Isigny sur Mer est située dans le département du Calvados en région Normandie.
Toponymie
Du nom de personne gallo-romain Isinius (ou Isinius/Isinius), suivi du suffixe d’origine gauloise -acum signifiant « domaine, propriété ») soit « le domaine d’Isinius ».
Attestée sous les formes Ysini vers 1150 ; Isignie en 1195 ; Ysigny en 1243 ; Isegny vers 1380 ; Isegneium et Isigneium en 1476 ; Ésigny en 1723. Isigny devient « Isigny sur Mer » en 1924.
Église Saint-Georges
De l’édifice originel du XIe siècle, rien ne subsiste. Le chœur, érigé au XIIIe siècle est restauré en 1894. L’abside à trois pans fut ajoutée pour agrandir le chœur devenu trop petit. La tour et son toit en bâtière sont exécutés en 1600. Les voûtes de la croisée du transept appartiennent au XVIIIe siècle. La nef qui relève de plusieurs époques est entièrement reconstruite en 1897-1898 avant d’être restaurée après les bombardements de 1944.
Les vitraux de l’église paroissiale seront tous soufflés lors du Débarquement de 1944. Un seul vitrail est épargné : il est placé au sud et représente saint Matthieu. Les vitraux sont remis en place au début de ce siècle grâce à l’action de l’association pour la recréation des vitraux.
À proximité de l’église, naît en 1752 Jean-Baptiste-Gabriel Delaunay. Député du Tiers-Etat en 1789, il est surtout connu pour avoir proposé le nom de « Calvados » à notre département crée le 4 mars 1790, du nom de ces rochers qu’on aperçoit au large d’Arromanches. (In fiche signalétique de l’église)
Saint Georges : noter qu’il n’est pas représenté à cheval
Chapelle Saint-Roch
Chapelle Saint-Roch : vers 1514 et 1885 en pierre, route de Neuilly la Forêt : Il existait autrefois, sur le territoire d’Isigny, plusieurs chapelles. Celle placée sous le vocable Notre-Dame de Bon Secours était située dans la baronnie de Rupaley, celle consacrée à sainte Marguerite se trouvait au château des Bricqueville, à Isigny même, les autres étant plus éloignées, notamment les chapelles Sainte-Anne, à une demi lieue du bourg, Sainte-Magdeleine, à un quart de lieue vers le sud, et Saint-Roch, au bord du marais. Dans cette dernière, la messe était dite le dimanche, sauf à Pâques et à la Pentecôte, pour les habitants des hameaux voisins. Le lieu de culte est fondé en action de grâces par Guillaume ou Guilmin Verdery, gentilhomme du Bessin, reconnaissant d’avoir été préservé de la peste, avec son père. Saccagée par les calvinistes, la chapelle est réouverte en 1663. Jusqu’en 1789, mariages et inhumations dans le cimetière y sont célébrés. Restauré une première fois en 1885, le sanctuaire est maintenant sauvegardé par une association. (In Le Patrimoine des Communes du Calvados, Flohic éditions 2001)