Moulins

Moulins est située dans le département de l’Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Toponymie
Du latin médiéval molendinum, signifiant « moulin à grain ». Nom courant pour désigner un lieu où se trouvaient un ou plusieurs moulins, souvent installés sur une rivière.
Le pluriel Moulins suggère qu’il y avait plusieurs moulins établis au bord de l’Allier.
Attestée sous la forme latine villa Molinis en 990, elle devient la capitale des ducs de Bourbon en 1327.

Cathédrale Notre Dame (Néogothique)

Face à l’ancien château des ducs de Bourbon, construite avec ses pierres de calcaire de Chauvigny et ses pierres d’andésite sombre de Volvic, la première pierre de la cathédrale fut posée en 1468.
La façade de l’ancienne collégiale est ainsi couverte de détails de pierre, comme des dentelles typiques du gothique flamboyant.
C’est seulement quand Moulins devint un évêché que la partie récente du XIXe fut ajoutée, et que l’édifice devint une cathédrale.

Vierge noire ou Notre-Dame de Moulins Bois : marouflé, peint, XIIe siècle


La statue de la Vierge noire représente Notre-Dame assise sur un trône à deux panneaux ; sa main gauche tient la base d’un lys aujourd’hui brisé ; de sa droite, elle entoure son Fils assis sur ses genoux. Celui-ci, d’une main, appuie contre sa poitrine le livre des évangiles, de l’autre, il bénit. Cette statue aurait été rapportée de Terre sainte par un sire de Bourbon et offerte par Louis IX. C’est une Vierge en majesté du XIe siècle, qui a été marouflée au XVe siècle. (In Wikipédia)


Sainte patronne de Moulins. Depuis le XIIe siècle, la Vierge Noire fait l’objet de la vénération des Moulinois en remerciement de la protection insigne dont elle entoure la ville de Moulins depuis des siècles.
Les exemples qui en témoignent sont nombreux même si les épais registres dans lesquels étaient conservées « les grâces publiques et privées attribuées à Notre-Dame » ont été brûlés pendant la Révolution.
Ainsi, en 1562, lorsque les protestants s’apprêtaient à envahir la ville, après avoir dévasté le couvent des Carmes (actuelle église Saint-Pierre) situé dans les faubourgs, les fidèles vinrent implorer l’aide de la Vierge Noire.
Son intervention allait alors protéger le sanctuaire car, ainsi que le rapporte le célèbre écrivain régionaliste Achille Allier, « les assaillants, se dissipèrent miraculeusement par la vue de la roue de lumière que les fidèles avaient allumée autour de Notre-Dame ».
En 1629, lorsque la ville de Moulins fut atteinte par la peste, cette roue de lumière fut à nouveau allumée par les Moulinois pour protéger la cité.
Le 21 novembre 1655, Moulins fut en proie à un violent incendie qui embrasa le cœur même de la ville. Les flammes étaient si intenses que le Jacquemart lui-même était menacé. Les magistrats de la cité ducale demandèrent alors aux chanoines d’amener la statue de Notre-Dame face au brasier afin d’implorer sa protection. À peine la statue fut-elle descendue, que quelqu’un jeta promptement le manteau qui la couvrait au milieu des flammes. Aussitôt, nous disent les chroniqueurs de l’époque, « le vent cessa, les flammes s’abattirent et l’on vit tomber du haut de la tour en gros pelotons de feu, les matières embrasées qui s’éteignirent sur-le-champ ».
En action de grâces, une procession de la vénérable statue fut instituée chaque 2 décembre, jour de la fête de la Présentation de Marie, par une ordonnance émanant des magistrats de la cité.
Au XVIIIe siècle encore, en 1712 et 1757, pour protéger la ville des grandes sécheresses comme des inondations ou des orages, on porta l’image de la Vierge en procession et les prières des Moulinois furent exaucées.
Le 19 juin 1910, jour de la fête de Notre-Dame de Moulins, en présence de quatorze évêques, eut lieu le couronnement solennel de la Vierge Noire.
Le 8 décembre 1946, Mgr Roncalli, alors nonce apostolique en France mais qui allait, douze ans plus tard, devenir pape sous le nom de Jean XXIII, vint apposer une plaque votive auprès de la Vierge Noire pour la remercier d’avoir protégé, grâce aux intenses prières que les moulinois avait élevées à Notre Dame pour demander son intercession, la ville de Moulins lors des deux derniers conflits mondiaux. (In fiche signalétique de l’église)

