Musée départemental breton

Créé en 1846 par la Société archéologique du Finistère, le musée départemental breton de Quimper est installé dans l’ancien palais des Évêques de Cornouaille, proche de la cathédrale Saint-Corentin (1 Rue du Roi Gradlon, 29000 Quimper)

La cathédrale depuis la cour de l’évêché
La tour de Rohan

Quelques pièces du musée

A gauche, saint Trémeur enfant, vient d’être décapité par son père. Il porte sa tête dans ses mains.
Au centre, sainte non identifiée (fin XVIe siècle)

Sainte trinité aux anges musiciens (bois peint, XVe-XVIe siècle)

La trinité signifie un Dieu unique en trois personnes : Dieu le Père, Jésus le Fils et l’Esprit saint sous la forme d’une colombe. Entourant la Sainte Trinité, des anges vêtus de plumes chantent ou prient ; ils alternent avec ceux, vêtus d’une tunique, qui jouent d’un instrument : à partir d’en haut et dans le sens des aiguilles d’une montre, une vièle, un orgue portatif, une harpe, un petit luth et un psaltérion (sorte de cithare sur table).

A gauche saint Jean-Baptiste (bois peint, VIIe siècle)

Le saint est représenté en ermite, couvert d’une peau de mouton, alors qu’il prêche la pénitence dans le désert de Judée.
L’agneau rappelle la prophétie annonciatrice de l’arrivée du Messie : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde »

A droite, saint Jacques (Bois peint, XVIIe siècle)

Saint Jacques était le frère aîné de l’apôtre Jean, et l’un des premiers disciples de Jésus. Selon la tradition, sa sépulture est à Saint-Jacques de Compostelle (Espagne), qui devient le lieu du principal pèlerinage de la Chrétienté, après celui de Rome. Le saint, représenté en pèlerin, porte sur sa besace et sa coiffure une coquille saint-Jacques, symbole du pèlerinage.

Sainte Anne, la Vierge et l’enfant Jésus (Bois peint, XIIIe-XIVe siècle)

Sainte Anne, mère de la Vierge Marie et grand-mère de Jésus, est particulièrement populaire en Bretagne où l’honorent deux grands pèlerinages : Sainte-Anne d’Auray (Morbihan) et Sainte-Anne la Palud (Finistère).

Sainte Anne, la Vierge et l’enfant Jésus
Vierge de Pitié (bois peint, XVe siècle)

Vierge de Pitié, en prière devant le corps du Christ, accompagnée de saint Jean.

A gauche, sainte Marguerite (Bois peint, XVe siècle)

Fille d’un prêtre païen d’Antioche, Marguerite fut convertie au christianisme par sa nourrice. Plus tard, rejetant les avances du gouverneur romain Olibrius, elle fut jetée en prison. Elle y fut agressée par le diable, puis avalée par un dragon. Grâce à une petite croix, elle transperça le ventre du monstre et en sortit indemne. Très populaire, sainte Marguerite était vénérée par les femmes enceintes.

Au centre, saint Fiacre (Bois peint, XVe siècle)

Le livre et la bêche symbolisent la prière et les travaux des champs, principales occupations de ce moine irlandais, protecteur des récoltes et des jardiniers.

A droite, Vierge à l’enfant (Bois peint, XVIe siècle)

A gauche, la résurrection du Christ (bois peint, XVIe siècle)

Alors que Jésus s’élève hors du tombeau, les soldats qui le surveillent sont miraculeusement endormis.
Trois jours après la Crucifixion, le tombeau fut trouvé ouvert et vide. un jeune home apparut aux femmes venues embaumer le défunt et leur dit : « Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : il est ressuscité ».
La Résurrection du Christ est commémorée à Pâques, principale fête du calendrier chrétien.

A droite, sainte Apolline et ses bourreaux (Bois peint, vers 1560)

A la faveur des relations avec le nord de l’Europe aux XVe et XVIe siècles, de nouveaux cultes se répandent en Bretagne, comme celui de sainte Apolline. Martyre chrétienne d’Alexandrie, elle eut toutes les dents arrachées avant d’être brûlée. Sainte patronne des dentistes, elle est invoquée par ceux qui souffrent des dents.

A gauche, saint Jean-Baptiste revêtu d’une peau de bête.(Bois peint, fin du XVIIe siècle)
A droite, sainte Agathe (Chêne sculpté, XVIIe siècle)

Née à Catane, en Sicile, au milieu du IIIe siècle, la chrétienne Agathe fut victime de la cruauté du préfet romain Quintianus. Ayant en vain cherché à la séduire, il la livra au bourreau, qui lui trancha les seins. Patronne des nourrices, elle est représentée portant ses seins sur un plateau. L’emplacement de cet attribut, ici mutilé, est encore visible.


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samedi 2 septembre 2017
par  gs

Le saint Roch du musée départemental breton

Le saint Roch du musée départemental breton
Saint Roch, bois peint, XVIIe siècle.
Saint Roch protecteur des malades de la peste, est représenté en pestiféré rentrant du pèlerinage de Rome, comme l’indiquent les clefs croisées symboles de la ville.
Un ange soigne ses plaies tandis qu’un chien lui (…)

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