Trêts

Trets est située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Toponymie
Attestée en 950, en curtis Tresia sur le cartulaire de Saint-Victor où le roi de Bourgogne-Provence Conrad III dit le Pacifique donne le fisc de Trets à Arlulfe de Marseille ou Arnulf.

Porte Pourrières


La ville de Trets est, depuis le XIVe , entourée de remparts. Jusqu’à la Révolution, l’accès au cœur de la cité se faisait par quatre portes : celles de Puyloubier et de Clastre disparues, de Pourrières et de Saint-Jean.
La porte de Pourrières est devenue au fil du temps l’entrée principale de la ville.
Edifiée dans le courant du XlVe siècle en même temps que les remparts qui enserrent la vieille ville, la porte de Pourrières est une tour rectangulaire bâtie en pierres de taille, de 12 mètres de hauteur sur environ 7 mètres de large avec créneaux et mâchicoulis. Un pont-levis permettait de franchir les fossés creusés au pied des remparts jusque dans le courant du XVIIe siècle. La porte de Pourrières qui prit en 1941 le nom de de Félix Pyat, homme politique et dramaturge élu député des Bouches-du-Rhône en 1808.
En face de la porte de Pourrières se trouve le premier édifice civil, actuellement un hôtel, a avoir été construit en dehors de l’enceinte fortifiée au XVIIIe siècle.
La fontaine qui fait face à la porte sur le Cours Esquiros a remplacé en 1812 une fontaine plus ancienne. En 1976, elle fut déplacée de quelques mètres vers le nord pour permettre l’élargissement de la voie de circulation.
En 2015, la fontaine de la Porte de Pourrières a été entièrement restaurée et a retrouvé sa silhouette d’autrefois. (In fiche signalétique de la ville)


Longé par l’ancien Boulevard Saint-Jean, le château des remparts est le dernier des trois châteaux historiques de la ville.
Il ne reste en effet que quelques vestiges du château-fort de Saint-Michel (Castrum) et du Château Vieux de Clastre. Edifié par le seigneur d’Agoult à la fin du XIIe- début du XIIIe siècle, le château des remparts est situé à la pointe sud-est de la ville et servit de base à l’établissement des remparts au XIVe siècle.
Le bâtiment a connu de très nombreuses modifications au cours des siècles. Construit en pierre calcaire du pays, son plan est en équerre et ses grands murs ont été largement percés de fenêtres à l’époque moderne. On peut encore voir aujourd’hui d’importantes traces de ses structures défensives comme créneaux, archères et mâchicoulis. A l’angle de la place Audric, de belles gargouilles surplombent le passant et l’on peut admirer la seule porte moyenâgeuse subsistant de l’édifice primitif. Sur cette place, les angles du château montrent un beau chaînage de pierres en bossage, typique des demeures nobles de Provence occidentale à la période médiévale.
L’intérieur conserve un bel escalier monumental desservant tous les étages, de magnifiques cheminées, des plafonds à la française et des décors de gypseries. Aujourd’hui, il sert de lieu d’exposition.
Le tracé des remparts médiévaux enserre le centre historique de la ville et répond à l’insécurité de cette période troublée. Interrompues par huit tours carrées et quatre portes fortifiées, les murailles étaient doublées d’un large fossé. Les remparts de Trets furent réparés et renforcés à plusieurs reprises entre le XIVe et le XVIe siècle. On sait qu’à la fin du XVIIe siècle les fossés n’existent plus, comblés pour la création des boulevards, mais ce n’est qu’après la Révolution que la ville de Trets se développe hors des murs de fortification. (In fiche signalétique de la ville)

Porte Saint-Jean de Notre-Dame de Nazareth (Portail d’Amont)


Dans le prolongement du château des remparts, la porte Saint-Jean, dite aussi « d’amont » est celle qui permettait l’accès à la ville médiévale, Ouvrant sur la rue Veyrier, elle permet d’accéder directement à l’église Notre-Dame de Nazareth,
Elevée en même temps que le reste des remparts au début du XIVe siècle, la porte Saint-Jean a la particularité de posséder une salle d’armes munie de trois archères à l’étage. Cette salle, visible au revers de la porte, permettait d’entreposer armes et munitions en des temps où les remparts de la ville remplissaient encore pleinement leur fonction défensive. Les corbeaux de soutènement des mâchicoulis sont encore visibles aujourd’hui.
Haute de 12 mètres comme la porte de Pourrières, elle est un peu plus large (environ 8 mètres) et fait saillie en avant du rempart. On peut encore voir des traces de gonds datant de l’époque où elle était fermée par une porte à deux vantaux, en remplacement de la herse médiévale.
La rue Veyrier, ancienne rue Saint-Jean,portée en mémoire de l’atelier de sculpture et de tonnelerie installé au début du XVIIe siècle « sous le portail Saint-Jean » par cette famille d’artistes tretsois. (In fiche signalétique de la ville)

