Etampes

Étampes est située dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.
Ville royale fortifiée depuis le Moyen Âge, comté et pairie devenus duché donné en apanage à trois favorites successives, Etampes est aux confins de l’agglomération parisienne et des larges plaines de Beauce.

Etampes et les favorites
Etampes fut de tout temps apprécié par les grandes dames de la Cour. La reine Brunehaut y perdit son trône en 612 ; Blanche de Castille y vint souvent ; Anne de Bretagne y vécut.
Puis ce fut l’apanage des courtisanes :
François Ier donna le comté et la ville à sa favorite Anne de Pisseleu dont le mari, complaisant, fut même créé duc d’Étampes en 1536.
Henri II l’attribua à sa propre favorite, Diane de Poitiers.
Henri IV l’offrit à sa favorite Gabrielle d’Estrées.

Toponymie
Étampes vient probablement de stampfe (en germain) du nom d’une foulerie de grains ou d’un grand pressoir lors de l’occupation des Francs du IIIe au Ve siècle.
Le nom d’Étampes est attesté à partir du VIIe siècle, d’une part sur la monnaie mérovingienne et d’autre part par deux citations dans les livres de l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours.
Le nom s’est décliné au cours des siècles : Castellum Stampis, XIe siècle ; Stampae Vetulae, 1046 ; Stampas, 1073 ; Veteres Stampas, 1085 ; Stampae, 1194 ; Estampe,1260 ; Estampes, 1370 ; Étampes sous le duc d’Orléans au XIVe siècle, la mention « Étampes la Vallée » figure sur la cloche du duc de Berry à Notre-Dame en 1401 ; Estempes, XVIe siècle. L’orthographe Étampes semble s’imposer à partir de 1711, mais la carte de Cassini mentionne, encore, « Estampes » en 1785.
En français, l’orthographe Estampes a survécu jusqu’au XVIIIe siècle.


Etampes c’est une belle rue (Charles Quint).
Étampes, c’est une grosse tour entrevue à droite dans le crépuscule au-dessus des toits d’une longue rue. (Lettre à Léopoldine, Victor Hugo, 1834).

L’homme nu brisant ses chaînes

La statue en bronze représente le jour de la Libération. Œuvre du sculpteur Pierre Léauté, en 1960, elle a trouvé sa place au square de la Libération.

La gare ferroviaire sous les vestiges de la tour de Guinette du château d’Etampes construit sur le plateau de Guinette (du nom d’une ancienne ferme appartenant au dénommé Guinet). La tour de Guinette est un donjon quadrilobé dont chaque tour fait 13 m de diamètre qui donnait en centre de 20 m de diamètre. Ce système permettait de faire un donjon élevé en allégeant le système de voûte qui soutenait l’ensemble.

Collégiale Notre-Dame du Fort


Collégiale Notre-Dame du Fort
La collégiale Notre-Dame a été fondée dans la première moitié du XIe siècle, probablement par le roi Robert le Pieux qui avait choisi d’établir à Etampes l’une de ses résidences. Cet établissement fut dès l’origine occupé par une douzaine de chanoines qui vivaient aux abords de l’église. Les laïcs, qui ne devaient être admis qu’exceptionnellement à Notre-Dame, allaient quant à eux prier à l’église Saint-Basile.
Le chapitre de Notre-Dame était, au Moyen Âge, l’une des institutions les plus puissantes d’Etampes. Favorisé par les rois, il semble avoir été toujours prospère. Les chanoines tenaient beaucoup à cette position privilégiée et avaient les moyens financiers de la revendiquer.
C’est sans doute pour cette raison que la collégiale révèle cette volonté de monumentalité et de grandeur. Les différences de style sont un véritable reflet du foisonnement d’idées, de ce carrefour des influences artistiques que représente l’Île-de-France dans les années 1130-1150.
(In http://mairie-etampes.fr)

De la collégiale primitive fondée vers 1022 par le roi Robert le Pieux qui s’éleva à la place d’une petite chapelle dédiée a Saint Serin, l’un des premiers apôtres de la région, et achevée vers le milieu du XIe siècle, seule la petite crypte sous le chœur subsiste.

