Le Monastier sur Gazeille

Le Monastier est situé à mi-distance du Puy en Velay et du Mont Mézenc, point culminant du Velay.
Le bourg s’agrippe au flanc de la vallée de La Gazeille ce qui explique l’étirement des maisons le long d’une rue principale de 1,8 kilomètre, centre d’activité de la commune. Deux plateaux volcaniques surplombent le Monastier, d’où l’on peut avoir un joli point de vue su les alentours et le village : Le plateau du Mont et le plateau de la Moutette.
Toutes les rues qui descendent de la rue principale mènent à la Gazeille.

Topnymie
L’origine du mot Monastier provient bien sûr du monastère.
Celui-ci fut fondé à la fin du Ve siècle par un aristocrate arverne nommé Calmel qui offrit alors aux moines vivant dans les flancs du plateau de La Moutette la première abbaye du Monastier.

L’abbatiale saint Théophrède ou Chaffre

Le nom de l’abbé en fonction au début du VIIe siècle Théophrède ou Chaffre resta attaché au nom de l’église malgré les multiples reconstructions dont elle fut l’objet.
Le cloître entourant autrefois la place est présumé de 817 date de la première reforme bénédictine On en retrouve le trace d’une arcade dans l’angle formé par l’église abbatiale et le bâtiment conventuel.

Trois époque de construction se succédèrent Xe, XIe, XVe où le chœur fut reconstruit en style gothique pour cette dernière.

Façade occidentale de l’abbatiale


Le parvis de l’abbatial fut construit au XIème siècle avec le soutien technique et financier de l’abbaye de Cluny.

Le mur méridional


L’édifice est polychrome à cause de la roche utilisée. Les contreforts derrière lesquels se dessine véritablement la façade, frappent par leur robustesse pour éviter un nouveau glissement de terrain.

Le fronton de l’église est semé de triangle noirs et blancs, pointes dirigées vers le bas ou le haut, sans doute symboles de forces.
Une frise borde le fronton sur toute sa longueur. Elle représente les 22 chapitres de l’apocalypse selon saint Jean.
Face à la porte latérale sud qui est la véritable porte d’entrée, un buffet d’orgue qui compte parmi les plus anciens d’Europe (1518).

La décoration du bas du buffet d’orgue est dite en « plis de serviette ».
Les tubes de l’orgue sont en étain.
La nef centrale.

La voûte de la nef centrale, autrefois voûte romane en berceau, fut reconstruite à la fin du XVe à la mode gothique avec des croisés d’ogives.

Le chevet de l’abbatiale


Les deux clochers furent abattus à la Révolution comme tous les clochers de Haute-Loire, exception faite du clocher de la cathédrale du Puy protégé par le coq gaulois, symbole nationaliste juché à son sommet.

Dans la salle du trésor ont été rassemblées des objets précieux : buste de Saint Théophrède, reliquaire du XIe, des pièces de tissu de soie, objets cultuels du XIIIe au XVIIIe siècle et 6 tableaux peints sur chêne (XVe dédiés aux saints populaire de la région).

L’église Saint-Jean-Baptiste

Côté sud


C’est la plus ancienne des églises paroissiales puisqu’elle est mentionnée dans une charte de 845. Elle menaçait ruines en 1960 et un étaiement d’urgence évita son effondrement général. Un programme de restauration débuté en 1985 a permis sa réfection.
Elle s’élève à l’emplacement d’une première église légèrement antérieure à l’époque carolingienne et consisterait en une pièce de 6 m sur 10.

Eglise à nef unique, épaulée par des contreforts massifs et des chapelles.
Les murs sont construits en pierre volcanique polychrome, sauf la façade en granite.
Clocher à peigne avec abri de sonneur.
A l’intérieur, un retable polychrome

Le château abbatial

Façade sud du château


C’est un vaste carré flanqué en ces quatre coins de deux tours circulaires, plus une cinquième en façade ; elles sont coiffées en poivrières, qui furent rebâties en 1974, après avoir été rasées en 1782 et 1786 afin d’éviter les réparations qui s’imposaient.
La construction actuelle remonte à 1525, sur l’emplacement d’un château construit en 1364 par Jacques de Caussans pour se protéger des « routiers », notamment suite au saccage du village et de l’abbaye en 1361. Ce château fut incendié pendant les guerres de religion et l’abbé Charles de Sennectère le fit reconstruire en 1525.
L’appareillage est en basalte.
La porte d’entrée se trouve au bas de la tour centrale. Elle est surmontée par des sculptures érodées.

Pour la petite histoire
Au XIXe siècle, à la place de la pharmacie, se tenait l’auberge des Morel ayant hébergé Robert-Louis Stevenson durant un mois. C’est ici qu’après une étude sociologique improvisée, l’écrivain bâta à grand peine son ânesse Modestine, un matin d’octobre 1878 pour gagner les Cévennes, trajet devenu depuis le GR 70.

A 1,5 km s’élève le viaduc de la Recoumène œuvre de Paul Séjourné. Il était aux ponts de pierre ce qu’Eiffel était aux structures métalliques.
Achevé en 1925, il présente la particularité d’avoir des piles à profil parabolique, des voûtes en ellipse surhaussées et la douelle en conoïde ce qui rend sa surface gauche constamment centrée sur l’axe vertical du cylindre de courbure.
Le viaduc de la Recoumène présente la particularité de n’avoir jamais vu passer de train.


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samedi 25 mai 2013
par  gs

Le saint Roch du Monastier sur Gazeille

Le saint Roch du Monastier sur Gazeille en l’abbatiale Saint-Chaffre

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