Chaudesaigues

Ici, l’eau bouillante est partout.


Chaudes-Aigues possède une trentaine de sources d’eau chaude naturelles dont la température est comprise entre 45 °C et 82 °C et dont le débit total avoisine les 10 000 hl par jour (694 l/min).
Station thermale réputée depuis l’Antiquité pour ses eaux chaudes, Chaudes-Aigues est situé dans le département du Cantal en région d’Auvergne.

Les eaux thermales de Chaudes-Aigues sont remarquables pour leurs propriétés antalgiques et myorelaxantes. Elles sont utilisées entre-autres pour le traitement en profondeur des affections rhumatismales, rhumatismes dégénératifs, arthroses, sciatiques, névralgies cervico-brachiales, séquelles de traumatisme et fibromyalgie.

Toponymie
Sidoine Apolllinaire, vers 450, nomme l’actuelle Chaudes-Aigues, Calentes Baioe qui s’est latinisée sous la forme de Calide Aquis en 1130 puis sous sa forme occitane de Chadasaygas en 1303.
La francisation de l’occitan du nord auvergnat a donné chaldas aigas « eaux chaudes », correspondance avec l’occitan caudas aiguas
donnant Caudesaigues.

La source du Par

Située au cœur de la ville, tout en haut de la place intérieure, dans une ruelle, la source du Par débite 300 litres par minute (soit 5l par seconde) et sourd à 82° C soit l’une des plus chaudes d’Europe.
La source tire son nom de Parer car elle était utilisée autrefois par les bouchers pour parer (épiler) les cochons.
L’eau servait aussi à parer les pieds et têtes de veau, et à dégraisser la laine de mouton.
Aujourd’hui l’eau est principalement utilisée par l’établissement thermal et le centre thermal Caleden.


chimie. – Observations nouvellesM. Berthier Ingénieur des mines. -1810.-
L’eau des sources de Chaudes-Aigues a quatre-vingt-huit degrés centigrades de température en sortant de ta terre. Sa température, sa limpidité et sa qualité ne varient jamais. Cette eau ne contient aucun gaz, n’a aucune odeur, ni aucune saveur particulière ; elle a cependant une qualité savonneuse, reconnue par les gens du pays qui remploient pour laver le linge et à fouler les étoffes de laines. Elle forme à sa sortie un léger dépôt ocracé, et elle encroûte les tuyaux qu’elle parcourt de concrétions calcaires assez minces et peu ferrugineuses. […]
Aucun de ces principes [qui la constituent], dit M. Berthier, n’est renfermé dans les roches qui constituent le sol d’où sortent les eaux de Chaudesaigues. Cette observation importante s’applique au plus grand nombre des eaux minérales connues, et fait voir qu’on n’a encore aucune idée juste ni sur les causes qui introduisent dans les eaux les matières que la chimie y fait connaître, ni sur la nature ou la profondeur des couches où les eaux s’emparent de ces matières. Les habitons tirent un grand parti de ces eaux, non seulement pour laver le linge et pour préparer les aliments, mais ils les regardent comme très propres à la guérison d’un grand nombre de maladies. Ils s’en servent aussi pour chauffer leurs maisons.
(In dictionnaire des découvertes en France, Tome troisième, Paris, août 1822)


En décembre 1826, l’Académie entend un rapport fait par M. Eminery sur les eaux minérales de Chaudes-Aigues. Ces eaux sont très anciennement connues ; Sidoine Apollinaire affirme que les Romains en faisaient un très grand usage contre la phtisie pulmonaire, les maladies du foie et les maladies de langueur. On voit encore Chaudes-Aigues et dans ses environs, le reste des établissements qu’ils y avaient fondés. La composition de ces eaux cependant ne leur était pas bien connue, ou, ce qui serait fort remarquable, elle aurait changé depuis celle époque, car ils les regardaient comme des eaux sulfureuses tandis que toutes les recherches faites depuis soixante ans n’y ont fait découvrir, ni soufre, ni sulfure d’aucune espèce.
(In Archives générales de médecine, 5ème année – Tome XIV, Paris, 1827)

Le lavoir à eau chaude

Longtemps les femmes sont allées laver leur linge dans cette partie du Remontalou où des sources et des dégagements gazeux « échauffaient » l’eau de la rivière.
A la fin du 19ème siècle, un premier lavoir est aménagé mais il faudra attendre 1929 pour qu’un lavoir couvert soit alimenté par la source Lestende (62°C), comportant 2 bacs successifs permettant ainsi un refroidissement progressif de l’eau.