La déploration du Christ : Pierre, marbre, 16e siècle
École bourguignonne


Le groupe gothique flamboyant de la « déploration du Christ » diffère sensiblement des habituelles « Mise au tombeau ». C’est un cortège de personnages défilant devant le Christ mort dont la tête est orientée du côté droit. Il est constitué de huit personnages : Le Christ, la Vierge, assistée de saint Jean, une sainte femme portant le livre des Évangiles, Marie-Madeleine avec un vase de parfum, Marie-Cléophas qui essuie ses larmes, Nicodème et un autre disciple. Les vêtements amples parfois doublés de fourrure et les costumes de deuil dénotent un rapport avec l’art bourguignon. La marque bourbonnaise se reconnaît au sillon qui prolonge l’angle extérieur des yeux. (In Wikipédia)

À droite, sainte Apolline, Bois, 16e siècle

Tableau (triptyque) dit du maître de Moulins
Vierge et l’Enfant entre Pierre II duc de Bourbon et Anne de Beaujeu sa femme
Bois (support), peint, Peintre Jean Hey, 15e siècle


Le tableau représente la Vierge de l’Apocalypse assise dans une gloire sur un croissant. Deux anges soutiennent un diadème sur sa tête ; de chaque côté six anges adorateurs. Sur les volets sont représentés les donateurs, à gauche le duc Pierre II, duc de Bourbon, sire de Beaujeu, et à droite sa femme, la duchesse Anne de Beaujeu (Anne de France) avec leur fille Suzanne de Bourbon. Chaque donateur est représenté avec son saint respectif : saint Pierre et sainte Anne. Au revers des volets est représentée la scène de l’Annonciation avec des anges adorateurs. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)

La mort de la Vierge : Bois, taillé, peint, 16e siècle
La Vierge sur son lot de mort,entourée des 12 apôtres
Christ déposé de la croix et deux donateurs (le)
Huile sur toile, Peintre Jean Deloizy, 17e siècle
Saint Bruno dans le désert : Huile sur toile, 17e siècle
Saint Jean-Baptiste au bord du Jourdain : Huile sur toile, 17e siècle
Vierge sortie du tombeau et couronnée par le Christ (la)
Huile sur toile, Sanzio Raffaello, dit : Raphaël (d’après, peintre), 18e siècle
Saint Joseph adorant l’enfant ou Adoration des bergers
Huile sur toile de Pierre Parrocel, 17e siècle


Des parois de lumière : Les vitraux de l’ancienne collégiale furent réalisés entre 1430 et 1550, à une époque de transition où le style gothique finissant allait laisser sa place à celui de la Renaissance.
Tous ces vitraux furent commandés, pour la quasi totalité, soit par de hauts fonctionnaires du duché, soit par les ducs eux-mêmes. Les verrières correspondaient alors aux chapelles dont ils étaient propriétaires, ce qui explique que dans la plupart des vitraux soient ainsi représentés, à genoux, les donateurs et leurs familles, présentés par leurs saints patrons, ainsi que leur devise. Autre thème développé, celui de la vie des saints, en référence principalement à la Légende Dorée, ensemble de récits regroupés par Jacques de Voragine. La Légende Dorée fut une source considérable pour l’imagerie religieuse et populaire, dès le XIIIe siècle. Le thème de la Crucifixion, accompagné de l’évocation des instruments de la Passion, est aussi largement figuré , ainsi que le thème marial, la collégiale ayant été dédiée à Notre-Dame.
C’est ainsi que les verrières hautes du chœur, édifiées à l’époque du duc Pierre II, et quasiment entièrement refaites au XIXe siècle, présentent au centre la Dormition de Marie, à gauche l’Annonciation, et à droite le Couronnement de la Vierge. (Extrait flyer cathédrale)

Vitrail de sainte Barbe, 16e siècle


Thème du vitrail : Martyre de sainte Barbe.
Commanditaires : membre de la famille Brinon.


.Réfection du vitrail à l’aide de bouche-trous, avec réutilisation d’une Pietà.
.Elle est fouettée - restes d’une autre scène dans le haut de la lancette.
.Elle est livrée aux supplices par son père : les bourreaux lui attachent les seins avec forces. Dans le haut de la lancette, restes d’un autre épisode : construction de la tour de sainte Barbe.
.Réfection du vitrail à l’aide de bouche-trous, avec réutilisation d’un personnage barbu. (In fiche signalétique du vitrail)

Vitrail des Popillons, vers 1500


Thème du vitrail : l’immaculée Conception, vie de saint Jean Baptiste et saint Jean.
Commanditaire : la famille Popillon.
Auteur : vitrail réalisé d’après un carton du Maître de Moulins, Jean Hey.


