Gouzangrez

Gouzangrez est située dans le département du Val-d’Oise, dans le Parc naturel régional du Vexin français, en région Île-de-France.


Le parc naturel régional du Vexin
PNG - 171.4 ko Créé par un décret du 9 mai 1995, il couvre une superficie de 65.670 hectares dont 53.686 ha dans le Val-d’Oise (78 communes) et 11.984 ha dans les Yvelines (20 communes) et concerne directement près de 80.000 habitants. La zone du parc est essentiellement consacrée à l’agriculture. Le maintien et le développement de cette activité traditionnelle, en l’orientant vers la diversification et le respect de l’environnement, est l’une des orientations principales de la politique suivie par le parc régional. (In Wikipédia)

Toponymie
De Gunza, nom de femme germanique et de greso, friche.
Attesté en 1164 sous la forme de Gouzengrès et en 1249 Gorengrei.

La mairie

Du XVe au XVIIIe siècle, les Soulfour de Noville sont les seigneurs de Gouzangrez.
La seigneurie de Gouzangrez passe dans la famille de Butler à la mort du dernier des Soulfour en 1749. A ce titre Jean-Baptiste comte de Butler (1717-1755) se disait seigneur de Gouzangrez.

Eglise Notre-Dame de l’Assomption

La construction de l’église date du XIe siècle pour la nef et du XIIIe siècle pour le transept et le chœur.
Toutefois l’étage de beffroi du clocher en bâtière central a été reconstruit plus récemment.


Le prieuré sainte Genevière
Au Moyen Âge, Gouzangrez n’était pas sous l’autorité spirituelle d’un curé. C’est au cours du XVe siècle que des religieux s’installent dans le village. Il y avait cependant une petite chapelle construite sur 54 arpents, laquelle appartenait à Saint-Louis, roi de France. Au milieu du XVe siècle, Louis XI fit bâtir un petit séminaire de religieux de l’ordre de Saint-Augustin. Attenant à l’église, il fut nommé prieuré Sainte-Geneviève. Le bâtiment donnait directement accès à l’église par la chapelle soutenue par une arcade en ogive. Le prieuré était, à cette époque, administré par le prieur Saint-Vincent de Senlis.
Par la suite, l’accès entre l’église et la chapelle fut condamné. Le reste de l’édifice date quant à lui du XIXe siècle. Dans la cour du prieuré, on remarque la présence d’un puits d’une profondeur de 40 mètres, couvert d’une margelle monolithe. Il devait sans doute approvisionner en eau souterraine la communauté des moines qui y résidait.
(In fiche signalétique de l’église)

A droite dans le cimetière, une croix du XIIIe siècle

La tourelle d’escalier d’accès aux combles est surmontée d’une Vierge du XIVe siècle.

Portail roman du XIIe siècle

L’archivolte de la fenêtre est surmontée d’un rang de têtes de clous et dessous court un rang de fleurs de marguerite. L’archivolte retombe sur des tailloirs carrés profilés d’une plate-bande, de deux listels et d’un cavet. Les quatre chapiteaux du portail sont identiques : « Une volute très accentuée, en corne de bélier ».

La nef

La nef a été revoûté à la Renaissance

La croisée du transept conserve son architecture gothique élégante d’origine, abstraction faite de la voûte.

L’Assomption

Huile sur toile, Ecole française, 2e quart 17e siècle

Vierge à l’enfant ; XIVe siècle ; pierre, peint (Polychromie du 19e siècle)
Dalle funéraire de Pierre de Pedou, écuyer, 1333

Inscription : Date : 1333. inscription : Cy gist Pierre de Pedou escuyer qui trespassa l’an MCCCXXXIII le mercredi XXVIe jour de janvier priez Dieu pour l’ame de li.


Les Dishley-mérinos de Gouzangrez
C’est Yvart, inspecteur général des écoles vétérinaires et des bergeries de l’Etat, qui eut l’idée de croiser le bélier anglais de Leicester avec la brebis mérinos.
[…]Le troupeau de la ferme de Gouzangrez remonte à l’année 1878. Pour la formation de ce troupeau, M. Delacour (officier du Mérite agricole) a acheté dans les meilleures bergeries du Soissonnais et de la Bourgogne de bonnes brebis mérinos, qui, dès la première année, ont été croisées avec des béliers dishley et dishley-mérinos provenant eux aussi de bergeries en renom et de la bergerie de Grignon.
[…]Chaque année, afin de toujours pouvoir maintenir le troupeau bien homogène M. Delacour fait l’acquisition de béliers de race dishley pure. Ces reproducteurs sont achetés en Angleterre dans les meilleures bergeries, et autant que possible parmi les descendants de la fameuse bergerie de Bakewell, de Dishlet-Grange.
[…]Par la sélection des croisements raisonnés, M. Delacour est parvenu à résoudre le difficile problème de produire avantageusement de la viande. Les animaux provenant de son élevage n’ont pas la viande médiocre, recouverte de suif, du dishley, ni la viande un peu dure du mérinos.[…] (In Journal d’Agriculture pratique, Tome I, janvier à juin, 1899)


Ferme du Clos du Saule
Cette ferme est composée d’une maison en retrait avec cour devant, flanquée de chaque côté de bâtiments d’exploitation sans étage.
Un de ces bâtiments annexes abrite dans ses combles un pigeonnier de plus de 400 trous de boulins. La taille des colombiers variait selon la superficie des terres labourables, ce qui permet d’estimer l’importance de l’ancienne exploitation. On les élevait également afin de récolter le guano qui servait d’engrais naturel. Jusqu’en 1789, seuls les seigneurs ayant fief et possédant un domaine pourvu de terres labourables, avaient le droit de construire un colombier à pied.
Aujourd’hui, le Clos du Saule est une charmante demeure de caractère, entourée de 5.000 m2 de verdure.
En 1903, des moutons à destination du Transvaal furent rassemblés dans la cour du domaine. Il s’agissait de 103 brebis et béliers reproducteurs, de la race Île-de-France, en partance pour le Transvaal, une province d’Afrique du Sud. Ce troupeau fut offert par la France au peuple Boers en difficulté. (In fiche signalétique de la ville)


Ferme de la distillerie
Située à l’entrée du village, elle se compose de plusieurs bâtiments d’exploitation et aménagements agricoles : distillerie, grange, écuries, bouverie, auge et puits. La construction de la distillerie, quant à elle, date de juin 1878. Au plus fort de son activité (moissons, semailles, élevage de 1.500 animaux, récolte des betteraves et fabrication d’alcool), la ferme employait alors une centaine de personnes.
Une partie de ce bâtiment renferme encore les traces de l’architecture de Gustave Eiffel et l’on peut encore admirer à l’extérieur sa cheminée en brique haute de 26,5 mètres
En 1950, Pierre Mendès France fit fermer de nombreuses distilleries afin de lutter contre l’alcoolisme. Celle de Gouzangrez cessera définitivement son activité en 1953. Les installations furent démontées, mais les bâtiments, les bacs à alcool, le petit chemin de fer et la cheminée témoignent encore du passé industriel du village. (In fiche signalétique de la ville)


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mardi 2 juin 2020
par  gs

Les saints Roch de Gouzangrez (Val d’Oise)

Les saints Roch de Gouzangrez en l’église Notre-Dame de l’Assomption
Dénomination de l’objet : Statue
Titre courant : Statue : Saint Roch
Localisation : Île-de-France ; Val-d’Oise (95) ; Gouzangrez
Nom de l’édifice : Église Notre-Dame-de-l’Assomption
Catégorie technique : Sculpture
Matériaux et (…)

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