; en 1808, le cœur fût transporté aux Invalides*. En 1879, une dernière fois, le caveau fut ouvert et l’on constata la présence d’ossements et de 4 crânes qui furent reconnus comme ceux du Maréchal, de sa femme, de sa fille et de sa petite fille. Le 26 août 1900, une plaque est apposée dans la chapelle pour rappeler que les restes mortels de Vauban reposent dans l’Eglise et un buste de bronze est inauguré sur la place.
A Bazoçhes, le souvenir du Maréchal, un des plus grands et des plus nobles caractères des temps modernes, vit toujours…

* On nous excusera de rappeler un incident survenu le soir de cette journée : Mr de la Ramée confia la précieuse boîte renfermant le cœur de Vauban au brigadier Roubot. Le cortège ne partit que dans la soirée, après force libations. Déjà on approchait de la ville lorsque le brigadier s’aperçut que la boîte ne se trouvait plus dans les fontes de la selle de son cheval. Le cortège fit halte. On se consulte avec inquiétude, demi-tour est ordonné et voilà la brigade qui reprend le chemin de Bazoçhes, explorant la route. On arrive au château et les gestes de la journée sont reconstitués… Jusqu’à ce que le brigadier découvre la relique dans la mangeoire de l’écurie à laquelle il avait attaché son cheval ! (In documentation Les amis de l’église Saint-Hilaire).


Articles publiés dans cette rubrique

lundi 24 mai 2021
par  gs

Le saint Roch de Bazoches (Nièvre)

Le saint Roch de Bazoches en l’église Saint-Hilaire
Dénomination de l’objet : Peinture monumentale
Titre courant : Peinture murale : sainte Jeanne d’Arc, saint Philippe, saint Michel, saint Roch, saint Antoine, saint Henri
Localisation : Bourgogne-Franche-Comté ; Nièvre (58) ; Bazoches
Nom (…)

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