.Abbé mitré présentant Charles Popillon chevalier et seigneur de Riau, président de la chambres des comptes de Moulins, sous Pierre II de Bourbon.
.Sainte martyre présentant Marie Brinon épouse de Charles Popillon.
.Archevêque présentant leurs trois fils, dont Nicolas Popillon, gouverneur des finances de Pierre II de Bourbon et panetier d’Anne de France.
.Saint Antoine l’hermite et les trois filles de Charles Popillon et Marie Brinon, dont Isabeau, épouse de Jean de Hocqueville, maître des comptes du roi de France Charles VIII.(In fiche signalétique du vitrail)

Vitrail de Godrefroy de Bouillon et la Sainte Épine, 16e siècle
Les croisade de l’église militante


Thème du vitrail : histoire partiellement légendaire de Godefroy de Bouillon et la Sainte Épine, Résurrection du Christ.
Commanditaires : Geoffroy Aubery et son épouse, Claudine Chabas.


Haut
.Lors de la première croisade, Godefroy de Bouillon, reconnaissable aux croix blanches de son vêtement rouge, arrive devant Jérusalem.
.Bataille contre les Musulmans pour la prise de Jérusalem.
.Victoire de Godefroy de Bouillon et prise de Jérusalem.
.Godefroy de Bouillon quitte la ville vaincue, emportant la couronne d’épines.
Bas
.Godefroy de Bouillon donne la couronne d’épines au roi de France, saint Louis, qui porte le collier de l’ordre de saint Michel et un vêtement fleurdelisé.
.La couronne portée en procession par un évêque, suivi de saint Louis, et Godefroy de Bouillon.
.Geoffroy Aubery en prière accompagné de ses quatre fils, présenté par Godefroy de Bouillon. Sur son prie-Dieu est posé un livre d’heures où est écrit “Misere nostri Domine” (Prends pitié de nous Seigneur). Il était le seigneur du Plessis, d’Ardenne et d’autres lieux, et fut maire de Moulins en 1553. Il prétendait descendre de Guy Aubery, qui vendit ses biens pour suivre Godefroy de Bouillon.
.Claudine Chabas, épouse de Godeffroy Aubery, accompagnée de leurs deux filles, présentées par saint Claude évêque de Besançon. Sur son livre d’heure est écrit "Misere nostri Domine". (In fiche signalétique du vitrail)

Vitrail l’Arbre de Jessé avec scènes de la vie de sainte Anne et de saint Joachim, 15e siècle


Thème du vitrail : L’Immaculée Conception.
Commanditaire : Inconnu.


.Arbre de Jessé : généalogie de la Vierge Marie, il s’agit d’un grand lys aux fleurs d’un blanc immaculé, dont sortent chacun des ancêtres de celle-ci.
.Partie détruite à la révolution française. Comblée en 1956 par un vitrail réalisé par l’atelier Chigot d’après un carton du peintre Paul Bony représentant l’immaculée Conception. (In fiche signalétique du vitrail)

Vitrail de sainte Catherine dit “vitrail des Ducs” : 4e quart 15e siècle


Thème du vitrail : martyre de sainte Catherine d’Alexandrie.
Commanditaires : duc Jean II de Bourbon et son épouse Jeanne de France, constructeurs de la Collégiale.
Le vitrail est grandement remanié au XVIe siècle par la Famille de Dorne, perte du meneau central et changement des donateurs agenouillés.


.Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge.
.Jeanne de France, épouse de Jean II de Bourbon et sœur du roi Louis XI. Elle est remplacée par Françoise Grossier, épouse de Thierry de Dornes - armes faisant référence à celles de Catherine dArmagnac, seconde épouse de Jean II de Bourbon.
.Groupe localement attribué à Anne de France, son époux Pierre II de Bourbon et leur fille Suzanne
.Sainte Catherine d’Alexandrie écrasant l’empereur Maximien. Ce vitrail, ajouté au XVIe siècle, remplace le meneau d’origine. Devise "Rien Partout" avec le faucon et chien luttant, emblème de la famille de Dornes, dans le damas de la robe de Sainte Catherine.
.Charles II de Bourbon, frère de Jean II de Bourbon, archevêque, cardinal de Lyon.
.Charlemagne, saint patron du cardinal Charles de Bourbon, en prière devant lui.
Saint Jean-Baptiste, saint patron du Duc Jean II de Bourbon.
Le duc Jean II de Bourbon, constructeur de la Collégiale. Le portrait est remplacé au XVIe siècle par Thierry Fouet de Dorne, seigneur de Cordeboeuf, président de la chambre des comptes de Bourgogne puis secrétaire des finances du duc de Bourbon. (In fiche signalétique du vitrail)

Verrière sainte Élisabeth de Hongrie


Thème du vitrail : vitrail modifié en 1856, attribué alors à sainte Élisabeth de Hongrie, l’identification du saint initial reste inconnu.
Commanditaires : La famille Chantteau.


