Murat

Murat est située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Toponymie
Du terme générique de langue occitane Murat, « village fortifié », dérivé du latin muratus, « agglomération entourée de murs ».
Attestée sous les formes Muratum en 1095, de Murat en 1279.

La ville


Maison dite consulaire. Cette maison date du XVe siècle, sa magnifique façade fut inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH) en 1927.
On peut observer ses remarquables fenêtres Renaissance et leurs linteaux en accolade, sa porte en bois dotée de panneaux à plis de serviettes.
La large baie du rez-de-chaussée, en anse de panier, témoigne probablement d’un passé commercial.
Durant trois siècles, elle a été la demeure de la famille Chabanon qui a donné 7 consuls à la ville. (In fiche signalétique de la ville)

Église Notre-Dame des Oliviers


Murat se situe sur la Via Arverna, un chemin vers Compostelle qui traverse le Massif-Central au départ de Clermont-Ferrand vers Cahors. (https://via-arverna.org/via-arverna/)


Toile, école espagnole XVIIe siècle. Très populaire le miracle du « pendu, dépendu » apparaît dès le 12° siècle, sur le retable de Solsona, en Catalogne, et, plus tard, sur un grand nombre de vitraux en particulier en France à Rouen. Le thème du tableau, qui est présenté à Murat, est repris intégralement sur un vitrail du 16° siècle de l’église Saint-lthier de Sully-sur-Loire.
A La Cazalda un jeune pèlerin, accusé de vol par une servante d’auberge dont il avait repoussé les avances, avait été condamné et pendu haut et court. Ses parents sans nouvelles voient en songe Saint Jacques qui leur promet de retrouver leur fils vivant, mais toujours suspendu au gibet. De retour de Compostelle, les parents alertent le juge. Incrédule, celui-ci affirme ne croire à pareil prodige que si la volaille qu’il s’apprête à manger retrouve vie. Ce qui se produit à l’instant Le juge et ses invités se rendent au gibet où le pendu est trouvé vivant.
Le tableau représente Saint Jacques tenant le bâton de pèlerin auquel est suspendu le bourdon. Cinq notables implorent le Saint, dont le visage empreint de sérénité contraste avec le masque sévère des personnages à genoux, sévérité accusée par l’opposition du blanc et du noir, comme si le peintre avait voulu mettre en valeur les seuls visages.
La légende est figurée à l’arrière plan : en bas à droite les tours et la muraille de La Cazalda, tout à côté l’arrestation du pèlerin, que l’on voit au centre pendu au gibet, à ses pieds un ange le soutient dans l’épreuve. Au-dessous, la table, les convives, le coq rôti qui prend son envol.
Au bas du tableau le nom du donateur : Antoine Malasagne, marchand dit Dreitou, originaire de Murat, ancien émigrant en Espagne. (In fiche signalétique du tableau)

Sainte Barbara - Sainte Madeleine


Sainte Madeleine : Bois doré et polychrome. La Sainte Patronne du Faubourg Notre-Dame est debout, prenant appui sur la jambe droite, les cheveux bruns partagés sur le front, forment à l’arrière de la nuque un chignon en partie dénoué, d’où s’échappe des mèches longues qui tombent sur l’épaule droite. La tête est inclinée sur le coté gauche, les traits du visage sont très fin.
Elle est vêtu d’une robe dorée dont l’encolure est fermée par un nœud, et d’un manteau également doré qui couvre les épaules et tombe jusqu’au sol bien que l’un des pans soit retenu par le bras droit d’où il s’envole vers l’extérieur.
Dans sa main gauche elle tient, à hauteur de la poitrine, un vase de parfum en forme de ciboire. La chevelure et le vase permettent de penser qu’il ne s’agit pas de Marie-Madeleine, pécheresse, mais de Marie sœur de Lazare qui, le « sixième jour avant Pâques », versa du nard sur les pieds du CHRIST et les essuya de ses cheveux. (In fiche signalétique de la statue)


Saint Jean-Baptiste : Bois doré et polychromé, XVIe siècle. Saint Jean-Baptiste, baptise sur les bords du Jourdain et annonce la venue du CHRIST. Il est couvert d’une peau de bête dorée, à franges, doublée de rouge, qui encadre le corps Jusqu’aux cuisses. Par dessus, un manteau doré doublé vieux rose, passé sur l’épaule gauche, pend jusqu’au sol.
La chevelure brune descend dans le cou ; la moustache tombante rejoint une barbe en pointe. Le bras droit, la poitrine, les jambes jusqu’au genou, les pieds, sont nus. Le bras droit est relevé ; dans la main le Saint tient le bâton traditionnel qui ne comporte pas de banderole. Posé sur la main gauche , tenu à plat, un livre rouge à tranches dorées. Un agneau est allongé sur le livre. (In fiche signalétique de la statue)


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par  gs

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