Les saints Roch de l’église Saint-Sulpice

jeudi 22 mars 2012
par  gs
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La chapelle des fresques d’Abel de Pujol, né à Valenciennes le 30 janvier 1785 et mort à Paris le 29 septembre 1861)

Saint Roch intercède pour les lépreux
Saint Roch meurt en prison et sa tante le reconnaît à la croix rouge empreinte sur sa poitrine à sa naissance
Saint Roch est élevé au Ciel

Domaine : peinture
Type d’objet : tableau
Titre : L’Apothéose de saint Roch
Auteur/exécutant : ABEL DE PUJOL Alexandre Denis
Précision auteur/exécutant : Valenciennes, 1787 ; Paris, 1861
Ecole : France
Période création/exécution : 1er quart 19e siècle
Millésime création/exécution : 1822
Genèse : esquisse ; oeuvre en rapport
Historique : esquisse de la voûte peinte à fresque dans la Chapelle Saint-Roch de l’église Saint-Sulpice à Paris ; celle-ci fait partie de la décoration commandée le 1er mai 1820 par la Préfecture du département de la Seine (Arch. Nat. 03 1404) à l’artiste et qui comprend outre ce plafond, un Saint Roch priant pour les pestiférés dans un hôpital de Rome (H. 685, ; l. 486), Saint Roch venant d’expirer dans une prison de Montpellier sa ville natale (H. 685, l. 486) toutes deux respectivement disposées sur les parois de gauche et de droite de la chapelle, ainsi qu’une représentation des Funérailles du Saint, imitée du bas-relief, placée au-dessus de l’autel. Le peintre reçut pour l’exécution de cet ensemble une somme de 20 000 F et une prime de 1 200 F.
Matériaux/techniques : peinture à l’huile, toile
Mesures : H. 114, l. 129.5 ; H. 118,1, l. 138.9, E. 8 (avec cadre)
Inscriptions : inscription
Précision inscriptions : Esquisse de la Voûte de la Chapelle St Roch à St Sulpice, peinte à fresque en 1821 [sic] par Abel de Pujol. (en bas)
Sujet représenté : scène (apothéose, saint Roch de Montpellier, ciel ; nuage, palme, vertu théologale, angelot)
Précision sujet représenté : Abel de Pujol publia ainsi que le précise le livret du Salon de 1822 une notice explicative de ces fresques illustrée de planches gravées par Normand fils (Explication des peintures exécutées Par M. Abel de Pujol dans la chapelle S. Roch à S. Sulpice, précédée d’une courte notice sur ce genre de peinture, Paris 1822) dans laquelle il décrit la coupole de la manière suivante : [elle] représente l’apothéose du Saint, il est conduit au ciel par les vertus théologales, la Foi, l’Espérance et la Charité : plusieurs anges planent autour de sa tête. Quatre figures de dix pieds de proportions et représentant les villes que Saint Roch a délivrées de la peste pendant son séjour en Italie [Cesena, Rome, Plaisance et Acquapendente] formant ici les pendentifs de la coupole. L’auteur anonyme du commentaire qu’en donne le Journal de Paris reproduit dans les Petites Affiches de Valenciennes (19 janvier 1822), sous la vulgarité de son propos, ne laisse subsister que peu de doute sur la nature conventionnelle de la composition imaginée par l’artiste : Il faudrait avoir considéré ce morceau plus à loisir que je n’ai pu le faire pour en donner ici la description exacte : heureusement on peut se figurer ces sortes de compositions qui ont presque toujours pour objet de nous montrer un saint personnage s’élevant au ciel soutenu par des groupes d’anges ou par des figures symboliques… . Saint Roch au centre d’une composition triangulée fermée sur deux côtés par les Vertus Théologales appuie le pied sur un nuage : doit on penser ici qu’Abel de Pujol tient compte de la remarque que lui avait adressée C.P. Landon sur l’assise de ses personnages dans La Renaissance des Arts ? Les figures définies par un dessin souvent incisif qui précise visages, corps et drapés s’apparentent dans certaines parties - principalement pour les profils de Saint Roch, de l’Espérance et de la Charité - à certaines esquisses de Gros ; mais ces caractéristiques d’exécution doivent peut-être d’abord être considérées dans leurs rapports avec l’oeuvre définitive, peinte à fresque dont la préparation suppose par conséquent, au stade de la sinopie, que l’artiste - attache une attention plus soutenue au dessin lors de la mise en place des motifs. Ce graphisme affecte l’ensemble de la composition, la nature même des formes et fait écrire à E.J. Delecluze tout enfin m’a paru un peu maigre. La fresque diffère néanmoins largement de l’esquisse sur ce point, cette dernière étant peinte à l’huile. Dominique Viéville.
In www.patrimoine-de-france.org


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