Eglise Saint-Blaise et Saint-Martin

2ème moitié 15ème siècle ; 18ème siècle ; 2ème quart 19ème siècle.
Dénommée à l’origine Eglise Saint Martin, l’église paroissiale prit, au 18ème siècle, le nom de Saint Martin-Saint Blaise, associant ainsi au culte de Saint Martin celui de Saint Blaise, patron d’une ancienne communauté de prêtres de Chaudes-Aigues.
D’abord simple vaisseau surmonté d’un modeste clocher et entouré d’un cimetière, elle fut au 14ème siècle, agrémentée de deux chapelles dans la première travée, l’une, à droite, consacrée à Notre Dame et à Saint Blaise, l’autre, à gauche, fondée par Guillaume de Montvallat.

Au siècle suivant, dans la deuxième travée deux autres chapelles sont construites, à droite, la chapelle Saint Pierre, à gauche, la chapelle Sainte Anne.

Au 16ème siècle, le chœur s’orne de stalles de bois sculptées avec sur le dossier le blason du chapitre (classées monuments historiques). Elles étaient destinées aux chanoines et aux choriers.

Pietà provenant de la Chapelle Notre dame de Pitié située en bord de route avant d’entrer dans Chaudesaigues en provenance du Nord.

Vierge de Pitié

Marbre blanc, h = 72,5 ; la = 68,5 ; pr = 21 du 16ème siècle. Achetée à Paris dans les années 1950, cette sculpture donnée à l’église en 1980, proviendrait de Saint-Mihiel. La tête de Sainte-Madeleine, volontairement refaite dans un style différent, est l’Oeuvre d’un élève du sculpteur Belmondo.

Chapelle des pénitents


Les Pénitents
C’est au 13ème siècle, en Italie, que naissent les Confréries des Pénitents.
La fondation des confréries dites de pénitents est encore, aujourd’hui, controversée. Elle est attribuée par certains à un dominicain italien du nom de Ranieri qui aurait mis l’accent sur la pratique de la flagellation ; par d’autres, à un chanoine de Saint Vital de Rome, ou encore à Saint François d’Assise (en 1221) ou Saint Bonaventure (en 1271) lequel en est, assurément, le principal organisateur.
Les Pénitents sont recrutés parmi les laïcs (« les gens du siècle ») dont la vie privée est irréprochable, qui sont de bonnes mœurs, défenseurs du dogme catholique et opposés à l’esprit de la Réforme.
Leur habit distinctif consiste en un sac de toile (robe) descendant jusqu’aux pieds complétée d’une cagoule percée d’ouvertures pour les yeux et d’une ceinture ; l’ensemble de la couleur de la confrérie.
On trouve ainsi des pénitents blancs, des pénitents noirs, des pénitents rouges, des pénitents gris, des pénitents bleus… le blanc symbolise la pureté.
Exceptionnellement les femmes peuvent être admises. Elles assistent aux offices mais ne portent pas l’habit.

La confrérie des Pénitents blancs ou du Gonfalon (altération de « gonfanon » désignant leur bannière) fut instituée à Chaudes-Aigues, le 12 août 1595, sous l’appellation de "L’Assomption Notre Dame".
Ses statuts furent « pressés et rédigés par ordre et articles » en l’an de grâce 1597, sur le modèle de ceux des Pénitents du Puy et approuvés par l’évêque de Saint-Flour le 15 mars 1598.
Jusqu’en 1598, les Pénitents blancs de Chaudes-Aigues se rassemblaient dans la chapelle Saint-Antoine Saint-Julien. Ce n’est qu’au début du 17ème siècle qu’ils firent construire, à l’entrée du faubourg de l’Hert, la chapelle que nous connaissons aujourd’hui. Sous la Révolution, elle devint lieu de réunion de la société populaire. En 1802, les Pénitents retrouvèrent l’usage de leur édifice mais sans autorisation officielle et ce n’est qu’à la Restauration, sous Louis XVIII, qu’ils purent reprendre normalement leurs activités.

La confrérie s’éteignit au début du 20ème siècle et nous légua, entre autres, le magnifique retable, style Renaissance, datant du 17ème siècle.

Photo plaquette de l’Office du Tourisme

Le retable est de style baroque espagnol (deuxième époque baroque), du 17ème siècle qui se caractérise par : une décoration chargé ; des couleurs éclatantes ; des colonnes torsadées ; des travées verticales superposées ; le remplacement des panneaux peints par des statues.


La chapelle des Pénitents est utilisée en saison comme lieu d’exposition.

Les belles Aubrac

La race Aubrac qui nous rappelle que nous sommes dans la partie de l’Aubrac cantalien traversée par le ruisseau du Remontalou.

Un pelage froment, des cornes en forme de lyre, des yeux qui semblent maquillés de khôl…


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