Levroux

Levroux est située dans le département de l’Indre, en région Centre-Val de Loire créée le 1er janvier 2016.

Levroux : Cité du cuir et du parchemin
Levroux est située en campagne berrichonne, dans le nord du département de l’Indre en Région Centre-Val de Loire.
Cette cité à caractère médiéval au nom légendaire Gabatum tire, depuis 1643, son nom de Vicus Leprosum. Haut lieu du cuir et du parchemin, la ville perpétue ce savoir-faire ancestral. Plusieurs témoins patrimoniaux attestent de la riche histoire de Levroux. La cité conserve des traces d’un oppidum gaulois encore visibles de nos jours. L’occupation humaine du lieu remonte à 100 000 ans av J.-C
.La richesse patrimoniale et le dynamisme de la cité lui permettent de représenter la région au titre de « village préféré des Français » en 2022.

Patrimoine civil
Des constructions subsistent notamment la maison de Bois classée monument historique depuis 1922, ainsi que les vestiges du château et la porte de Champagne datant du XVe. Outre les parchemineries, la cité développe le travail des peaux au XIXe siècle, grâce aux moutons de la région et aux mégisseries. De nos jours, le musée local retrace le savoir-faire du travail du cuir et deux mégisseries fournissent l’industrie du luxe

La maison Saint-Jacques.
Maison construite entre 1492 et 1495. Elle a appartenu à Catherine de Médicis qui l’aurait offerte aux pèlerins de St Jacques.
Les poteaux d’huisserie, traités comme des colonnettes torsadées, sont couronnés de bustes de personnages sur fond d’écailles portant des écus où l’on reconnaît un dauphin et trois fleurs
Les trois faces du chapiteau du poteau cornier sont décorées d’un personnage accroupi, appuyant ses mains sur sa tête, d’un bouffon portant la marotte sur ses épaules et d’un homme sauvage tenant une massue, thèmes décoratifs chers à la sculpture berrichonne de la fin du moyen âge et du début de la renaissance.
A noter qu’en 1808, cette maison a accueilli le roi Ferdinand Vil d’Espagne qui se rendait dans sa prison dorée de Valençay. (In fiche signalétique de la ville)


Cette belle maison, à pans de bois (ou colombages) peut-être datée de la fin du XVe siècle grâce aux écussons de France, de Bretagne et du Dauphiné, posés en l’honneur de Charles VIII, d’Anne de Bretagne, et de leur fils Charles-Orland (1492-1495) .
Comme pour beaucoup de maisons gothiques, le premier étage est en encorbellement afin de gagner de la place et de s’abriter en cas de pluie.
La décoration et les personnages sont de pur gothique. Seules les colonnes, au fût ombragé et annelé des encadrements de porte, annoncent très discrètement la Renaissance. Le rez-de-chaussée qui a été refait pour les besoins du commerce ; à l’origine les ouvertures étaient beaucoup moins larges. La demeure servait de halte pour les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle. C’est pourquoi on l’appelle également Maison Saint-Jacques. (In fiche signalétique de la ville)

Berger couché sur le ventre

Le berger est représenté en habit simple avec un chapeau mou et un sabot glissant de son pied ; il est couché sur le ventre, les mains sous le menton, en pleine rêverie. (Sculpteur Ernest Nivet, XXe siècle)

Patrimoine religieux

Collégiale Saint-Sylvain

À plusieurs kilomètres à la ronde, la collégiale frappe par ses dimensions5
Longueur totale : 55 m ; Largeur totale : 28 m hauteur sous voûte du vaisseau central : 18 m ; Hauteur de la tour sud : 50 m.

La collégiale Saint-Sylvain, surnommée la petite cathédrale du Berry, serait construite sur les ruines d’un temple païen et sur les vestiges d’une ancienne église du XIIe-XIIIe siècle. Classée monument historique en 1840, la collégiale abrite des reliques, auprès desquelles les lépreux priaient pour leur guérison.
Bien que construit autour d’un porche roman, le monument accuse un style gothique épuré.

À l’ouest deux tours jumelles, coiffées de flèches octogonales couvertes d’ardoises et le portail principal

Au sud une sacristie, le porche roman, la plus haute tour de l’édifice (s’élevant à 50 m) et des chapelles
Le portail roman, arboré de 21 figures sculptées servait autrefois d’entrée aux seuls lépreux. C’est autour de cet élément que débuta la construction de l’édifice gothique

Portail principal, de style gothique correspondant à la grande nef centrale

Tympan sculpté figurant le jugement dernier.

La nef, à voûtes sexpartites, a trois vaisseaux correspondant chacun à une abside. L’élévation de la nef présente un faux triforium, puisque les ouvertures ne donnent par sur l’extérieur, mais qui contribue à une créer une impression de grande hauteur

Le Chœur
Chapelle Saint-Roch

Saint Jacques : Bois peint, XVIIe siècle

A gauche, Vierge : Bois : taillé, peint (polychrome), XVIIe siècle
A droite, saint Jean : Bois : taillé, peint (polychrome), XVIIe siècle

Christ en croix (fragment) : Bois taillé, XVIIe siècle

Stalles : menuiserie, XVe siècle
Détail stalles

Vierge de Pitié : Peinture à l’huile, XIXe siècle

La Trinité : Sculpture Bois polychrome, XVIe siècle
Dieu le Père, coiffé dune tiare comme un pape, tient le fils crucifié que survole le Saint-Esprit. Cette représentation très fréquente à l’époque gothique, fut interdite par le Concile de Trente comme représentation inexacte du mystère de la Trinité. Elle a inspiré sans doute une Trinité conservée à Buzançais. (In fiche signalétique de l’église)

Le grand orgue

Les orgues de Levroux comptent parmi les plus anciennes de France. Le buffet d’orgue (la boiserie) est classé à titre d’objet aux monuments historiques depuis le 5 décembre 1908. La construction de l’orgue, ainsi que celle de la tribune à balustrade gothique en bois remonte à 1502, l’orgue était alors dans le chœur. Il fut transféré sur la tribune ouest en 1780, lors du démontage du jubé qui fermait alors le chœur.
L’instrument originel de Guillaume Saffrey (1502) fit l’objet de plusieurs modifications En 1850 la voûte de la tribune s’effondra sur l’orgue. Il fut décidé de reconstruire entièrement l’instrument dans la boiserie de 1502, hâtivement restaurée : on fit appel au facteur d’orgue Joseph Merklin qui livra un instrument neuf en 1868.
La paroisse et la ville de Levroux décidèrent en 1971 de reconstruire un instrument entièrement neuf dans le buffet gothique de 1502. Le chantier fut confié au facteur d’orgues Jean-Loup Boisseau : d’esthétique classique française, le nouvel orgue fut inauguré en 1978. Ce fut la première réalisation en France d’un orgue neuf dans l’esprit classique français, ce, depuis plus de 2 siècles.


Articles publiés dans cette rubrique

jeudi 18 janvier 2018
par  gs

Les saints Roch de Levroux (Indre)

Les saints Roch de Levroux en la collégiale Saint-Sylvain
technique : peinture
désignation : tableau : Saint Sébastien et saint Roch avec un ange
localisation : Centre ; Indre ; Levroux
édifice : église Saint-Sylvain
dénomination : tableau
matériaux : toile (support) : peinture à l’huile (…)

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