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En 1348, suite à une épidémie de peste qui frappa la ville, l’Université de Matera fit construire l’hôpital San Rocco, avec une chapelle attenante, hors des remparts, face à l’église Santa Maria la Nova, aujourd’hui San Giovanni Battista, pour accueillir les pèlerins, les malades et les nécessiteux.
L’édifice, qui avait souffert de la pauvreté au fil des ans, était en mauvais état à la fin du XVIe siècle : les tentatives de revitalisation échouèrent, à tel point qu’en 1604, le complexe fut vendu à la communauté franciscaine réformée.
Les moines, malgré des ressources financières limitées, construisirent un nouveau monastère, de taille modeste, achevé après une trentaine d’années.
Le complexe conventuel s’articule autour d’un petit cloître quadrangulaire desservant cinq pièces, utilisées en partie par les tertiaires et en partie par les forts laïcs, le réfectoire, la cuisine et d’autres ateliers nécessaires au confort du couvent. L’étage supérieur abrite trente-trois cellules. Jusqu’en 1704 environ, les frères utilisèrent l’église San Rocco, datant du XIVe siècle, pour leurs services religieux. En raison de son état structurel précaire, elle fut démolie et remplacée par une nouvelle église, construite en partie aux frais de la communauté et en partie à ceux d’un particulier.
Les structures du couvent restèrent inchangées jusqu’en 1865. Après la suppression des ordres religieux, le couvent, devenu propriété municipale, fut à nouveau utilisé comme hôpital civil. Au XXe siècle, l’ancien bâtiment conventuel subit d’importantes transformations suite à la rénovation de l’hôpital, qui s’acheva en 1936 par l’agrandissement et l’extension du complexe.
L’extension toucha également le côté droit de l’église, avec la démolition du clocher-mur à trois arches qui couronnait autrefois l’édifice religieux. En 1937, la façade de l’église fut rénovée.
Après le déménagement de l’hôpital dans le nouveau bâtiment construit dans la seconde moitié du XXe siècle, le complexe San Rocco connut diverses affectations. Elle abrite actuellement la Faculté des Lettres de l’Université de Basilicate.
L’église comporte deux nefs. La nef centrale, voûtée en berceau sur une large corniche en saillie, est ponctuée d’une série d’arcs qui se succèdent sur les côtés, formant, à droite, des niches abritant des autels mineurs et, à gauche, autant d’entrées vers la nef latérale composée de quatre travées couvertes de voûtes d’ogives. […] (In fiche signalétique de l’église)
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