Magny en Vexin est située dans le département du Val-d’Oise en région Île-de-France.
Toponymie
De Magniacum, domaine gallo-romain (en -acum) d’un dénommé Manius signifiant « né le matin ». Ou de Magnus « le Grand ».
Attesté sous les formes Magniacum, XIe ; Maigniacum en 1249 ; Magneium, Magny-l’Essart.
Le Vexin est un nom historique dérivé de l’ancien pays des Veliocasses (Pagus Vulcassinus ou Vilcassinus) qui s’étendait au Nord de la Seine, de l’Oise à l’Andelle. Le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911 le partagea en 2 parties de chaque côté de l’Epte, pour donner les noms de Vexin normand et de Vexin français au XIIe siècle.
Histoire
Probablement Petromentalum au IVe siècle sur la voie Paris-Rouen, la Chaussée Jules-César mentionné sur la « table de Peutinger » des routes et villages de l’Empire Romain.
En 885, possession de l’abbaye de Saussay, Magny est contrôlé pendant un siècle par les Normands. Du XIe jusqu’à la fin de la guerre de Cent Ans en 1453, le Vexin est constamment éprouvé par les conflits et les guerres.
Pierre Le Gendre, seigneur de Villeroy, d’Alincourt et de Magny, trésorier de France sous Louis XI obtient du roi la création de deux foires annuelles dès 1498 qui ancrent la prospérité de Magny. Pierre Le Gendre lègue ses biens et titres à son neveu Nicolas II de Neufville.
À partir du XIVe siècle, les seigneurs seront les Neufville de Villeroy, issus d’un secrétaire des finances de Louis XII. Entre 1532 et 1546, la localité est élevée au rang de bailliage royal et de ville par François Ier qui l’autorise à porter blason et à s’entourer de remparts et de fossés. Magny devenu une des principales étapes sur la route de Paris à Rouen est alors un important relais de poste.
Puis, Magny devient seigneurie de Catherine de Médicis avant d’être transmise au duc d’Alençon en 1570.
Au XVIIe siècle, la seigneurie passe au mains des Chaumont et c’est à cette époque que de nombreuses communautés religieuses « cordeliers, bénédictins et ursulines » s’installent dans la ville.
Au XVIIIe siècle M. de Senozan devenu propriétaire de la seigneurie de Magny en démolit les fortifications, n’en laisse subsister que trois bastions et la porte de Paris (remplacé en 1777 par deux piliers).
Magny est la petite capitale touristique du parc naturel régional du Vexin français créé en 1995.
Le parc naturel régional du Vexin
Créé par un décret du 9 mai 1995, il couvre une superficie de 65.670 hectares dont 53.686 ha dans le Val-d’Oise (78 communes) et 11.984 ha dans les Yvelines (20 communes) et concerne directement près de 80.000 habitants. La zone du parc est essentiellement consacrée à l’agriculture. Le maintien et le développement de cette activité traditionnelle, en l’orientant vers la diversification et le respect de l’environnement, est l’une des orientations principales de la politique suivie par le parc régional. (In Wikipédia)
Église Notre-Dame de la Nativité
L’église Notre-dame de la Nativité de Magny est l’église Renaissance la plus considérable du Vexin français.
Sous l’église du seigneur Pierre Le Gendre, l’église s’est élevé de la fin du XVe siècle à 1609 sur les base d’une église primitive du XIIIe siècle incendiée par les Anglais en 1436 dont les piliers du clocher et la façade occidentale sont conservés.
Inspiré de l’antiquité, le portail sud en retrait est placé sous un avant-corps cantonné de pilastres ioniques creusés de niches à dais. Situé sur l’angle occidental de l’avant-corps, une lanterne ronde coiffée d’un dôme évoque un tempietto italien (tempietto : Mot italien, petit temple de forme circulaire dont le modèle de référence est celui de Bramante construit sur le lieu du supplice de saint Pierre à Rome).
Le calvaire devant l’église (déplacé au XIXe siècle : initialement place du marché face au pilori,) date de 1510 et son fût porte les armes de Pierre Le Gendre, seigneur de Magny.
Les fonds baptismaux d’une architecture remarquable
Sculpture, Pierre, 1534
Attribué à Jean grappin de Gisors. Daté dans un cartouche en-bas à gauche.