L’architecture de l’église est empreinte d’influences parisiennes et champenoises et montre toutes les étapes de la genèse de l’architecture gothique en conservant le style roman tardif qui domine. Le clocher-porche de plan carré avec son élégante flèche octogonale en granit culmine à 55 m dont la construction s’est terminée vers 1180, compte parmi les plus élégants d’Île-de-France : « Un défi jeté par l’art roman à l’art ogival à peine né ».
Vers 1200, la collégiale est fortifiée de parapets crénelés qui sont plaqués contre les murs « gommant » les angles de son enveloppe extérieure et un chemin de ronde est aménagé.

Portail occidental

Le tympan est sculpté de bas-reliefs sur deux registres. Le motif principal, au milieu du second registre, est le Couronnement de la Vierge.

Détail : linteau portail occidental
Portail sud : le portail royal

Mutilé en 1362, au moment des guerres de religion. Réalisé en 1130 pour la réunion du fameux Concile national d’Etampes (Etampes ville royale, recevant solennellement les délégués de ce Concile, le portail Royal s’apparente fortement au portail Royal de Chartres. Les statues-colonnes sont des personnages de l’Ancien Testament (de gauche à droite : la reine de Saba, Salomon, David, Melchisedech, Moïse, la reine Esther).
Les frises des chapiteaux évoquent les thèmes de l’Incarnation et de la Rédemption. Les voussures intérieures figurent les vieillards de l’Apocalypse tandis qu’à l’extérieur sont représentés des prophètes. Un Christ en gloire orne le tympan, accompagné d’anges. Les douze apôtres et la Vierge sont sculptés sur le linteau.

