Arles

Arles est une commune du département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Toponymie
Le nom d’Arles dérive d’Arelate, mot d’origine celtique signifiant lieu situé près de l’étang, par référence aux terrains marécageux qui entourent la cité.

La cité a plus de 2.500 ans et ses monuments remarquables ont été construits pendant l’Antiquité à l’époque romaine, comme le théâtre antique, les arènes, les Alyscamps ou encore le cirque romain.
Durant l’âge du fer (VIIIe – IIe siècle av. J.-C.), Arles constitue l’un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne.


En 2007, le plus vieux buste connu de Jules César a été découvert dans le Rhône. Il est aujourd’hui exposé au musée départemental de l’Arles Antique.

Promenade en ville

  • Place de la République avec l’hôtel de ville et l’obélisque

    Achevé en 1676, il marque le triomphe de l’architecture classique, inspirée notamment par Jules Hardouin-Mansart, nommé la même année architecte de Louis XIV.
    La grande aiguille provient du cirque romain et date de la fin de l’Antiquité. Symbole solaire et impérial ; élément décoratif ;
    repère au cœur du cirque romain, à l’intention des auriges (conducteurs de chars).

  • L’amphithéâtre
    L’amphithéâtre est le monument le plus important de l’ancienne colonie romaine que nous découvrons deux millénaires après son édification.

    Dans leur élévation initiale, les gradins pouvaient recevoir environ 21.000 spectateurs, dont les flux étaient savamment organisés par un réseau de portes, galeries et escaliers, sur plusieurs étages

  • Le théâtre romain
    La Tour de Roland


    La Tour de Roland est une arcade du théâtre romain transformée en tour de défense au Moyen Âge.

  • Les cryptoportiques du forum
    Les cryptoportiques forment le soubassement, la partie invisible du forum, place publique centrale de la ville romaine.

    Ces fondations sont destinées à stabiliser la vaste esplanade sur un terrain naturellement en pente. Elles se présentent sous la forme de trois galeries formant un U ouvert vers l’est. La galerie sud est creusée dans le rocher, tandis qu’au nord, le terrain est remblayé de plusieurs mètres.

  • Les Alyscamps
    Une immense nécropole paléochrétienne qui présente un alignement de sarcophages en calcaire local, généralement assez simples. Seuls certains portent des gravures d’herminette ou ascia (hache à fer recourbé avec tranchant perpendiculaire au manche), et d’une équerre avec fil de plomb.

    L’allée des Alyscamps qui subsiste aujourd’hui a été aménagée par les religieux Minimes au XVIIIe siècle.
    En 1888, Van Gogh et Gauguin vinrent peindre dans ces romantiques « Champs Elysées » d’Arles.

    Certains sarcophages présentent au centre de la cuve une inscription funéraire, placée dans un cartouche. Ces textes sont devenus aujourd’hui souvent illisibles.

  • Niches votives

    Les niches votives : un patrimoine mémoriel régional et de piété chrètienne populaire.

  • Place Saint-Roch
    La place Saint-Roch en mars 2024

Cathédrale Saint-Trophime

Au Ve siècle, saint Trophime, premier évêque d’Arles, transforme en cathédrale une basilique primitive, alors dédiée à Saint Etienne.

Elevée en plusieurs phases, l’essentiel du monument date du XIIe siècle, époque à laquelle sa façade, initialement sobre, fut rehaussée de sa magnifique statuaire historiée.
L’édifice est l’un des plus importants du domaine roman provençal.

Le portail occidental édifié entre 1190 et 1200.est consacré au jugement dernier. Il propose un modèle de vie au fidèle et illustre les gloires de l’Église d’Arles.
Sa composition superpose trois thèmes majeurs : l’assemblée des saints Patrons, l’Épopée divine et l’Épopée humaine, allant de la chute originelle au sort futur des élus et des damnés.
La composition culmine sur l’image solennelle et triomphale du Christ.

Le trait dominant de cette œuvre magistrale est l’ampleur de son inspiration antique, héritage culturel romain symbole d’une véritable « renaissance ».

Martyre de saint Etienne, saint Jacques le Mineur, saint Philippe


Martyre de saint Etienne
On remarque bien le geste et les pierres de ses meurtriers (lapidation) mais surtout, elle illustre la façon dont on traduisait la mort à l’époque romane : l’âme du martyr s’échappe de son corps sous la forme d’un enfant qui sort de sa bouche (le souffle : dernier soupir) et qui est tiré vers le paradis par 2 anges.

Saint Barthélémy, saint Jacques le Majeur, saint Trophime
Tympan à tétramorphe : Image solennelle et triomphale du Christ
Détail du portail
Détail du portail
  • Le cloître Saint-Trophime
Le clocher roman vu depuis la cour de l’archevêché


Ses trois étages, surmontés d’un attique, sont décorés tout à la fois de pilastres corinthiens et de bandes « lombardes », héritées de l’art roman du XIe siècle.

  • Intérieur
    Chapelle du Saint-Sépulcre : mise au tombeau

    La chaire dessinée par Revoil et sculptée par Cantini ; son dorsal et l’abat-voix en bois sont l’œuvre de Dumas, ébéniste arlésien demeurant à Marseille. Cette chaire fut inaugurée le 16 octobre 1897.

    Chapelle des rois : tombeau de l’archevêque Gaspard du Laurens
    Chapelle Saint-Genès
    Sarcophage représentant la traversée de la mer Rouge
    Saint Franciscain faisant l’aumône, XVIIe siècle

Eglise Saint-Césaire

Manade

La course camarguaise

La course camarguaise est un sport dans lequel les participants (les raseteurs) tentent d’attraper des attributs primés fixés au frontal et aux cornes d’une vache sélectionnée ou d’un taureau camarguais.
Les jeunes intègrent les clubs taurins pour se préparer à devenir raseteurs.

Promenade en Camargue

La Camargue, c’est un territoire fabriqué par l’homme, qui a endigué les deux bras du Rhône et de la mer ; c’est le développement d’une agriculture adaptée particulièrement la culture du riz et la récolte du sel ; c’est la maîtrise des échanges entre les eaux douces du Rhône, celles salines de la Méditerranée et les terres du delta ; c’est les manades qui se consacrent à l’élevage de chevaux et taureaux Camargue ; c’est un sanctuaire ornithologique.


Articles publiés dans cette rubrique

samedi 30 avril 2016
par  gs

Les saints Roch d’Arles (Bouches du Rhône)

Les saints Roch d’Arles en la cathédrale Saint-Trophime
technique : sculpture
désignation : statue : Saint Roch ou Ex-voto de la peste
localisation : Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Bouches-du-Rhône ; Arles
édifice : église Saint-Trophime
dénomination : statue ; ex-voto
matériaux : bois (…)

Brèves

Météo Cournon d’Auvergne

dimanche 7 juin 2020

Météo Cournon-d’Auvergne Météo aujourd’hui Cournon-d’Auvergne