Placé à l’origine dans la chapelle Saint-Roch. Sauvé de la destruction en 1793 par un maître-maçon nommé Combaut. Replacé dans l’église en 1806. Importante et maladroite restauration en 1838. Réhabilitation complète en 1996 sous la direction des Monuments Historiques avec la participation de la Commune et du Conseil Général. La cuve de la même époque, a été donnée au XIXe siècle. Iconographie (en partant de la porte vers la gauche) :
.Colonnes : Baptême du Christ (Christ récent), trois apôtres, dont St Pierre et St Paul (têtes refaites en plâtre), Trois prophètes, dont David (avec sa harpe) et Moïse, trois autres prophètes, Décollation de St Jean-Baptiste et trois prophètes.
.Au-dessus des colonnes, les vertus théologales et cardinales : la Force (brisant une colonne), l’Espérance ou la Prudence (tenant une sphère), St Joseph (en plâtre, remplaçant une vertu disparue), la Foi (tenant un calice), la Charité (entourée d’enfants), la Justice, (tenant une balance qui est brisée).
.Au sommet du dôme : St Jean-Baptiste remplaçant probablement une vertu).
Partie inférieure du baldaquin et de la cuve, portant les symboles déjà mort dont le chrétien ressuscite par le baptême. (In plaque signalétique de l’église)
Détails
Tombeau de Denis David Dubuisson
Mausolée de la famille Villeroy
Marbre blanc taillé : 1ère moitié XVIe siècle
Les deux statues de gauche ont été commandées par Nicolas IV de Neufville, seigneur de Villeroy, pour sa femme Madeleine de Laubespine et pour son père Nicolas III de Neufville, et réalisées en 1602, par le sculpteur du roi, Matthieu jacquet dit de Grenoble (v. 1545-1613).
La statue de droite a été commandée par Charles de Neufville, pour son père Nicolas IV, probablement au sculpteur Germain Jacquet, fils de Matthieu. Date de réalisation inconnue.
Placées autrefois centre le mur occidental de cette chapelle les personnages, de profil, chacun dans un retable monumental, regardaient l’autel. La disposition actuelle fait suite au démontage opéré à la dévolution française, par souci de protection.
Pupitres armoriés de Madeleine de Laubespine et de Nicolas IV de Neufville, inversés.
De gauche à droite
.Nicolas III de Neufville, Seigneur de Villeroy (1512-1598). Petit neveu de Pierre Le Gendre, le fondateur de l’église actuelle. Gouverneur de Melun, Mantes et Meulan, lieutenant général du Roi en Île de France, trésorier, prévôt des marchands.
.Madeleine de Laubespine (1546-1596). Épouse de Nicolas IV de Neufville, Seigneur de Villeroy. Une des femmes les plus brillantes des cours de Charles IX et de Henri III, chantée par Ronsard. Célèbre par sa beauté, son esprit et sa culture, surnommée "Callyanthe". Protectrice des arts.
.Nicolas IV de Neufville, Seigneur de Villeroy (1543-1617). Secrétaire d’Etat sous Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII. Chargé des Affaires Etrangères sous Charles IX et Henri III. Connu pour sa diplomatie, sa fermeté, et son désintéressement. Bienfaiteur de Magny, dont il fit réparer les murailles à ses frais et à laquelle il fit attribuer le titre de "ville". Bienfaiteur aussi de l’église, où il fit construire cette chapelle. (In plaque signalétique de l’église)
Chapelle du Sacré-Cœur
La rosace de la passion du Christ
La grande rosace comporte dans chacune des extrémités de ses douze lobes l’un des instruments de la Passion du Christ ou Arma Christi.
Chapelle de la Vierge
Détail
Chaire à prêcher
Détails de la cuve
À gauche : Œuvres de miséricorde
Le Christ pose sa main sur l’épaule de saint Vincent de Paul à genoux (en haut de la lancette médiane). Sept anges présentent les titres des Œuvres de miséricorde sur des phylactères, et ces œuvres sont illustrées par des scènes situées en bas. Les trois médaillons tout en bas sont dédiées aux trois Vertus théologales, facilement identifiables grâce aux inscriptions Spero, Amo, Credo - j’espère, j’aime, je crois, soit l’Espérance, la Charité et la Foi. La Charité ou Amour est placée au milieu pour souligner son importance.
À droite : saint Matthieu et saint Marc
Sur ce vitrail, les attributs des deux évangélistes ont été inversés pendant la confection du vitrail. Saint Marc se trouve avec le lion qui accompagne traditionnellement saint Matthieu, et ce dernier se retrouve avec l’homme ailé qui caractérise saint Marc.
Éducation de la Vierge : Bois : taillé, XVIe siècle
Jeanne d’Arc en costume de bergère
[…] Jeanne (Domrémy, 1412 – Rouen 1431) est présente dans l’immense majorité des églises de France, Elle a été canonisée en 1920, et déclarée patronne secondaire de la France en 1922, après la sainte Vierge. Jeanne d’Arc est fêtée, depuis une loi de 1920, le deuxième dimanche de mai, dans le cadre de la Fête du patriotisme, tant par les laïques que par les catholiques, en souvenir de la délivrance de la ville d’Orléans.