Détail : frise portail Royal
Détail : archivolte portail Royal


La cathédrale d’Etampes : Auguste Rodin, 1914
Logé pour quelques jours non loin de la Cathédrale, je m’endors et je m’éveille dans sa pensée. Avec la sonnerie de l’Angélus commence ma vie de voyage. Tout à l’heure, jusqu’au soir, je serai repris par l’enchantement devant cet unique joyau d’une ville, pour tout le reste, déshonorée par la barbarie municipale.
Un homme qui vécut il y a dix siècles s’est ranimé en moi. — Y a-t-il donc des noblesses de l’esprit qui traversent les siècles comme la noblesse du sang ?… Mais ne suis-je pas trop présomptueux ? Non. Je dois à l’art tout mon développement.
La coquette église n’est pas grande. Mais quel clocher ! Quelle grâce il avait, hier, au clair de lune !
C’est le clocher en fer de lance. Les renflements sont donnés par de petites tourelles ajourées de colonnettes. Un grand mur, un grand repos très large : c’est la façade de côté. Ce mur est repris en richesse par le portail, noir, bas-relief - haut-relief. Ce portail, très différent des portails gothiques, rappelle un peu, par ses saillies, les sarcophages antiques. Car j’ai oublié de vous dire que cette petite église est romane. Ses saints et ses docteurs, très allongés, se dressent à la porte et au tympan de la porte. Impossible de ne pas reconnaître en eux les vraies colonnes de l’Église. La netteté si ordonnée du plissé de leurs tuniques, leurs gestes mesurés disent leur certitude et la force de leur esprit, comme les petits ornements écrasés sous leurs pieds proclament leur victoire sur les passions et les vices. L’arcade du tympan s’élève au-dessus d’eux, et les saints y apparaissent espacés comme des planètes dans la demi-circonférence de trois ciels.
Ils sont encore à nous ! Puissent-ils ne jamais entrer dans les « collections » ! Puissent-ils ne jamais être arrachés de cette porte et vendus pour laisser passer l’aveugle Progrès !
Mais il faut tout craindre, puisque ces merveilles, qui ont fait la gloire de tant de siècles, sont pour nos contemporains comme si elles n’étaient pas. Et comment, ici même, éviter la pensée de la violence ? Elle a mis là beaucoup de son empreinte injurieuse. Quelques saillies sont striées, quelques chapiteaux sont cassés, les supports des statues de saints, leurs draperies, mutilés.
Les iconoclastes sont revenus, avec les princes des prêtres et les architectes, les restaurateurs, et les conseillers municipaux…
Je suis entré de nouveau dans l’église ; j’ai recherché et retrouvé la joie que me prodigue toujours ce doux combat des ténèbres et des clartés mystiques. — Je veux revivre cet instant…
… Ma pensée, caressée par les chants, s’agite et se déroule comme le serpent charmé, et s’étonne, d’abord, de l’ombre. La porte franchie, une seule impression me domine : le sentiment du grandiose, dans la nuit savamment organisée et approfondie.
Mais voici qu’au fond les fenêtres trouent le mur de clartés. Je commence à voir.
Là-bas des flambeaux font comme une ardente couronne de fleurs intellectuelles, qui brûlent sans mouvement.
Les colonnes viennent de m’apparaître en leur calme ordonnance ; elles se tranquillisent encore en s’approchant de moi. Elles s’éloignent, quand j’ai passé, s’irisent en traversant le fond, et reviennent de l’autre côté, pareilles et jamais identiques, puisque je les vois à des distances différentes. Je crois contempler les vierges blanches d’une procession, qui passent tout près, suivent leur chemin, s’effacent et réapparaissent, après avoir accompli le rite. — Tout a une vie à la fois humaine et sacrée dans cet art miraculeux. Et comme des effets composés y sont rendus par des procédés simples !
Mes yeux s’habituent. L’ordre réel des choses s’est révélé. Mais à la réalité la poésie n’a rien perdu.
Au fond de l’abside, les vitraux sont comme des astres calmes dans le firmament. — Les vitraux font aussi penser aux fleurs, aux vraies fleurs, quand ils sont de vrais vitraux.
Que l’ombre est douce ! Il semble qu’elle berce les chants du fond du chœur. Et la distance transforme les vitraux en fresques, un peu effacées.
Quelle harmonie ! Comme on voudrait l’emporter avec soi pour se défendre contre l’hostile incohérence du monde !
Des lumières immobiles enflamment l’espace et je distingue la foule des fidèles.
Une femme arrive, frémissante de jeunesse sous ses longs voiles noirs ; ses lignes ondulent, variées par les draperies. Une autre, distraite et charmante, remue les lèvres ; je ne suis pas sûr qu’elle prie. Par moments, les courants de la foule s’entre-croisent, traversés par des femmes au pas rapide, qui sont comme des flèches lancées par la grâce.
Depuis longtemps, on entendait cheminer des voix lointaines, alternant, enlaçant leurs rythmes ; elles se rapprochent. C’est la procession qui vient, et la voici.
D’abord, trois jeunes hommes, gracieux comme des muses. L’un tient la croix, les deux autres des chandeliers ; leurs gestes ont la douceur et la fermeté des gestes qu’on voit sculptés aux tympans. Le costume est ancien aussi, heureusement, et les lents versets marcheurs se répondent dans ses plis.
Ensuite, des jeunes filles, que conduit une religieuse, magnifique exemplaire d’humanité : sévère, droite, belle comme la cariatide du devoir.
Rien à dire des hommes, des prêtres, aux traits sans distinction, à la physionomie fermée, dont la sympathie se détourne. Je note seulement dans leur groupe deux grands enfants de chœur balançant l’encensoir : gestes heureux, si mesurés, si retenus !
C’est le grand instant : cette foule chante son cœur dans la prière — versets, antiennes, mélopées. Elle est muette, apparemment ; mais elle a délégué sa voix. L’homme d’âge et l’enfant l’adressent au ciel pour tous, en des chants admirables, qui sont comme les véritables hauts-reliefs du sanctuaire, où les saints rangés aux voussures les accueillent.
Comme elles aiment la sculpture, ces Cathédrales ! Elles inspirent aux femmes le goût de la belle draperie, leur conseillent de demander à des plis rigides un surcroît de beauté : car la modestie et la chasteté sont les sœurs aînées de la beauté, et les Cathédrales le savent.
Un magnifique éloge de la femme n’est-il pas formulé partout, ici, dans la langue plastique de la prière ? Et si la Vierge y est honorée la première, n’est-ce pas elle qui nous ouvre les portes du printemps ? Par elle ne découvrons-nous pas l’univers ?
Ne vous êtes-vous jamais arrêté, l’esprit et le cœur en suspens, interdit d’avoir découvert ce chef-d’œuvre, une femme en prière ? La femme ne perd jamais la ligne, mère de la grâce que Dieu lui a conférée, qui lui prête toujours un caractère surnaturel et qui nous suggère le désir de la couronner. Ah ! ceux qui ont pénétré au fond le plus mystérieux des plus intimes voluptés savent bien qu’elles gardent un au-delà et qu’en cet au-delà la femme nous possède encore ! — Et après avoir aperçu, dans l’église, cette femme qui priait, ne vous êtes-vous pas éloigné, puis rapproché discrètement, sans vous laisser voir, pour jouir de ce bonheur, pour admirer cette attitude en si parfaite harmonie avec la nef tout entière, ample cadre destiné à cet unique portrait ? Et pouvez-vous dire que cette femme et son naturel génie soient inférieurs à n’importe laquelle entre les plus incontestables merveilles de l’art ? N’est-elle pas, elle-même, d’une architecture parfaite ? Les colonnes du temple ne lui font-elles pas cortège, comme feraient les beaux arbres dans un jardin d’amour ?
Dans les Cathédrales, toutes les femmes sont des Polymnies, tous leurs mouvements retournent à la beauté. Cette architecture projette sa gloire sur elles comme un tribut de reconnaissance. Voyez, au tympan, le couronnement de la Vierge : comme l’artiste, qui a mis tant de chaste émotion sur cette belle figure, savait bien que la draperie de l’ombre est nécessaire à l’expression de la divinité des âmes !
En sortant, j’ai voulu étudier une fois encore mon grand bas-relief du portail, semblable à un sarcophage sur un haut mur crénelé.
Voilà une hauteur de sept mètres, je pense, sur autant de large ; un mètre de saillie pour le contrefort sur le mur ; un peu plus de profondeur à la porte, le double peut-être.
L’ombre se modèle nettement en noir autour des figures, taillées un peu à l’emporte-pièce ; c’est ce qui lui donne l’aspect bas-relief-haut-relief. Sans excès de grâce, cela n’a pas la sécheresse du byzantin-arabe, parce que les voussures de l’archivolte superposent en biais les saillies et l’ordonnance de l’ombre.
Il n’y en a pas moins, dans ce style, une sévérité dont nous reposera la douceur gothique. La justice, l’austérité, la discipline s’affirment en ces saillies arrêtées, limitées dans leur élan. Élan retenu qui surgira plus tard. L’énergie de croire deviendra la volupté de croire, la discipline se fleurira de joie.
Le grand souci des Gothiques fut, à la différence des Romans, de demander au conflit calculé de l’ombre et de la lumière la souplesse du détail. — Ce bas-relief est plutôt roman ; le noir y est ciselé. Mais que cela est majestueux de barbarie naïve et de force !
Gothiques ou romanes, d’ailleurs, nos Cathédrales sont toujours sublimes par cette sagesse des proportions, qui est, à la fois, la vertu avant toutes essentielle et la splendeur de la nature et de l’art.
Voyez, dans cette église d’Étampes, comme les grands murs, par le silence de leurs surfaces, préparent l’effet éloquent du portail et l’effet chanteur du clocher, si compact et pourtant si ajouré !
Adorable génie de l’homme, qui livre pour des siècles aux baisers des astres tout son amour, toute sa foi, tout son travail, en un seul motif de gloire !
Les Cathédrales sont mes fées merveilleuses ; elles m’instruisent en me charmant.

