Le hameau de Cocherel associé historiquement à Houlbec est situé dans le département de l’Eure en région Normandie.
Toponymie
Le nom Cocherel est attesté très tôt (XIe–XIIIe s.) et a deux explications principales en toponymie :
Soit dérivé d’un nom commun ancien coquerel / cokerel, « petit coq », éventuellement lié à un élevage ou commerce de volailles ; soit dérivé d’un anthroponyme (nom de personne germanique/normand type Cocca / Coccerius) + suffixe diminutif -el signifiant « domaine de… ».
Attesté sous différentes formes comme Cokerellus en 1011, Coquerel et Quoquerel au XIIIe siècle, Quocherel vers 1250, Coicherel en 1364, Cocheret en 1631.
Notre-Dame de Cocherel
Située sur les hauteurs du hameau, c’est une église ancienne, détruite au VIIe siècle, sous le règne de Clovis II, roi de Neustrie, elle a été rapidement reconstruite par le seigneur d’Acquigny et a pris le nom de Notre-Dame des Vœux. Bénie par saint Aquilin, évêque d’Évreux, assisté de Gérébal, évêque de Bayeux son nom lui vient des nombreux pèlerinages qui s’y déroulaient.
L’église a été reconstruite plusieurs fois au cours des siècles.
Le portail occidental, en anse de panier, présente une voussure ornée de feuillages et d’animaux rampants, caractéristiques du gothique tertiaire. C’est le seul témoin de la construction primitive.
Le mariage de la Vierge : Huile sur toile, 19e siècle
Tableau de Raphaël copié par Edmond Le Chevallier-Chevignard (1825-1902) et donné à l’église par M. Billiau, neveu d’Aristide Briand
Éducation de la Vierge : Pierre, polychrome, 17e siècle
Sainte Barbe : Pierre, polychrome, 16e siècle
Christ en croix sur la poutre de Gloire : Bois, taillé, polychrome, 17e siècle
Vierge et Saint Jean au calvaire : Bois, taillé, polychrome, 17e siècle
Christ aux liens : Pierre, polychrome, limite 15e 16e siècle
Saint jacques de Compostelle et un donateur
Calcaire, polychrome, limite 15e 16e siècle
Saint Sébastien : Pierre, peint (polychrome), limite 15e 16e siècle
La Sainte Famille : Huile sur toile, 18e siècle
Au bas de la toile est écrit dei familiae se consecrat ac devovet
Vitraux du chœur : Vierge à l’Enfant et Saint Jacques (signé André Pierre, 1956)
Fondation des Messes
Pierre gravée de 1672, par Jean de La Vigne, ancien conseiller échevin de la ville de Vernon mentionnant :
jean de la vigne ancien conseieler eschevin de la ville de vernon
demevrant en sa maison de cocherel
sur la riviere deure a fait en cette eglise les
foncations qvi ensvivent scavoir 12 messes basses
dv st sacrement les premier ievdys dv mois
a comcer le premier ievdy de may 1672 & le
depfvndis alafin des messes
12 vespres des morts le dimanche davant les premier
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etre vespres & complie qvi seront
chantees par le cvre & de pfvdis & prieres orfinre
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cloche sonte chantez par
le cvre & les clers le page ligva tovt av long
de pfvndis & loraison la benetiction dv st sacrement
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libera depfondis & oraison devant le crvsifix
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le contract passe a pacy
le 8 avril 1672 bancs & epitaphes (In Wikipédia)
Pierre gravée avec croix et inscription n d des voeux
Fonts baptismaux : cuve et pied octogonaux en pierre sculptée XVe ou XVIe siècle
Chemin de Croix
Le cimetière de Cocherel est attenant à cette église et on y trouve, en limite, le tombeau d’Aristide Briand, une sobre et massive dalle de granit.
Village de Cocherel : Refuge d’Aristide Briand Aristide Briand (28 mars 1862 - 7 mars 1932) Natif de Nantes, Eurois de cœur
À quelques pas de vous, se trouve la tombe d’un prix Nobel de la paix : Aristide Briand, 11 fois Président du conseil et 26 fois ministre. Né à Nantes, un jour de mars 1862, l’illustre homme d’État a en effet choisi de reposer ici, dans le petit cimetière de Cocherel.
C’est à la faveur d’une partie de chasse, qu’il découvre en 1906 le village de Cocherel. Tombé sous le charmé des lieux, il s’y constitue au fil des ans un large domaine qui finit par atteindre 200 hectares où chaque fin de semaine, il aime venir pêcher et se ressourcer. Des loisirs simples qui lui rappellent son enfance à Saint-Nazaire, auprès de ses parents aubergistes. Issu d’un milieu modeste, Aristide Briand est en effet un pur produit de la méritocratie républicaine : avocat, militant socialiste et journaliste, il devient député de la Loire Inférieure (Atlantique) en 1902. Commence alors une carrière qui lui permettra d’embrasser les plus grands combats de son époque. Le père de la loi de 1905
En effet, à peine élu député, Aristide Briand, est nommé rapporteur de la loi de séparation des Églises et de l’État. Alors que s’affrontent la droite catholique, fortement attachée à une religion d’État, et la gauche anticléricale qui souhaite réduire la trop grande influence de celle-ci sur les citoyens, il s’efforce, dans un « esprit d’équité et de tolérance », de parvenir à un compromis acceptable par toutes les parties.
La loi, votée le 3 juillet 1905, pose plusieurs principes encore en vigueur aujourd’hui : la liberté religieuse, la non-discrimination entre les religions. Le « pèlerin de la paix »
Entre octobre 1915 et mars 1917, alors que la Première Guerre mondiale embrase l’Europe, il dirige le gouvernement. Marqué par les horreurs de le guerre, il œuvrera ensuite à établir la paix et la sécurité collective en Europe avec ses homologues Austen Chamberlain, Gustav Stresemann. Ils seront les artisans des accords de Locarno, qui fixent le principe de démilitarisation de la : Rhénanie (région allemande frontalière de la France et de la Belgique) et la reconnaissance des frontières. Cela vaudra à Briand et Stresemann le prix Nobel de la paix 1926.
Mis à mal par la crise des années 30 et la montée des extrémismes, son vœu d’une fédération européenne ne voit pas le jour avant sa mort, mais il demeure connu internationalement comme l’un des précurseurs de l’idée d’Europe. (In panneau touristique)
Le saint Roch de Cocherel en l’église Notre-Dame
Dénomination de l’objet : Statue
Titre courant : Groupe sculpté : Saint Roch et l’ange
Localisation : Normandie ; Eure (27) ; Houlbec-Cocherel ; rue de l’Église ; église paroissiale Notre-Dame
Nom de l’édifice : Église
Emplacement de (…)