Tregarvan

Trégarvan est situé, dans un méandre, sur la rive gauche de l’Aulne maritime, au pied du Ménez-Hom.
Trégarvan ou « la perle de l’Aulne », qui doit son nom à l’ancien breton treb (trève) et du cours d’eau « Garvan », fait partie de la communauté de communes du pays de Châteaulin et du Porzay.
Son nom a varié au cours des âges : Tribu Carvan (11ème siècle), Treffcarvan en 1535 ou Tregarven en 1599.

Trégarvan, qui était à l’origine une trève de la paroisse d’Argol et dépendait de l’évêché de Cornouaille, devint commune en 1792.

Eglise Saint-Budoc (14ème, 18ème siècle)

Selon la légende, l’église devait être édifiée sur les hauteurs de Trégarvan, mais les pierres amoncelées pour la mise en œuvre dévalèrent la pente jusqu’à la berge. Cet étrange phénomène imposa la prudence et l’église fut bâtie sur les rives de l’Aulne.

L’édifice actuel, bien que ne portant aucun millésime, semble être reconstruit au 16ème siècle, comme l’attestent la pénétration directe des grandes arcades en plein cintre dans les piliers ainsi que l’écu mi-parti sur le porche sud portant les armes des Kergadiou et des Kerlozrec. Puis au début du 18ème siècle (date intérieure de 1706). Enfin sur le porche en plein cintre on peut lire 1839.

L’église, l’enclos, le cimetière.

L’église comprend une nef de six travées avec bas-côtés et un chœur éclairé latéralement.
Son clocher ouvragé du 17ème siècle, composé d’une tour à deux étages surmontée d’un beffroi amorti par une flèche, n’a qu’une galerie.. Les arêtes de la flèche sont ornées de têtes humaines.

Proche de l’Aulne, l’enclos paroissial a conservé son cimetière, dans lequel s’élève un petit calvaire du XVIème siècle qui présente un Christ et des anges recueillant son sang dans des vases.
Devant l’église, à l’entrée du cimetière, une émouvante Pietà et la statue de Saint Budoc à la légende non moins mystérieuse.


Saint Budoc
On le dit né en Irlande et arrivé miraculeusement en Bretagne dans une auge de pierre… une plaisante façon de décrire les curraghs : bateau à fond plat et lesté d’une grosse pierre, utilisé par les moines d’outre-manche dans leurs pérégrinations vers l’Armorique.
Sur l’île Lavrec, près de Bréhat, où il crée un monastère, on lui confie un jeune homme plein d’avenir : Guénolé, le futur fondateur de la prestigieuse abbaye de Landévennec.

Intérieur

Vitraux gothiques à remplage

Vitrail central
Le Sacré Cœur apparaît à Marie-Marguerite Alacoque.
En fond : Basilique du Sacré Cœur de Paray le Monial.
En médaillon : le Cœur sacré de Jésus. « Voici le cœur qui a tant aimé les hommes jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. »


Musée de l’école rurale en Bretagne
Aux portes de la presqu’île de Crozon, dans le parc naturel régional d’Armorique, l’ancienne école de Trégarvan est le cadre idéal pour l’évocation de thèmes clés liés à l’école : ruralité, langue française et langue bretonne, école du « diable » et école du « bon Dieu », monde de l’écolier et de ses maîtres.
École édifiée en 1907 au centre du territoire communal.

En 1910, plus de 100 élèves venus des hameaux dispersés fréquentaient l’établissement. La position géographique de l’école permettait aux élèves, même les plus éloignés, de parcourir moins de 2 km à pied pour rejoindre l’établissement.


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vendredi 9 septembre 2011
par  gs

Le Saint Roch de Tregarvan

Le Saint Roch de Trégarvan en l’église Saint Budoc

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