Eglise Notre-Dame de Nazareth


L’église paroissiale de Trets a des origines- paléochrétiennes remontant aux IVe- Ve siècles. L’édifice actuel, édifié autour de l’an Mil, est le plus ancien monument de la ville. Il fut dédié à Sainte-Marie avant de prendre le vocable de Notre-Dame de Nazareth en 1325.
L’église fut classée Monument Historique en 1945.
A partir du XIIe siècle, l’église a subi de nombreuses modifications. Le chevet, la nef centrale ainsi que la nef latérale nord sont les parties les plus anciennes, de style roman. La construction du clocher, mesurant 28 mètres de hauteur et resté inachevé, a débuté au XIVe siècle. La nef latérale sud, ajoutée dans le courant du XVIe siècle, est principalement d’inspiration baroque. Ces différentes phases de construction donnent à l’église de Trets un profil atypique.
A l’intérieur, on peut y voir une belle série de huit bustes reliquaires en bois peint datant du XVIIe siècle, de nombreux tableaux de maîtres provençaux des XVIIe et XVIIIe siècles ainsi qu’un sarcophage chrétien du IVe siècle. Après plusieurs centaines d’années passées encastré dans le mur extérieur de l’édifice sur la façade nord, ce dernier a été déplacé en 1907 et est désormais visible dans la nef latérale nord.
Le chef d’œuvre de l’église de Trets est le retable de l’Annonciation sculpté par Christophe Veyrier (1637-1689) dans les dernières années de sa vie. Cet enfant du pays, après avoir fait son apprentissage dans l’atelier de Pierre Puget, devint rapidement un artiste reconnu, tant en Provence qu’à la cour de Louis XIV.
Pour Trets, il réalise entre 1686 et 1689 un maître-autel en marbre de Trets, de Carrare et en portor de Saint-Maximin surmonté d’un tabernacle et deux bas-reliefs représentant La Cène et Les disciples d’Emmaüs. Au-dessus, les figures de la Vierge et de l’Ange en stuc se font face sous le regard protecteur de Dieu le père. La scène est encadrée par deux colonnes monolithes monumentales en marbre de Trets. Un rideau de lambrequins soutenu par des anges placé sur l’arc triomphal venait compléter ce retable. Il a été démonté lors de la restauration de la nef et du chœur en 1962.
Des travaux furent entrepris régulièrement depuis 1952. Dans les années 1960, le chœur, la nef, la chapelle du Saint-Esprit, le clocher, la couverture, les contreforts et les murs ont été largement restaurés. La carrière de grès de Trets qui avait servi à la construction initiale n’étant plus exploitée depuis longtemps, on utilisa les pierres très semblables de Lamalou-les-bains dans l’Hérault. (In fiche signalétique de l’église)

Rebord d’un couvercle de sarcophage, gallo-romain

Le rideau de scène est réalisée en tissu stuqué
La Mort de saint Joseph

Peinture, XVIIIe siècle. D’après Van Loo Jean-Baptiste.

Bois, peint, XVIIIe siècle. 3 tableaux : saint Jean-Baptiste dans le désert, le Baptême du Christ, la Décollation de saint Jean-Baptiste.

Peinture à l’huile, XVIIe siècle. Au centre, un évêque, mitré, tenant la crosse de la main gauche et bénissant de la droite. A sa gauche, saint Sébastien, attaché à un arbre, des flèches sur sa jambe et son torse. A sa droite, un personnage en manteau et bonnet rouge.

Vierge à l’Enfant, sainte Agnès : palme, saint Jean-Baptiste : enfant, agneau

Donné par le gouvernement de la République. Peinture à l’huile, Copie du 19e siècle d’un tableau de Titien.

Bustes reliquaires

Bois, polychrome, doré, XVIIe siècle. De haut en bas et de gauche à droite : saint Pierre ; saint Dominique ; saint Paul ; saint Liberat ; saint Eloi ; saint Barthélémy.

Buste reliquaire : Saint Jean-Baptiste
Sainte Victoire

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lundi 14 février 2022
par  gs

Le saint Roch de Trêts (Bouches du Rhône)

Le saint Roch de Trêts en l’église Notre-Dame de Nazareth
Dénomination de l’objet : Buste-reliquaire
Titre courant : Buste-reliquaire : Saint Roch
Localisation : Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Bouches-du-Rhône (13) ; Trets
Nom de l’édifice : Eglise
Catégorie technique : Sculpture
Matériaux et (…)

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