Léotoing

Léotoing est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le château vu de la route d’Ardes
Le château vu du pont de Lanau au-dessus de l’Allagnon
Le château deTorsiac vu du pont de Lanau

Origine
Le nom et la seigneurie de Léotoing tirent leurs origines d’une branche cadette de la famille de Mercœur.

Le château

La première implantation d’un lieu fortifié à Léotoing est attestée vers 1060 sous la seigneurie d’Anthoine de Lauthon. En 1261, les Dauphins d’Auvergne reconstruisent le château en une forte tour maîtresse et ses annexes édifiées sur une terrasse sommitale dominant la vallée de l’Allagnon. Le château passe aux mains de Robert dauphin, comte de Clermont par jugement royal qui renforce les défenses du château. La guerre de Cent Ans fait des ravages. Robert lègue le château à son fils Hugues qui poursuit au cours du XIVe siècle la consolidation défensive du château.
Béraud III, neuvième et dernier représentant des Dauphins d’Auvergne, comte de Sancerre et seigneur de Sagonne, marie sa fille unique Jeanne Ière de Clermont-Sancerre à Louis Ier de Bourbon, dit le Bon, comte de Montpensier en 1426 et lui apporte la seigneurie de Léotoing. Louis Ier fut ainsi comte de Montpensier, dauphin d’Auvergne, seigneur de Mercœur et de Combrailles, puis comte de Clermont et de Sancerre.
Au gré des alliances et des legs par mariage, la seigneurie de Léotoing passera dans la maison des ducs d’Orléans.
Le château abandonné au XVIe siècle tombe en ruines et il est vendu comme bien national à la Révolution. Il sert de carrière de pierres pour les habitants.

Vues du village

  • Maison traditionnelle
  • Jardins en écailles
  • Porte des remparts
  • L’ancienne maison de la béate
    L’ancienne maison de la Béate, au centre du village, est aujourd’hui reconvertie en une superbe location saisonnière.
    Les hôtes Annie et Georges ont su préserver et mettre en valeur le "tableau de lecture" à usage des jeunes filles.

La Béate
Sur le "communal", les habitants bâtissaient la maison "d’assemblée", identifiable à sa petite cloche qui sonnait l’angélus ou appelait aux exercices du chemin de croix. Au rez-de-chaussée, on découvrait une grande salle où un autel de fortune était dressé. Au rez-de-chaussée ou au premier étage, quand il y en avait un, une pièce était modestement équipée d’un lit-clos, d’une table, d’une chaise, d’un placard, d’une cheminée et d’ustensiles de cuisine. Elle était réservée à la « béate », fille formée par des religieuses, qui ne prononçait pas de vœux mais dépendait d’une congrégation. Elle enseignait le catéchisme, l’alphabet, voire le calcul, et apprenait aux femmes du Velay l’art de la dentelle.
A la fin du XVIIe siècle, elle tenait encore une place essentielle dans la société rurale du Velay. De 882 béates en 1880, puis 405 en 1901,136 en 1914, elles disparurent dans les années 1930. Nul doute que les lois Jules Ferry de 1881 leur ôtant le droit d’enseigner y furent pour quelque chose…
(In TopoGuide "Le chemin de Saint-Régis", GR430, FFRP, 2ème ed.2014, p : 29)

