Perpignan

Perpignan, la Catalane, sur le littoral méditerranéen dominé par l’imposant massif du Canigou est une ville riche d’histoire.
Place forte et ville frontière située sur la « Via Domitia » romaine, elle est depuis toujours le lieu de passage et de brassage des peuples et terre d’asile et de refuge.
Ancienne cité romaine de Ruscino, elle obtient en 1197 une Charte des Libertés Communales octroyée par le roi d’Aragon, Comte de Barcelone, Pierre Isup<er. Les monuments de la ville attestent encore de cette libertés (Loge des Marchands, Hôtel de Ville, Palais de la Députation, Palais des Corts).
Entre 1276 et 1344, Perpignan devint la capitale continentale du Royaume de Mallorca et connait alors son âge d’or et devient un important berceau littéraire et l’étape incontournable des voyageurs philosophes. On retrouve de cette époque flamboyante les monuments du Campo Santo, l’Hôtel de Ville, les églises, la cathédrale et le Palais des Rois de Mallorca
Capitale de la Catalogne française, du 10ème au milieu du 17ème siècle, elle s’appelle «  Fidelissima Vila de Perpinyà  » en souvenir de ce titre octroyé à la ville, en 1474, par le roi d’Aragon-Comte de Barcelone, Jean II, pour commémorer la résistance des Perpignanais à l’annexion du Roussillon par Louis XI.
Perpignan est intégré au royaume de France par le Traité des Pyrénées en 1659.
Théâtre d’invasions depuis le passage d’Hannibal jusqu’à la seconde guerre mondiale, Perpignan n’en finit pas de résister et se dresse toujours fière et debout

La Casa Xanxo


Une maison gothique énigmatique
Edifiée en 1508 par Bernat Xanxo, riche marchand drapier promu bourgeois honoré de la ville deux ans pus tard, cette très belle demeure gothique se composait d’entrepôts et d’une cave voûtée qui permettait le stockage de marchandises, ainsi que d’une grande salle de réception à l’étage.
Des aménagements intérieurs, au 17ème siècle, firent évoluer le lieu d’habitation.
La Casa Xanxo fut l’objet de nombreux remaniements jusqu’en 1942.
Soulignant l’étage noble, la frise, qui présente des séquences mettant en scène des personnages grotesques et des animaux, reste encore énigmatique.
(In signalétique de la ville)

La frise sculptée en façade
Elle évoque les péchés capitaux sur la partie gauche et l’enfer sur la partie droite. Une cordelette fait le lien entre les parties.
A gauche, on identifie le lion qui symbolise l’orgueil, le changeur à sa table et sa chouette pour l’avarice. La luxure et la gourmandise sont réalistes.
A droite les diables de l’enfer qui essaient d’attirer les personnages de la partie droite.
Au centre le crâne décharné représente le passage de la vie à la mort.
La frise se termine par un enterrement.

Le Castillet


Le monument emblématique de Perpignan
A partir du dernier tiers du 14ème siècle, on entrait dans Perpignan, après avoir franchi un pont plusieurs fois reconstruit, le pont à dos d’âne, par une porte fortifiée, le Castillet.
Il fut édifié au milieu des rempart pour surveiller le passage du pont de pierre et les entrées dans la ville.
Agrandi par la porte Notre-Dame sous Louis XI, en 1483, il devint une forteresse autonome enserrée au 16ème siècle dans le bastion de Charles-Quint.
Construit en briques, avec ses ouvertures appareillées de pierre de taille, transformé en prison du 16ème au 19ème) siècle, puis en musée au 20ème, il est devenu l’emblème de la ville.
(In signalétique de la ville)

Le Grand Castillet mesure 31 mètres de longueur et le Petit huit mètres. Les parapets du crénelage sont à 20 mètres et le sommet de la tourelle à 29,20 m.
Les murs font 3,50 mètres à la base, 2,80 mètres au deuxième étage et 1,60 mètre au troisième. L’escalier en spirale qui dessert le Grand Castillet 2,77 m de diamètre.
Aujourd’hui le Castillet abrite le Musée Catalan des Arts et Traditions Populaires aussi appelé La Casa Pairal.

Palais des Corts

Au 14ème siècle, cinq cours judiciaires (les Corts) occupent les mêmes locaux. Au Traité des Pyrénées, le Roussillon est annexé au royaume de France et trois Cours seulement continuent à siéger jusqu’en 1790. De 1790 à 1920, le Palais accueille le tribunal de commerce.
Il sera ensuite désaffecté puis restauré pour devenir le siège de la Croix Rouge départementale en 1965.

