Cognac la Forêt

La commune de Cognac s’est construite autour d’un château féodal.
Appelée Compenach puis Counhac en 1315 puis Coignac et Cognac.

Pour éviter la confusion avec Cognac en Charente, la commune adopte Cognac le Froid en 1918 (appellation qui désignerait les terres froides incultes qui surplombent le village). Appellation peu flatteuse alors les habitants ont dû mener un long combat administratif pour obtenir de s’appeler Cognac la Forêt en 1979.

Antérieurement chapelle du château, l’église des 12ème - 13ème et 15ème siècles, révèle les armoiries des anciens seigneurs sur ses clés de voûte, les seigneurs de Cognac (16ème), les Joubert de la Bastide (17ème) et les Gay de Nexon (17ème).
L’église fut érigée en église paroissiale en août 1265.

La nef unique se termine par un chevet plat. Elle est constituée de deux travées, la première étant surmontée du clocher, la seconde logeant l’autel principal. enfin, deux chapelles latérales bordent le nef de chaque côté.

Clés de voûte et culots

  • Les Lur

La clé de voûte sur croisée d’ogives sont ornée des armes de la famille de Lur, de gueules à trois croissants d’argent au chef d’or.
Les ogives retombent sur des culots sculptés à visage humain.

  • Les Cognac

La clé de voûte sur croisée d’ogives sont ornée des Cognac : d’argent au lion de gueules, couronné et armé d’azur.

  • Les Joubert de la Bastide

Les armes des Joubert de la Bastide se lisent d’or à cinq fusées de gueules accolées et rangées en fasce.

La fontaine pyramidale (pompe à balancier) sur la place de l’église

La Lanterne des Morts

Erigée dans le cimetière au 12ème siècle, elle mesure 6,50 m de haut sur 0,90 m des quatre côtés orientés selon les points cardinaux.
D’une élégante simplicité. Le parement qui constitue un côté est complété par l’épaisseur de la pierre qui forme le côté suivant. Ses angles sont décorés de quatre légères colonnettes dont les chapiteaux supportent la toiture pyramidale.
On montait le fanal dans le lanternon par la porte ouverte au levant.
Cette lumière était le symbole de la foi chrétienne veillant sur les défunts et les protégeant.

Aux alentours

  • Puits à balancier
    Sur la petite place du hameau La Berthe (commune de Saint-Auvent).
    Un puits à balancier du 8ème siècle, reprenant les techniques arabes des occupants de l’époque.
    Les bois sont de chêne, impressionnants de solidité et de hauteur. La flèche dépasse les 6 mètres.

    Le puits est en tout point semblable au « chadouf » que l’on trouve en Afrique du Nord.
    On appelle également ce type de puits, puits Cigogne.

  • Dolmen : construction du Néolithique

    On dénombre 126 dolmens dans le Limousin. Les dolmens sont des sépulture collectives à inhumation construites au Néolithique.
    Ici apparaît le squelette du Dolmen de Chez Moutaud. Il manque des éléments comme le tumulus car à l’origine le dolmen était enfoui dans un tertre en terre ou en pierres appelé tumulus.
    A une trentaine de mètres du dolmen, le petit menhir de 1,60 m de haut jouait le rôle d’indicateur du dolmen.
    De nombreuses légendes faisant intervenir la Vierge planent encore sur la région.

    Croix de Roussis


Jusqu’à la Révolution, le village de Roussis* était situé en Poitou et dépendait du seigneur de Cognac.
Celui-ci, également seigneur de l’enclave limousine du Puy-Judaud, obligeait les habitants du roussis à faire moudre leurs grains dans son moulin banal limousin de « Las Mongeas », et par là même à s’acquitter de taxes plus élevées qu’en Poitou.
Mécontents, les habitants de Roussis lui intentèrent un procès.
Par jugement définitif rendu à Poitiers, le seigneur fut débouté et condamné à payer des dommages au village.
Les habitants lui demandèrent de consacrer la somme à l’érection d’une croix de pierre qui, pour les générations futures, manquerait leur victoire.
jadis, dressée au centre du village cette « croix de victoire » a été déplacée en 1934, et le bénitier lui a été associé.
En 2012 l’Association Patrimoine de Cognac la Forêt, en partenariat avec l’Association Vieilles Pierres et patrimoine rural situé à saint Bazile ont œuvré pour la sauvegarder.
*Roussis : probablement de l’occitan « rossin » : cheval de service, cheval quelconque pour distinguer une ferme pourvue d’un cheval de celles qui n’en avaient pas
(Planche touristique de la croix)

Porte ouvragée à Roussis

Taureau limougeaud


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lundi 9 avril 2012
par  gs

Le saint Roch de Cognac la Forêt

Le saint Roch de Cognac la Forêt en l’église Saint-Priest Haut Relief polychrome de Saint Roch de 1630 : une pure merveille
Catégorie : Sculpture
Edifice de conservation : église paroissiale Saint-Priest
Matériaux : calcaire : taillé, peint, polychrome
Description : Ce haut-relief engagé à (…)

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