L’église Saint-Vincent

A l’origine, l’église était la chapelle du château


A la découverte de l’église
Couverte aujourd’hui avec des Lauzes, on pense qu’à l’origine la couverture était assurée par des tuiles rondes. A noter les deux gros contreforts construits pour soutenir la nef.
Les plus anciennes mentions d’une église paroissiale dédiée à saint Vincent à Léotoing datent des années 1060. Elles concernent des donations faites à l’abbaye de Sauxillanges par Antoine de Lauton, ses frères Bernard, Pierre, Béraud et certains de leurs parents.
D’autres donations du XIIe siècle nous livrent le nom d’un prêtre, Bertrand Tertiol. L’abbaye de Cluny, dont relève Sauxillanges, y installe un prieuré à une date indéterminée. Son existence est attestée jusqu’à la fin de l’ancien régime.
L’église est construite dans la tradition romane de la fin du XIIe siècle et du début du XIIIe siècle. A l’origine, elle comprend une nef de trois travées voûtée en berceau, complétée vers l’est par un transept peu saillant dont la croisée est couverte d’une coupole sur trompes. Sur ce transept s’ouvrait une abside flanquée sans doute de deux absidioles dont il ne subsiste que celle située au sud.
Au cours du premier quart du XVe siècle, le transept, l’absidiole nord ainsi que l’abside principale sont abattus. Ils sont remplacés par une abside rectangulaire et un chœur voûtés sur croisée d’ogives. Les clefs de voûtes sont sculptées aux armes de la famille de Balsac dont l’un des membres était alors titulaire de la charge priorale.
Sur le flanc nord de l’église fut aménagée une vaste chapelle à caractère seigneurial voûtée sur croisée d’ogives. La clef est aux armes écartelées des Dauphin d’Auvergne et des Sancerre, familles dont est issu Béraud III dit « le jeune », dernier représentant de la famille des Dauphins.
On accède à l’église par un porche autrefois protégé par un auvent. Le couronnement du mur méridional porte une corniche à modillons sculptés, dont deux paraissent d’origine.
Dans la nef, les chapiteaux de facture archaïque reproduisent des thèmes iconographiques répandus en Brivadois (sirène bifide, aigle, lions affrontés…).
Sur le mur oriental du bras sud du transept, les restes d’une peinture murale du XVe siècle figurent une Déposition de Croix. La belle qualité d’exécution de la scène est associée à la présence du donateur qui pourrait être un prieur de la riche famille des Balsac.
Dans l’absidiole voisine, la figuration d’un Dieu de Majesté en Pantocrator est associée à une délicate scène de l’Annonciation qui peut être datée de la seconde moitié du XIVe siècle. Il est à remarquer que les carnations peintes en sel d’argent ont viré au noir.
(In fiche signalétique de l’église)

  • Modillons
  • La nef
  • Chapiteaux
    Sirène bifide
  • Décor peint de l’absidiole sud des fonts baptismaux

    Enduit (support) : peinture à la chaux : Daté du 1er quart du 15e siècle

Vierge de Pitié, les saintes femmes ; personnage : en donateur ; fond de paysage (arbre, chapelle) ; ornementation (fleur de lys : ?)
La Vierge assise, accompagnée des saintes femmes, tient sur ses genoux le corps raidi du Christ. donateur agenouillé à gauche de la scène et personnages non identifiés à droite. En haut à gauche, au-dessus du donateur, paysage avec chapelle d’où sort un personnage (ermite ?)

  • Décor peint de l’absidiole sud


Christ en buste sur la voûte en cul-de-four. scène de l’Annonciation sur les murs de part et d’autre de la baie : Vierge sur le mur gauche et ange sur le mur droit.

  • Fonts baptismaux
  • Marie Madeleine au pied du Christ en croix

    Toile (support) : peinture à l’huile ; h = 170 ; la = 142 ; 19e siècle.

  • Dieu le Père (en buste) ; Chérubin (tête, aile) ; ornement à forme végétale
  • Apparition du Sacré-Cœur

    Tableau peinture à l’huile
    Apparition : saint Jean Eudes : ? : agenouillé) ; Dieu le Père ; symbole : Saint Esprit (colombe) ; angelot (tête)

  • Autel-Tabernacle


4 statues (maître-autel) ; matériaux : bois : taillé, peint, polychrome, faux marbre, doré, avec assiette, gravé, décor en relief, décor rapporté, décor en ronde bosse
L’ensemble du maître-autel repose sur un emmarchement à deux degrés en bois ; autel tombeau, de plan rectangulaire et élévation galbée, peint en faux marbre avec panneau central doré et cartouche à fond bleu ; au revers, deux battants rectangulaires ouvrent sur un placard qui occupe toute la hauteur, la profondeur et la largeur de l’autel ; tabernacle, à ailes et deux niches rythmées par des colonnettes torses, posé sur un gradin unique, et surmonté d’un dais d’exposition à dôme porté par quatre colonnettes torses.