La loge de Mer


Fleuron du gothique flamboyant
Edifiée sur la Pella, marché aux peaux, draps et fripes, sous Marti d’Aragon, à partir de 1397, la loge du consulat de mer abrita le tribunal maritime créé en 1388.
Construite sur le modèle des loges du royaume catalano-aragonais, elle fut doublée vers l’ouest en 1540, jouxtant ainsi l’hôtel de ville.
Au milieu du 18ème siècle, ce monument fut transformé en théâtre par le comte de Mailly, et devint au 19ème un relais pour diligences, puis le Café de France.
La caravelle et le bas-relief sur la façade de la rue des Marchands, figurant un Saint-Jean-Baptiste debout sur les eaux, évoquent encore le consulat de mer.
(In signalétique de la ville)

Mairie


La Maison des consuls
Bâti en 1318, l’édifice primitif, qui ouvrait sur la place par deux arcades en plein cintre, est à la base du vestibule de l’hôtel de ville.
Son plafond peint du 14ème siècle repose sur des corbeaux sculptés d’un bestiaire fantastique.
La maison consulaire fut exhaussée et agrandie aux 16ème et 17ème siècles.
La Méditerranée, d’Aristide Maillol, médite au centre du patio.
La façade de cailloux roulés est typique de l’architecture catalane, les grilles en fer forgé de ses larges portes sont du 18ème siècle.
Les trois mains en bronze ou bras en bronze, sur la façade, symbolisent l’organisation sociale de la cité sous l’Ancien régime.
(In signalétique de la ville)

Façade de la Mairie

Une cité militaire


Des édifices militaires français
Perpignan, disputée entre la France et l’Espagne du 15ème au 17ème siècle, fut une ville militaire.
A votre droite, édifiée sous Vauban, subsiste la seule des nombreuses poudrières destinées à servir l’artillerie de la place-forte.
A votre gauche s’élève l’Académie royale militaire, fondée en 1751 afin de former des jeunes nobles de la province en des officiers des armées.
Bâtie dans les locaux d’une ancienne fonderie de canons, elle comprenait un manège intérieur et un autre extérieur situé devant le rempart.
Supprimée en 1789, transformée en Caserne de l’Académie en 1810 puis caserne Gallieni en 1921, elle a été rétrocédée à la commune en 1966.
(In signalétique de la ville)

Maison rouge


La maison du peintre Albert Bausil
Edifiée en 1925 par Raoul Castan, architecte toulousain, elle assemble un volume cylindrique qui prolonge une des tours de l’ancienne muraille et abrite la résidence et l’atelier du peintre avec un ensemble de corps cubiques, côté rue Rabelais.
La structure en béton et le langage architectural d’une extrême pureté formelle et décorative annoncent une modernité radicale
Raoul Castan applique ici le principe théorique qu’il avait lui-même établi : " Le nudisme est une réaction contre le mauvais goût… Aujourd’hui l’homme civilisé et cultivé a le goût des formes simples. « 
(In signalétique de la ville)

Hôtel Pams
Le bâtiment initial appartenait à Pierre Bardou, héritier de l’entreprise de papier à cigarette Job. Il maria sa fille à Jules Pams qui, en 1892, à la mort de son beau-père transforme la maison familiale en Hôtel particulier tel qu’il est aujourd’hui.
Enfant du pays, né à Perpignan, Jules Pams est un homme politique, personnalité marquante de la IIIème République.
Député radical socialiste des Pyrénées Orientales, puis sénateur, ministre de l’agriculture puis ministre de l’intérieur (sous Clémenceau), il sera aussi délégué de la France à la Société des Nations.

Les élégantes colonnes du vestibule sont en marbre rouge du pays, de Villefranche de Conflent.

Une verrière crée un puits de lumière qui éclaire le hall et l’escalier.

Le magnifique patio intérieur de l’Hôtel est à l’étage.

Au fil des rues


Un coronell, forme médiévale de l’urbanisme
Le coronell del spital, dit Impasse du Mas Saint-Jean qui était la propriété des chanoines de l’église Saint6jean, est un exemple encore conservé à Perpignan de la voirie médiévale qui se mit en place au 12ème siècle.
Les maisons construites autour d’une voie privée (impasse) disposaient d’un puits commun.
Ces ensembles étaient appelés » mas " ou coronell.
Le mas Saint-Jean fut fermé par une grille dès le 14ème siècle, ce qui accentua son caractère privatif.
(In signalétique de la ville)

Perpignan c’est Visa pour l’image





Festival International du Photojournalisme


Visa pour l’Image est le plus grand festival international de photojournalisme, qui a lieu tous les ans à Perpignan.
Le festival fête son 25ème anniversaire en 2013.
Les expositions - reportages ou anthologies d’un photographe - abordent une grande diversité de sujets : guerre, nature, environnement, populations, religions, faits de société et grands fléaux de notre époque.

Affichage sur la rivière Basse, petit affluent du fleuve côtier la Têt.


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