Ce sont des écrivains étrangers (Shakespeare puis Schiller, avant Mark Twain et Bernard Shaw), et des anticléricaux (les romantiques, Jules Quicherat puis Jules Michelet, les révolutionnaires puis Alexandre Dumas) qui ont été les premiers à s’enthousiasmer pour son histoire. Ni Corneille ni Victor Hugo ne se sentirent de taille pour l’aborder, contrairement à Lamartine. Puis son image envahit la sculpture avec les interprétations de la princesse Marie d’Orléans, Jeanne en prière, 1830 (au Château de Versailles) ; François Rude (Jeanne écoutant ses voix, 1845-1852, Musée du Louvre, Paris) ; Michel-Antoine Chapu, Jeanne en prière, 1870 (Musée du Luxembourg, Paris) ; Denis Foyatier, la statue équestre d’Orléans, Place du Martroi, 1855 ; Emmanuel Frémiet, la statue équestre de la Place des Pyramides, Paris, 1880 ; Prosper d’Épinay, 1901, dans la Cathédrale de Reims ; Louis-Ernest Barrias, Jeanne d’Arc prisonnière, 1903 (Mémorial de Bon Secours) ; Vital-Gabriel Dubray, Jeanne dans sa prison, bas-relief sur la statue équestre de Jeanne d’Arc à Orléans ; Paul Dubois, au Centre Jeanne d’Arc (Orléans) ; Edme-Étienne François Gois, début XIX° s, au Centre Jeanne d’Arc (Orléans) ; d’un sculpteur inconnu, Jeanne d’Arc en armure et coupe en sébile (Cathédrale de Strasbourg), 1937, etc. Elle est présente aussi en Angleterre, depuis 1922, dans la cathédrale de Winchester (œuvre de Lord Nimian).
Il y avait quatre « sainteries », manufactures de copies en plâtre de statues religieuses à Paris, dans le quartier de St-Sulpice, qui travaillaient sur commande. Elles disparurent toutes dans les années 1960, mais la désaffection pour Jeanne d’Arc commença vers 1940.. L’attirail militaire de Jeanne est en général celui des années 1430, casque, cotte de mailles, bannière, épée brandie, évoquant pour certains une Walkyrie wagnérienne. […] (Extrait : M.P. in https://art-chretien-vexin.fr/2025/05/08/les-jeanne-darc-de-nos-eglises/)
Saint François d’Assise recevant les stigmates
Huile sur toile, XIXe siècle
Fuite en Égypte
Huile sur toile de Simon-François Detours (1606-1671). Sans doute scène inversée d’après la gravure de Nicolas Piteau (1632-1671).
Dans un paysage où apparaissent les pyramides dans le lointain, saint Joseph porte l’Enfant dans un panier attaché à ses épaules tandis que la Vierge lève le voile qui protège le sommeil de l’Enfant. Derrière elle, des statues brisées symbolisent la chute des idoles à Hermopolis à l’arrivée de la Sainte Famille. Dans l’angle supérieur, deux angelots tiennent des couronnes de fleurs. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)
La Nativité : huile sur toile, XVIIe siècle
La composition est très simple et tous les personnages sont représentés à petite échelle, avec Jésus sur le lit de paille, la Vierge et saint Joseph, un ange vêtu d’une robe verte, puis l’âne et le bœuf. Comme dans une scène de genre flamande ou hollandaise, à gauche un des bergers, retire tout simplement son chapeau à son arrivée près de la porte de l’étable. La place accordée aux anges et à la lumière céleste et divine donnant aussi à ce sujet populaire, un caractère merveilleux et un aspect décoratif composé de précieux et brillants coloris. Inscription (sur les phylactères tenus par les anges) : Gloria in exelsis deo - Et pax in terra hominibus bona voluntatis. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)
Les noces de Cana
Martyre de saint Sébastien
La Madeleine repentante
Huile sur toile de Jean-Baptiste Santerre, 4e quart du 17e siècle
Chemin de Croix
Orgue de tribune : Ébénisterie, chêne, du facteur d’orgues Guy Jolly
Les saints Roch de Magny en Vexin
Dénomination de l’objet : Statue
Titre courant : Statue : Saint Roch
Localisation : Île-de-France ; Val-d’Oise (95) ; Magny-en-Vexin
Nom de l’édifice : Presbytère
Catégorie technique : Sculpture
Matériaux et techniques d’interventions : Bois : (…)