Le hameau des Arnauds est situé sur la commune de Lamure sur Azergues, dans l’arrondissement de Villefranche sur Saône, département du Rhône, région Auvergne‑Rhône‑Alpes.
Toponymie
Les Arnauds : d’un nom ou prénom germanique Arnwald, arn pour « aigle » + wald pour « gouverner ». Désigne « celui qui gouverne comme un aigle » ou « chef puissant ».
Lamure : En vieux français et occitan, mure ou mura désigne « un mur, une clôture en pierre sèche ». En toponymie régionale Mure, « un lieu fortifié, un petit bourg entouré de murs, ou une colline. »
Azergues : fait référence à la rivière du Beaujolais qui traverse la commune. Suffixe ajoutée pour distinguer cette commune des autres éponymes. Azergues de argue, arga, argilla, qui désigne « l’argile » en latin. Le radical arg, « blanc, brillant » fait référence à la nature argileuse de ses berges ou à la couleur claire de ses eaux.
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Les Fléaux. Notre pays paraît avoir été plus heureux pendant le XVIIe siècle, moins heureux pendant le XVIe et XVIIIe, deux fléaux s’abattent sur la région ; les guerres de religion et les pestes, au XVIIIe, ce fut la famine.
En 1562, le baron des Adrets, après avoir fait périr 600 catholiques à Montbrison, s’empara de Villefranche et mit tout à feu et à sang dans la basse vallée de l’Azergues, où il réussit à s’emparer d’Oingt malgré une héroïque résistance.
Vers 1570, les troupes protestantes de l’amiral Coligny, traversèrent le Beaujolais, sous les ordres de Clermont d’Amboise, Briquemort, etc. brûlèrent châteaux et villages et firent des ravages affreux.
Cette même année 1570, le capitaine Montbrun avec ses calvinistes, traversa le Beaujolais, assiégea Cluny et le diocèse de Mâcon eut beaucoup à souffrir par le sang versé, par les persécutions, le pillage des églises et l’abandon des terres.
Vingt ans plus tard, en 1590. ce fut le siège de Thizy et la lutte acharnée entre les Ligueurs et les partisans d’Henri IV.
Nos régions montagnardes furent sans doute les plus épargnées par ces guerres fratricides. Mais l’angoisse et l’insécurité paralysaient tout effort vers le progrès et pour comble de malheur. des épidémies successives vinrent décimer la population et augmenter la consternation générale.
La peste qui fit à Lyon plus de 70.000 victimes, n’épargna point nos campagnes, où la salubrité de l’air ne compensait pas l’insuffisance complète des précautions hygiéniques.
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Saint Roch. En 1575, presque tous les habitants de Beaujeu moururent de la peste. Partout on invoquait St Roch dont la dévotion avait été mise en relief par les Pères du Concile de Constance. Partout on faisait des processions en son honneur et on lui bâtissait des chapelles. Les habitants de Lamure, très pieux et très éprouvés par le fléau suivirent l’exemple.
Dans un endroit un peu écarté des Arnauds et près du chemin de Lamure à Grandris, ils construisirent un petit oratoire où ils placèrent la statue de St Roch auprès duquel ils venaient inhumer les pestiférés. Pendant longtemps encore, peut-être jusqu’à la Révolution le petit cimetière de St Roch servit aux enterrements des habitants voisins : et le siècle dernier encore au long du talus de l’ancien chemin qui passait au pied de la chapelle, on a trouvé de curieux restes assez bien conservés.
Le 16 Août 1733, l’abbé Perret, vicaire de Lamure, reçut l’abjuration et fit le baptême d’un jeune homme protestant, nommé André Guibal, dans la chapelle St Roch, le parrain était Paul Bataillard, bourgeois de Lamure et la marraine Claudine Roche. Assistait à la cérémonie Jean Bte Bertigny, marchand de la Mure, mari de Claudine Roche.
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La géographie de Varnet est la seule qui assigne à la chapelle St Roch une date d’origine : 1550. Nous ne saurions pas éloigné de croire qu’il faut reculer un peu ce chiffre jusqu’en 1570 ou 1580 environ.
La dernière restauration de la chapelle est due à Mr l’abbé Martray.
La dévotion à St Roch a toujours été très vivace à Lamure et chaque année, pour la fête du Saint (16 Août) ainsi que le mardi des Rogations, les fidèles vont pieusement assister à la messe qui est célébrée dans la chapelle des Arnauds. (In fiche signalétique de la chapelle)
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Chapelle Saint-Roch
Bénitier
Broderie saint Félix
Saint Jean Baptiste - Saint Joseph
Château de Pramenoux
Le château de Pramenoux est une ancienne maison forte, fondé au XIVe siècle, très remaniée aux XVIIe et XIXe siècles, qui se dresse sur la commune de Saint-Nizier-d’Azergues dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes
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Le château appartient aux sires de Beaujeu qui le cèdent en 1375 aux Ronchivol, famille originaire du Forez. Beaujeu et sa baronnie échoient à Louis, dernier né de la maison du Forez. Jeanne de Bourbon, mère de Louis autorise Guillaume de Ronchivol à s’installer à Pramenoux. En 1440 et 1459, Étienne de « Rochivol » en fait hommage au sire de Beaujeu. Les successeurs de Ronchivol aménagent le château notamment les fourches patibulaires en 1510. La famille s’éteint en 1698. (In wikipedia)
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