Auch

Véritable vaisseau amiral, la Cathédrale Sainte-Marie domine majestueusement la capitale gersoise et s’élève sur l’emplacement d’une ancienne église romane du 11ème siècle ruinée par les Sarrasins.

La Cathédrale Sainte-Marie est un site majeur sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle dit "chemin d’Arles" ou "Via Aegidiana".

Maison à encorbellements du 15ème siècle

La gastronomie occupe une place importante dans le patrimoine culturel gersois. Parmi les nombreuses spécialités : foies gras d’oie et de canards, Confits et magrets, …
Au dessert : croustades et pastis à l’Armagnac !

Au moment du choix…

Etymologie
Auch tire son nom des Ausques, Auscii en latin, peuplade celtibère habitant l’Aquitaine avant les Romains, et qui occupaient le sommet de la colline d’Auch lorsque le romain Crassus s’empara de l’oppidum.

Durant la Pax Romana, naquit une grande cité gallo-romaine, Augusta Auscorum, qui faisait partie de la Novempopulanie, aussi appelée « Pays des Neuf Peuples ».
A la chute de l’Empire romain, la cité passe sous la domination wisigothe, mérovingienne, puis carolingienne.
Ce sont les envahisseurs Vascons qui donnèrent leur nom à la province romaine : la Vasconie, la future Gascogne, dont Auch devint le siège archiépiscopal.

Cathédrale Sainte Marie

Commencée en juillet 1489, à l’instigation de l’archevêque d’Auch François de Savoie, sur les ruines de la cathédrale romane de Saint-Austinde, elle fut consacrée le 12 février 1548.
Mais les 2 siècles ont été nécessaires pour terminer sa construction (1489 - 1680), expliquent la variété des styles : gothique flamboyant pour l’ensemble de l’œuvre et Renaissance pour la façade encadrée de 2 tours d’une hauteur de 44 m. De dimensions surprenantes (100 m de long et 40 m de large).

Cette cathédrale est une des dernières cathédrales gothiques de France et une des plus riches.

  • Intérieur

    Une nef sobre et épurée dont les arcades prolongent les piliers et renforcent ainsi l’élégance des lignes sous des voûtes culminant à près de 30 mètres de hauteur.

  • Le chœur

    Dans un cadre architectural, lourd et massif, c’est une œuvre anonyme achevée en 1548 mais exécutée par les compagnons du Devoir de Liberté qui s’inscrit encore dans le style gothique flamboyant. Le chœur en cœur de chêne, resté immergé pendant 100 ans dans l’eau du Gers, composé de 112 stalles dont 60 hauts dossiers avec une grande figure et 40 basses.
    L’ensemble comprend un dais continu que couronne une crête
    Les stalles présentent une exceptionnelle richesse d’ornementation, pas moins de 1 500 motifs différents dont l’inspiration est prise à toutes les sources du savoir : représentations bibliques, vies des saints, mythologie, faune et flore, bestiaire fantastique, mêlant donc la ferveur mystique du Moyen Age et l’éclectisme humaniste de la Renaissance.

    Il aura fallu plus de 50 ans pour réaliser ces stalles au début du 16ème siècle.

    Ces stalles considérées comme le plus bel ensemble de ce type visible en France.


A l’occasion du 500ème anniversaire de la cathédrale Sainte Marie d’Auch en 1990, le sculpteur Daphné Du Barry a réalisé cette Pietà.
Daphné Du Barry est née à Arnhem aux Pays-Bas, gasconne par mariage, elle travaille Pietrasanta en Toscane (Italie) où elle possède un atelier. Elle réalise surtout des monuments en bronze (Baptême de Clovis à Reims, la Reine Béatrix des Pays-Bas à Rheden, la princesse Grâce de Monaco, le trompettiste Wynton Marsalis à Marciac, etc…)
Pour ce groupe sculpté de la Vierge de Piété drapée de cuir, elle a utilisé des peaux de mouton d’Australie traitées à Mazamet (Tarn), façonnées et colorées par elle-même. De cette technique on remarquera surtout la beauté du modelage des drapés qui donnent à l’œuvre un aspect « Renaissant ». Contrairement à la tradition du Moyen Age qui représentait le Christ avec la taille d’un enfant, Daphné Du Barry l’a sculpté selon la grandeur nature d’un adulte « un corps que la croix a étiré » (Sainte Brigitte), ce qui donne à l’œuvre une impression plus réaliste. Notons aussi la sérénité de ce Christ non souffrant, totalement apaisé dans sa mort que sa mère résignée nous présente d’un humble geste de la main comme une offrande.
L’artiste a dédié son œuvre à la mémoire du Cardinal gascon Jean de Bilhères de Lagraulas (près de Vic-Fezensac), ambassadeur de France auprès du Saint Siège sous Jules II, et qui commanda vers 1500 la fameuse Pietà à Michel-Ange Buonarroti pour la chapelle des Rois de France à la Basilique Saint Pierre de Rome.
Depuis l’Antiquité, les hommes ont toujours utilisé le cuir. De « corrium », cuir en latin dérive le mot cuirasse, cette pièce de l’armure qui protégeait la poitrine des combattants de l’Ordre équestre que l’on nomma plus tard cuirassiers. Les Egyptiens faisaient déjà des jouets pour enfants (poupées). Tous les peuples ont travaillé le cuir (masques, chaussures, sièges, habits, ceintures, etc…) mais rarement ils ont créé des sculptures en ronde-bosse. Il n’y a pratiquement pas d’exemple dans l’Histoire de l’Art, excepté le magnifique Christ en croix du XVème siècle à la Cathédrale de Burgos en Espagne.
(In fiche signalétique de l’église)
  • Mise au tombeau
    Œuvre attribuée à Arnaud de Moles du 16ème siècle.


La mise au tombeau
A gauche, Joseph d’Arimathie (membre du Conseil du Sanhédrin qui a offert le tombeau), tient la tête de Jésus et à droite, Nicomède (scribe) tient les pieds.
Derrière, saint Jean à gauche soutien Marie placée près de la tête. L’Évangile de Matthieu cite trois autres femmes :
. Marie, mère de Jacques le Mineur et de Joseph,
. Salomé, la mère des fils de Zébédée, Jacques le Majeur et Jean,
. Marie de Magdala.
A côté de la Vierge, une femme porte la couronne d’épines, puis et deux saintes femmes dont Marie-Madeleine à l’extrémité droite.
Au-dessus, le Trône de Gloire : Dieu le Père tient entre ses mains le Christ en croix, une colombe symbolisant le Saint-Esprit se trouve entre le Père et le Fils.
Deux gardes surveillent le tombeau.
(In wikipédia)

  • Vitraux
    Les 18 vitraux réalisés par Arnaud de Moles, maître-verrier gascon, comptent parmi les plus beaux vitraux du 16ème siècle.

    A gauche, Tentation d’Adam et Ève
    A droite, Josué, Sibylle Europa, Amos


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jeudi 10 septembre 2015
par  gs

Le Saint Roch d’Auch

Le Saint Roch d’Auch en la cathédrale Sainte Marie
technique : peinture
désignation : tableau (triptyque) de saint Roch, de la chapelle Saint-Antoine : saint Antoine, saint Roch, saint Paul Ermite
localisation : Midi-Pyrénées ; Gers ; Auch
édifice : cathédrale Sainte-Marie
dénomination : (…)

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