Le chœur

Maître-autel, marbre rouge veiné de blanc, XVIIe siècle.

Exemples de chapiteaux
Chapelle du Saint-Sacrement
Chapelle de saint Michel, patron de la ville d’Etampes
Chapelle de la Vierge
Chapelle sud
Martyre de sainte Julienne ; peinture, XVIe

La sainte est plongée dans un chaudron que deux hommes s’efforcent à faire bouillir. Sortie indemne de cette torture et de nombreux autres outrages, Julienne sera finalement décapitée par son époux païen.

Pietà, plâtre : 1850

Offerte par la reine Marie-Amélie en mémoire de la mort du duc d’Orléans en 1850.

Christ au tombeau de Claude Chantereau (sculpteur) ; Pierre, XVIe

Dernier vestige d’une mise au tombeau de la chapelle du Saint-Sépulcre servant actuellement de sacristie.

Ecce homo

Fresque au dessus de la porte de la sacristie, œuvre de Henry, dit Requin (Au XVIe siècle, il s’agissait de la chapelle du Saint-Sépulcre, elle encadrait une statue de l’Ecce Homo).
À gauche, Ponce Pilate présente à la foule Jésus, couronné d’épines. En dessous, dans la prison, se trouve le brigand Barabbas. L’auteur de cette peinture s’est inspiré très largement d’une gravure contemporaine réalisée par Albrecht Durër.


