Lagrasse

Lagrasse est située dans le département de l’Aude, en région Occitanie.

Toponymie
Du latin médiéval grassa, qui signifie « grasse (qualificatif des terres), fertile », en lien avec la richesse des terres agricoles de cette vallée.
Une autre hypothèse serait un domaine gallo-romain, portant le nom d’un propriétaire.

Le « Pont Vieux » à dos d’âne, qui relie le bourg à l’abbaye, apparaît sur un sceau de 1303.

L’abbaye bénédictine de Lagrasse

La puissante abbaye bénédictine (sous la règle de saint Benoît) de Lagrasse sur la rive opposée de l’Orbieu, l’une des plus prestigieuses abbayes bénédictines du sud de la France, fut fondée par Charlemagne qui lui accorde un statut impérial.

L’abbaye comprend deux parties aujourd’hui. Une partie publique (propriété du département) avec le cloître roman et gothique, la salle capitulaire, la chapelle Notre-Dame et une partie privée, occupée par une communauté de chanoines depuis 2004 qui y vivent selon la règle de saint Augustin avec une activité liturgique (messe en latin, chant grégorien).

L’église Saint-Michel

Érigée de 1359 à 1398, l’église constitue l’exemple type de l’église gothique à nef unique de la région.

Joseph et l’Enfant Jésus : Bois, doré sculpté ; XVIIIe siècle
Christ en croix : Carton : moulé, polychrome ; bois : polychrome, doré ; XVIIIe siècle
Bustes reliquaires : Bois, polychrome, doré ; XVIIIe siècle
Vierge à l’Enfant assise : Bois ; XIIIe siècle


La Vierge est assise en majesté sur un trône. Elle n’a ni couronne, ni voile. Elle est vêtue d’une robe entièrement dorée, serrée à la taille par une ceinture qui donne quelques plis verticaux au-dessus et au-dessous de celle-ci. La robe finit sa chute au sol dans une série de plis cassés. Elle porte un manteau doré sur les épaules. Il est ouvert sur le haut du corps et il se drape en se croisant sur les genoux. Il retombe en plis verticaux sous ces derniers. Sur le côté droit, on constate que des fragments du manteau manquent. L’Enfant est vêtu d’une tunique dorée qui laisse apparaître ses pieds nus. Sa tunique drapée en plis verticaux, finit sa chute en plis ondulés. Le visage de la Vierge est ovale. Les arcades sourcilières sont peu marquées, les yeux sont grands et en amande, le nez est large, la bouche est fine et bien dessinée, le menton est proéminent. Elle a les cheveux noirs, lâchés et ondulés qui encadrent le visage. Le visage de l’Enfant est fait sur les mêmes canons. Il a les cheveux très courts et ondulés. Les regards sont de face. Les visages ont une expression sévère, surtout l’Enfant qui n’a pas la tête d’un nourrisson. La Vierge a les bras ouvert, comme pour présenter l’Enfant. La main droite manque. La main gauche est très grande et peu en harmonie avec le reste de la sculpture, elle a sans doute été refaite tardivement. L’Enfant est assis sur le genou gauche de sa mère. De la main droite, disproportionnée par rapport au corps, il fait le signe de bénédiction. La main gauche manque. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)

Tableau : le sacrifice d’Isaac ; Toile, peinture à l’huile ; XVIIIe siècle


Statue de l’archange saint Michel : fin 14e siècle.
Saint Michel se présente en guerrier du Moyen-Age avec une armure de plate recouverte d’une grande cape bleue retenue par un fermail. D’après le mouvement du bras droit et du haut de son corps, saint Michel semble tenir une lance qu’il dirige vers le bas, pour terrasser le démon. Il est mutilé : sans tête, sans mains et sans ailes.
L’église est construite à l’intérieur du bourg de 1359 à 1398, dans le style gothique méridional. Saint Michel est aussi représenté sur les vitraux, les clefs de voûtes du cœur et de la crypte.
La statue de saint Michel, patron de l’église paroissiale, fut vraisemblablement placée, lors de sa construction, au-dessus du portail principal nord. Ce portail comportait deux vantaux séparés par an trumeau. Le portail fût détruit au 18e siècle pour agrandir l’entrée et la couvrir d’un porche.
Lors de travaux d’assainissement le 27 novembre 2013, la statue a été découverte fortuitement, par les employés municipaux, enfouie devant le portail, tête au nord, sous la calade du porche actueL Elle était en plusieurs morceaux. Son séchage, dans les ateliers municipaux a demandé plusieurs mois, avant qu’elle ne parte en restauration en 2014 pour enfin être présentée dans l’église en décembre 2020.
La restauration, par Benoît LAFAY (Drôme), a permis de restituer la silhouette du personnage et a fait apparaître de la peinture dorée, des tenons au dos de la statue pour fixer les ailes, des détails très précis de l’armure et des vêtements et la finesse de la sculpture.
La statue mutilée, telle qu’elle nous est parvenue, d’environ 450 kg, mesure 1,60 m de haut, 0,70 m de large et 0,40 m d’épaisseur.
L’analyse pratiquée par le Centre Interdisciplinaire de Conservation et de Restauration du Patrimoine de Marseille a déterminé qu’il s’agit d’une pierre calcaire lacustre blanc à vacuoles et à amas épars d’oxydes de fer. C’est un calcaire fin et tendre très approprié pour la sculpture provenant du littoral audois.
L’opération a été suivie et financée par la commune de Lagrasse. (In fiche signalétique de l’église)


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mardi 19 septembre 2023
par  gs

Les saints Roch de Lagrasse (Aude)

Les saints Roch de Lagrasse en l’église Saint-Michel
Dénomination de l’objet : Groupe sculpté
Titre courant : Groupe sculpté : Saint Roch
Localisation : Occitanie ; Aude (11) ; Lagrasse
Nom de l’édifice : Église Saint-Michel
Emplacement de l’œuvre dans l’édifice : Chapelle des fonts (…)

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