Le Grand Bourg

L’église de l’Assomption de la Très Sainte Vierge

C’est l’une des rares églises gothiques de Creuse. Sa forme est celle d’une croix latine à nef unique (12ème siècle) divisée en cinq travées, alors que les chapelles latérales sont plus tardives. La première, du 15ème siècle est dédiée à la sainte Vierge, la seconde en style ogival du début du 16ème siècle, était la chapelle des seigneurs du Masgelier.
Au 16ème ou 17ème siècle on a élevé à l’extrémité occidentale de la nef une tour carrée en moellon défendue par des contreforts. Au dessus une tour octogonale en charpente très élevée. La tour est aveugle dans la partie inférieure et percée dans le haut au-dessus de la voûte et sur chacune de ses faces de deux petites fenêtres accouplées en plein cintre.
Une ceinture de modillons supporte la corrniche qui rampe sous le toit.
Le Grand Bourg est sur la route de Saint-Jacques de Compostelle en venant de Bourges.


La légende.
L’histoire du Grand Bourg de Salagnac est liée à la légende de Saint Léobon.
Contemporain de Clovis (5ème siècle), originaire de Fursac, Léobon se retire en ermite pour mieux servir Dieu.
Tous les jours Léobon allait assister à la Messe au bourg de Fursac mais "les jeunes étourdis du voisinage qui prenaient alors plaisir à se moquer des justes craignant Dieu, s’amusaient et riaient beaucoup de la naïve et louable piété de Léobon". Léobon "dans son extrême bonté" les pardonnait.
Un jour, ces jeunes décidèrent de faire tomber Léobon dans le péché. Ils demandèrent alors à une jeune fille consentante de séduire Léobon. Cette dernière se rendit de nuit chez lui et feignant d’être seule et égarée demanda l’hospitalité à Léobon. Léobon l’accueillit par "sa charité et ne pensant pas à mal" mais il comprit très vite que la malheureuse n’était qu’une tentatrice.
"Plein de confiance en Dieu et affermi dans sa grâce, il écarta le feu qui brûlait dans son foyer puis, se couchant dessus, il invita cette malheureuse à en faire autant". Devant ce miracle, la fille saisie d’épouvante s’enfuie en criant "fuyez, fuyez, malheureux, de peur que la terre ne vous engloutisse […] j’ai trouvé un homme […] qui ne brûle pas dans les flammes et si vous ne me croyez pas allez voir ce spectacle et vous croirez à vos yeux".
Incrédules les jeunes gens y allèrent et virent Léobon se lever de dessus les braises sans aucune brûlure. Léobon les pardonna de leur crime en les invitant à changer de vie.
Léobon décida alors de quitter Fursac et se dirigeant vers le soleil couchant, remonta la Gartempe pour s’arrêter sur le bourg qui s’appelle aujourd’hui Le Grand bourg où il mourut en l’an 530.

Le puits de l’église
Côté nord, le porche

Le portail est décoré de voussures ogivales en retrait, supportées par des colonnettes à chapiteaux couverts de personnages à droite et de crochets à gauche.
Un trumeau partage le porche en deux baies ogivales à l’extérieur, en plein cintre à l’intérieur.

Détail du porche

A gauche, petits personnages formant une procession.
A droite, crochets.

Le puits sur la place
La rue Saint Roch

Intérieur

Chapelle de la sainte Vierge
Le chevet est percé de trois fenêtres dont celle du milieu est plus élevée

La voûte ogivale est sur arcs doubleaux et nervures retombant sur des colonnes groupées par trois et coiffées d’un chapiteau orné de feuillages.

Détail des chapiteaux

De gauche à droite :
Le Christ, Saint Léobon, Sainte Thérèse de Lisieux, Saint Fort

Haut-relief en granit du 12ème siècle représentant la Vierge à l’enfant

technique : sculpture
localisation : Limousin ; Creuse ; Le Grand Bourg
edifice de conservation : église paroissiale de l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge
matériaux : granite : taillé
description : Ce haut-relief se présente sous la forme d’un bloc de granite rectangulaire. Il comporte une étroite base de même forme.
dimensions : h = 105 ; la =50
iconographie : Vierge à l’Enfant (assis, couronne) ; ange, encensoir
précision représentation : La Vierge est assise sur un trône dont les montants sont sculptés en colonne avec chapiteau feuillagé stylisé. Elle est vêtue d’une robe à plis en éventail et d’un manteau passé en voile sur la tête, retenu par une couronne. Dans la main droite elle tient un sceptre florencé. L’Enfant, assis sur ses genoux, bénit de la main droite et tient un livre fermé de sa main gauche. Au-dessus deux anges descendent des cieux pour les encenser : leurs corps, leurs têtes et le bras qu’ils posent de part et d’autre de la couronne de la Vierge sont sculptés en haut-relief, l’autre bras qui tient l’encensoir est sculpté en faible relief.
siècle : 13e siècle
date protection : 1904/12/19 : classé au titre objet
statut juridique : propriété de la commune
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques, 1998
référence : PM23000092
(In www.patrimoine-de-france.org)
Au fond du chœur : le vitrail Saint Roch

A gauche, Saint Michel ; A droite, Saint Pierre


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lundi 30 avril 2012
par  gs

Les Saints Roch du Grand Bourg

Les Saints Roch du Grand Bourg en l’église de l’Assomption de la Très Sainte Vierge
technique : sculpture
désignation : groupe sculpté : saint Roch, l’ange et le chien
localisation : Limousin ; Creuse ; Le Grand-Bourg
édifice : église paroissiale de l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge (…)

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