La fresque de « Ecce Homo »
Deux inscriptions en caractères gothiques nous fixent à propos, non seulement sur le sujet, mais encore sur l’instant précis que l’artiste a choisi pour sa composition dans le récit de la Passion. Ce sont simplement les deux mots que Pilate et l’auditoire échangèrent : « Ecce Homo », (voici l’homme), placés à gauche de la fresque, et « Crucifige eum », (crucifiez-le), placés à droite.
La scène se passe donc en face du Palais de Pilate, sur la place publique. A gauche, se dresse un grand perron couvert, sorte de porche avec des marches pour y accéder. Sur le bord de celles-ci se tient un personnage, dont le grand bonnet à calotte noire, avec turban blanc enroulé, marque la haute importance. C’est Pilate ayant auprès de lui son scribe. Il s’adresse à la foule et prononce le fameux « Ecce Homo ». Par le péristyle très ouvert on voit assez loin à l’intérieur Jésus, de dimension beaucoup moindre à cause de la perspective, à qui l’on vient de mettre le manteau rouge et la couronne d’épines. Jésus d’ailleurs n’est là que pour fournir une indication de plus, car le véritable Christ du tableau était sculpté en pierre et occupait le centre de la fresque sur un support au-dessus de la porte de la sacristie. Actuellement cette statue du Christ a été remplacée par une statue de la Vierge.
Sous le perron, sont les cachots, et c’est par une étroite fenêtre grillée qu’on aperçoit un prisonnier qui naturellement est Barabbas. Près de Pilate est un animal couché qui peut être un lion ou un chien. Et c’est à cause de ce lion que certains voient dans le personnage qui est à côté, le pape Léon, "léo" en latin signifiant "Léon" ou "lion". Mais cela n’a pas d’importance. A l’époque de la Renaissance, on aimait beaucoup dans les tableaux, avec les personnages, mêler des animaux domestiques ou apprivoisés.
La foule des Juifs qui fait condamner Jésus occupe la partie droite de la composition. Le personnage principal d’entre eux, Caïphe lui-même, portant robe blanche, manteau rouge et bonnet, est devant les autre au pied de l’escalier du perron. Il relève la tête pour crier : "Crucifige eum".
A côté de Caïphe, prince des prêtres, un personnage nu tête doit figurer le plus éminent des Pharisiens, un des anciens du peuple. Un troisième personnage avec un grand bonnet doit être aussi un juif important.
Derrière eux se tiennent sergents et soldats avec chapeaux à larges bords, manches bouillonnées et tenant en main des piques à gonfalons. La foule du peuple se presse derrière, représentée par quelques individus.
Le palais s’étend vers le fond mais sur la droite se détache une grande galerie qui tourne et ferme ainsi la place du palais sur deux faces. Sous cette galerie on remarque également deux personnages entourés de monde à qui l’artiste semble avoir voulu accorder de l’importance ; je croirais volontiers qu’ils figurent Hérode et Anne, si toutefois Hérode surtout ne se trouve pas plutôt sur la terrasse qui domine la galerie, en spectateur désintéressé, vêtu selon la mode la plus nouvelle, entouré de seigneurs et escorté de deux gardes dont un muni d’une lance et l’autre d’une hallebarde.
Au-dessus, dans le ciel, Dieu le Père apparaît sur des nuages au milieu d’une auréole, coiffé de la tiare et entre deux anges.
(In http://www.corpusetampois.com/)

Sacré-Cœur de Jésus ; Vierge à l’Enfant, 1820
Saint Jacques

Etampes était l’étape la plus importante depuis Paris pour les pèlerins en marche pour le tombeau du saint à Compostelle en Espagne. De Paris où ils étaient reçus dans un hospice situé au coin de la rue Saint-Denis et de la rue Etienne Marcel, il se rendaient à l’église Saint Jacques de la Boucherie (dont il ne subsiste que la clocher, la tour Saint-Jacques, près de l’Hôtel de Ville). Puis après un office Solennel, ils franchissaient la Seine, passaient par le Montagne Sainte-Geneviève pour s’arrêter à l’église Saint-Jacques du Haut-Pas et assister à un nouvel office. Il ne leur restait plus qu’à suivre la direction dans le ciel de la Voie Lactée, le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

