Saint Victor sur Arlanc
Saint Victor sur Arlanc est située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Toponymie
Du nom d’un saint Victor sachant que le toponyme Saint-Victor est typique de nombreuses communes. Saint local ou figure emblématique de saint Victor de Marseille, aussi appelé saint Victor, martyr.[/marron
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La particule sur signifie « sur / au-dessus de / à proximité de ». Arlanc désigne le nom d’une autre commune (Arlanc, dans le Puy-de-Dôme).
Attestée sous les formes Ecclesia… fundata in honore S. Victoris, et est sita in patria Arvernica, in comitatu Tollornensi, in vicaria Libratensi, in loco qui dicitur Sanctus Victor en 940, Domus S. Victoris, Claromontensis dioc. et ord. S. Anthonii en 1383, La maison de S.-Viteur en 1392, S.-Victour en 1400.
Église Saint-Victor
La dédicace principale est Saint-Victor mais l’église orientée vers saint Antoine l’Égyptien est appelée Église romane Antonine qui rappelle qu’au XIIIe siècle, le seigneur de Beaumont installa, ici, une commanderie des Antonins qui compta jusqu’à une soixantaine de religieux. Ces Antonins géraient un hôpital proche de l’église où ils soignaient notamment le “mal des ardents” (ergotisme).
La commanderie de Saint-Victor d’Arlanc n’était pas un petit “poste hospitalier”, mais un établissement structuré avec des responsabilités importantes dont le commandeur au XVe siècle était aussi commandeur de Pise.
L’ordre des Antonins, ou Hospitaliers de Saint-Antoine de Saint-Victor sur Arlanc resta très actif jusqu’à la Révolution.
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L’Ordre hospitalier des Antonins (aussi appelés “Antonites” dans certains pays) fut confirmé en 1247 par le pape Innocent IV. L’un des symboles des Antonins est le tau (lettre T), souvent porté sur leurs habits |
| L’Ordre hospitalier de Saint-Antoine, plus connu sous le nom d’Ordre des Antonins, est un ordre religieux dont la mission était très hospitalière, fondé à la fin du XIe siècle. Leur règle était celle des chanoines réguliers (ordre augustinien). Son origine est liée à la lutte contre le « mal des ardents », ou « feu de Saint-Antoine » par la sensation de brûlure qu’elle provoque, une gangrène très répandue au Moyen Âge, causée par l’ergot du seigle et provoquant brûlures, gangrènes et hallucinations. |
| Antoine le Grand, Antoine d’Égypte, Antoine l’Ermite et son cochon : La tradition remonterait au XVe siècle |
| Les cochons en liberté étaient interdits mais l’ordre religieux des Antonins bénéficiait du privilège de laisser paître ses cochons dans les forêts et de les laisser errer librement dans les rues sous réserve qu’ils portent une clochette au cou. Les Antonins élevaient les cochons pour nourrir les pauvres et pour soigner les malades atteints d’ergotisme, en leur donnant du lard, réputé pour avoir des vertus de guérison pour ce type de mal. Une truie aurait déposé un porcelet, aveugle et gémissant, aux pieds de saint Antoine. Celui-ci, apitoyé par ses pleurs, lui rendit la vue. Le porcelet reconnaissant ne le quitta plus et le suivit dans sa retraite. En Italie on l’appelle Antonio del porco |
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Le saint Roch de Saint Victor sur Arlanc (Haute-Loire)
Le saint Roch de Saint Victor sur Arlanc en l’église Saint-Victor
