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L’église mère est dédiée à saint Élie le Prophète depuis au moins 1325. On ignore s’il s’agissait d’une extension d’une église plus petite et antérieure (« cella Sancti Petri »), attestée en 1208, mais dont l’existence remontait à 1176. Il s’agit du plus grand édifice sacré de Peschici (15 x 28 mètres, pour une hauteur de 11 mètres au sommet). La salle est couverte d’une charpente, un système de poutres disposées en triangle soutenant les pentes du toit. Celle-ci a été restaurée après des travaux de restauration qui ont permis de retirer le stuc du toit plat. Suite à ces travaux, deux fenêtres à arc brisé ont également été mises au jour. La fenêtre de gauche est aveugle, car elle donne sur le clocher. Celui-ci n’était donc pas situé à son emplacement actuel, mais aligné avec la façade, à la place des fonts baptismaux actuels. Suite à l’affaissement des parties sous-jacentes, elle a été déplacée vers un terrain plus compact. L’absence d’un véritable cimetière a conduit à la création d’une seconde entrée, sur le côté gauche, embellie par l’ajout d’une des six fenêtres orbiculaires, désormais ornée de vitraux (remplaçant une fenêtre carénée, comme les deux survivantes, et, comme celle au-dessus de la chapelle Saint-Élie, également remplacée par un oculus). Le clocher, dont l’instabilité avait été signalée dès 1675 lors de la visite pastorale du futur pape Benoît XIII, fut reconstruit en 1845, probablement en même temps qu’une partie du mur gauche de l’église : la façade présente en effet un « saut » sur toute la verticale, à hauteur de la fenêtre orbiculaire gauche, ce qui donne à la surface un aspect brisé. Une autre irrégularité est l’absence de toiture sur le clocher, qui existe depuis au moins le milieu du XIXe siècle. Le clocher, haut d’environ 13 mètres, s’élève sur trois niveaux : le sommet, soutenu par quatre ouvertures, dont une perchée, avec des arcs en plein cintre, abrite trois cloches. Sous la façade de l’église, comme mentionné précédemment, se trouvait un ossuaire (« enceinte murée, communément appelée cimetière, qui servait à entreposer les ossements lors du vidage des tombes »). (In fiche signalétique de l’église)
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