A gauche, le vitrail (XIXe siècle) de saint Clément, offert à la paroisse par la confrérie des meuniers, riche et puissante à Etampes. Saint Clément est le patron des meuniers, il porte une meule autour du coup, objet de son supplice et il est entouré de la représentation de ses différents miracles.
Etampes, sillonnée par de nombreux cours d’eau, elle était parfois surnommée la « Petite Venise » à cause des anciens canaux qui alimentaient 32 moulins.
A droite, verrière des Sibylles, 1550. Cette verrière représente un arbre de Jessé où les rois sont remplacés par douze prophétesses portant un cartouche avec leur nom et leur oracle (les douze prophétesses païennes de l’Antiquité annonçant chacune la venue du Christ : Agrippa (« un grand prophète naîtra d’une vierge par miracle ») ; Cumes (« ils donneront des soufflets à Dieu de leurs mains criminelles, leurs lèvres impures le couvriront de crachats ») ; la Tiburtine (« celui-ci est vraiment grand, il faut l’adorer ») ; la Delphique (« il reposera couché sur la paille comme un agneau, Dieu et homme il sera élevé par les soins d’une vierge ») ; la Lybique (« il naîtra d’une vierge dans la pauvreté et son règne n’aura pas de fin ») ; la Persique (« une vierge naîtra qui nourrira son fils de son propre lait ») ; etc.
Au sommet, sont représentés Isaïe qui annonce « Un rejeton sortira de la race de Jessé », David qui dit « Tu es prêtre pour l’éternité » et la Vierge à l’Enfant.

L’orgue de tribune

Du XVIe siècle (1587), d’une remarquable proportion de tuyauterie. L’orgue fut réparé et agrandi au XVIIIe siècle puis à nouveau restauré par Louis Suret en 1843.

Orgue : statue colonne de saint Jean-Baptiste
Orgue : statue colonne de Saint Laurent
Châsse de saint Vincent-de-Paul ; Bois doré, XIXe
Saint Jean de Matha, patron des prisonniers ; Bois peint, XVIIe

Provient de l’ancien couvent des Trinitaires d’Étampes. On remarque les attributs d’usage du saint : le bréviaire et le fer, plus le captif reconnaissant mais le saint est représenté ici en un jeune homme imberbe, et non pas, comme d’habitude, un homme dans la force de l’âge, et barbu.

Saint Vincent de Saragosse, patron des vignerons ; Bois peint, XVIIe
Sainte Trinité ; Bois peint, XVIe

L’Église a longtemps refusé de représenter sous un aspect réaliste la Première Personne de la Trinité, laquelle étant invisible, ainsi ce thème est longtemps absent de l’art religieux : la Trinité est alors souvent évoquée par un idéogramme, comme trois cercles entrelacés.
Au XIIe siècle, et plus fréquemment à partir de la Renaissance, qu’est apparu une représentation figurée de la Trinité. Coiffé d’une tiare et revêtu d’un manteau rouge, Dieu le Père se présente sous les traits d’un vieillard patriarcal, doté d’une longue barbe. Il est assis, derrière et légèrement au-dessus du Christ en croix, tenant chaque extrémité du patibulum entre ses mains. La colombe, au-dessus de la tête du Christ, évoque quant à elle le Saint-Esprit.

Châsse ; Bois doré, XVIIe

« Le bras de M. Jean Chrysostome est une châsse en forme de bras portée par un ange ».

Saint Joseph (habillé en ouvrier) et l’Enfant Jésus ; Bois, XVIe
Vierge et l’Enfant

Clé de voûte : sacristie a l’allure d’une petite chapelle du XVIe siècle (autrefois la Chapelle du Tombeau).
Entre les arceaux allant aux clefs de voûte sont représentés en peinture les quatre évangélistes.

La Sainte Face pour rappeler la Passion

Clé de voûte : sacristie.
Entre les arceaux allant aux clefs de voûte sont représentés en peinture quatre anges avec les attributs de la Passion

Armes de l’archevêque de Sens

Clé de voûte : l’archevêque de Sens s’appelait Henry Sanglier.
Entre les arceaux allant aux clefs de voûte sont représentés en peinture les quatre grands prophètes : Isaïe, Jérémie, Ezechiel, Daniel.

L’ancienne chapelle de la Trinité de l’Hôtel Dieu

Hôtel-Dieu fondé vers 1195. Géré par la Congrégation de religieuses augustiniennes au XVIe siècle avec la construction d’un dortoir en 1559. L’Hôtel-Dieu est transformé en église vers 1632.


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lundi 25 mai 2020
par  gs

Le saint Roch d’Etampes (Essonne)

Le saint Roch d’Etampes en la collégiale Notre-Dame
Dénomination de l’objet : Statue-reliquaire
Titre courant : Statue-reliquaire : Saint Roch
Localisation : Île-de-France ; Essonne (91) ; Etampes
Nom de l’édifice : Collégiale Notre-Dame, actuellement église paroissiale
Emplacement de l’œuvre (…)

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