. Saint Bonnet, évêque de Clermont présentant Bonne Fihol, épouse de Jean Chanteau, ainsi qu’une de leur fille.
.Saint Jean-l’Évangéliste.
. Saint Jean l’Évangéliste présente Jean Chanteau, secrétaire, maître des comptes, gardes des sceaux d’Anne de France et premier maire de Moulins.
.Sainte Élisabeth de Hongrie, la réfection de la lancette ayant fait disparaître le sujet initial. (In fiche signalétique du vitrail)

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste, 15e siècle


Thème du vitrail :Vie de saint Jean-Baptiste.
Commanditaire : Inconnu.


Jean-Baptiste jeune, vêtu de sa tunique en poil de-chameau, médite la Sainte écriture dans le désert ; Annonciation à Zacharie ; Naissance de Jean-Baptiste et imposition du nom de Jean "lohannes est nomen eius" ; Jean-Baptiste prêche dans le désert, annonçant la venue du Messie ; Baptême du Christ ; Jean Baptiste adulte dans le désert, accompagné de l’Agneau au nimbe cruciforme ; La cour du roi Hérode ; Décollation de saint Jean-Baptiste ; Salomé apportant à Hérode la tête de saint Jean-Baptiste sur un plat ; Le festin d’Hérode. (In fiche signalétique du vitrail)

Verrière de la Crucifixion, 15e siècle


Thème du vitrail : Crucifixion et Jugement dernier.
Commanditaire : Gilles le Tailleur.


.Isabeau, épouse de Gilles le Tailleur et ses quatre filles.
.Saint Gilles et sa biche, présentant Gilles Le Tailleur, argentier de Charles Ier de Bourbon, accompagné de ses six fils.
.Marie - devise de Gilles Le Tailleur.
.Christ en croix, entouré de séraphins - Devise de Gilles le Tailleur sur les colonnes qui l’entourent "Dites Oy" (Dites oui). .
.Saint Jean l’évangéliste - devise de Gilles Le Tailleur. (In fiche signalétique du vitrail)

Verrière dite du cardinal de Bourbon : Christ en croix, 15e siècle


Thème du vitrail : Crucifixion.
Commanditaire : Charles II de Bourbon.


.Vierge de Douleur au pied de la croix.
.Christ en croix, entouré de trois anges recueillant le sang dans des calices. Un ange tient les armes de Charles II de Bourbon archevêque, cardinal et primat des Gaules de Lyon, proche conseiller de Louis XI, frère de Jean II et Pierre II de Bourbon.
.Saint Jean l’évangéliste. (In fiche signalétique du vitrail)

Verrière du martyrs des Dix mille, 15e siècle


Thème du vitrail : Légende des dix mille martyrs du mont Ararat.
Commanditaire : Jean de la Goude.


.Les empereurs Adrien et Antonin, accompagnés de sept païens, veulent forcer les neuf mille soldat d’Acace à renier leur foi - lettres “KLM” chiffre de Jean de la Goutte, seigneur de l’écluse, président de la Chambre des comptes du Bourbonnais, intendant des finances, conseiller et garde-scel du duc jean II de Bourbon.
.Ils sont flagellés - Lettres "KLM"
.Mille païens se convertissent et les rejoignent dans le martyre. Les dix mille martyrs sont alors crucifiés au mont Ararath - lettres "KLM”
.Des anges enterrent les martyrs qu’un tremblement de terre avait fait tombe de cette forêt de croix - lettres "KLM". (In fiche signalétique du vitrail)

Verrière de la Vierge au Trône, 15e siècle


Thème du vitrail : Vierge à l’Enfant.
Commanditaire : Pierre Petitdé et Barbe Cadier.


.Saint Pierre, présentant Pierre PetitDé, haut fonctionnaire bourgeois au service des ducs de Bourbon. Il a été remplacé sans doute après sa mort par son fils Nicolas PetitDé, gouverneur des finances du duc Jean II de Bourbon, quand celui-ci a hérité de l’emplacement.
.Vierge au trône couronnée (couronne détruite) avec l’enfant Jésus jouant avec un livre. Des anges en prière l’adorent.
.Sainte Barbe patronne de Barbe Cadier épouse de Pierre PetitDé, également ôtée par son fils Lorsque son fils en a pris possession. Le vide a été comblé après la Seconde Guerre mondiale avec un personnage provenant d’un autre vitrail. (In fiche signalétique du vitrail)


Articles publiés dans cette rubrique

mercredi 6 août 2025
par  gs

Les saints Roch de Moulins

Le saint Roch de Moulins en la Cathédrale Notre-Dame Musée Anne de Beaujeu
1741, 67*43 cm
Dès le deuxième quart du 18ème siècle s’installent à Moulins des fabriques de faïences de grand feu très directement inspirées de Nevers, jusque vers 1750, date où apparaît une production interprétée de (…)

Agenda

Array

<<

2026

 

<<

Janvier

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Météo Cournon d’Auvergne

dimanche 7 juin 2020

Météo Cournon-d’Auvergne Météo aujourd’hui Cournon-d’Auvergne