  • Chapelle

    Vierge à l’Enfant dite Vierge du rosaire : Copie de la Vierge du Rosaire peinte par Murillo vers 1650, et actuellement conservée au musée Goya de Castres

  • Colonnes torses


Colonnes torses entreposées dans la nef, de facture homogène, elles peuvent être réunies par paire en fonction de leur taille
Colonnes torses avec décor de vigne, et chapiteaux ornés de feuilles d’eau, de volutes et de feuilles d’acanthe ; gradins ornés de motifs végétaux. 18e siècle.

  • -
  • Statuaire
    A gauche, Saint Isidore le laboureur : bois : taillé, peint, polychrome, doré, avec assiette (18e ou 19e siècle ?)
    A droite, Saint Julien de Brioude : bois : taillé, peint, polychrome, doré, avec assiette (19e siècle)

    A gauche, Saint Vincent : bois : taillé, peint, polychrome, doré à la feuille avec assiette (18e ou 19e siècle ?)
    A droite, Saint Vincent : bois : taillé, peint, polychrome, avec assiette (16e ou 17e siècle ?)

    A gauche, Saint Clair : bois : taillé, peint, polychrome, avec assiette (16e siècle ?)
    A droite, Vierge à l’enfant : bois : taillé, peint, polychrome, doré, avec assiette (1ère moitié 19e siècle)

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La chapelle

Située sur un site dominant la vallée de l’Alagnon, la chapelle de Léotoing, surmontée d’un clocher-mur à arcature unique, date probablement de la fin du XVIIIème siècle. Le bâtiment, construit sur un rocher, est typique des petits édifices ruraux employant des matériaux de construction locaux. Appelée selon la tradition "chapelle des lépreux", elle aurait été édifiée hors de l’enceinte du village afin d’éviter tout contact avec des personnes malades.

Le Four banal

En 1264, les Dauphins d’Auvergne accordent des franchises aux habitants de Léotoing, dont l’une pour usage du four banal.
Le fur actuel, bâti hors de l’enceinte du village, n’est certainement pas celui d’origine. Le bâtiment, de plan absidal, possède une seule cheminée placée au-dessus du fournil.

Le four banal
Le pain étant l’aliment de base de nos aïeux, le four à pain tenait autrefois une grande importance dans la vie paysanne. Installé d’abord par les seigneurs, son usage était sujet à une redevance ; puis avec la Révolution de 1789, le four banal devint propriété d’une collectivité d’individus.
Cette petite construction basse ressemble à une chapelle d’où surgit une cheminée. Elle est bâtie sur le « communal » à l’écart des maisons afin d’éviter tout risque d’incendie. L’intérieur du fournil se scinde en deux parties : le four proprement dit et la pièce de desserte dans laquelle les murs latéraux comportent des banquettes de pierre ou de bois. On y posait « les paillas », paniers de paille torsadés où reposait la pâte pétrie la veille. Le chauffage du four durait environ deux heures et nécessitait au minimum une douzaine de fagots de branches de pins ou de genêts ! Lorsque la température convenable était atteinte, on pouvait y cuire entre douze à vingt tourtes de pains de seigle de 2 à 3 kg.
(In TopoGuide "Le chemin de Saint-Régis", GR430, FFRP, 2ème ed.2014, p : 28)


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jeudi 1er juin 2017
par  gs

Le saint Roch de Léotoing en l’église Saint-Vincent

Le saint Roch de Léotoing en l’église Saint-Vincent
technique : sculpture
désignation : statuette : saint roch
localisation : Auvergne ; Haute-Loire ; Léotoing
aire d’étude : Blesle
édifice : église paroissiale Saint-Vincent
dénomination : statue
matériaux : bois : taillé, peint, polychrome, (…)

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