Bizeneuille

Eglise Saint-Martin

Paroisse de l’ancien diocèse de Bourges dont la possession fut confirmée, en 1152, au prieuré de Souvigny par une bulle d’Eugène III .

Édifice du 12ème siècle, extrêmement remanié à l’époque moderne.

Interieur

Une nef de quatre travées, flanquée de bas côtés et terminée par une abside en hémicycle ;
La travée orientale est beaucoup moins profonde que les autres. Il n’y a pas d’absidioles.
L’abside, la seule partie de la construction qui soit à peu près conservée dans son état primitif, est munie intérieurement d’une arcature composée de trois arcs en plein cintre, encadrant les fenêtres, et séparés par des arcs en mitre aveugles ; dispositif commun à plusieurs églises de la région.
Les colonnettes qui portent cette arcature sont couronnées de chapiteaux à feuilles plates.
Les deux travées orientales de la nef, cantonnées de piles à ressauts, sont voûtées de berceaux brisés modernes.
Le reste de l’édifice est couvert de voûtes d’arêtes ou d’ogives modernes, exécutées lorsque l’on éleva les bas côtés et que l’on refit les deux travées orientales, de 1890 à 1899, sur les plans de l’architecte L. Tourteau.
Dans le pignon, de la façade, moderne, s’ouvre une porte en plein cintre d’époque romane, mais très restaurée ; le tympan est à festons, et l’archivolte de voussures toriques retombe sur des colonnettes.
Le clocher carré, du 12ème siècle, élevé sur le collatéral nord, est à deux étages, le premier orné sur chaque face de deux arcades aveugles, en plein cintre, le second percé de deux baies de même tracé, recoupées chacune par une colonnette.
Une flèche de charpente octogonale le surmonte.

Mobilier

Le tabernacle et le retable en bois sculpté, orné de statuettes et signés J.-B. Louis, 1729, ont été transportés au château voisin de Mauvesinière.

A gauche, Sainte Anne
Au centre, Sainte Madeleine
A droite, Saint-Michel

Saint Martin patron de la paroisse.
Deux illustrations du geste de Saint Martin qui l’a rendu célèbre : il partage avec un pauvre mendiant son manteau de soldat. Il lui donne la moitié qui lui revient, l’autre moitié étant la propriété de l’armée.

Hagiographie : Saint Martin de Tours
Les Églises d’Orient l’appellent aussi "Saint Martin le Miséricordieux".

Il est né en Pannonie, l’actuelle Hongrie, sur les frontières de l’empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s’enrôler dans l’armée. Il est muté en Gaule.
C’est à Amiens, qu’il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau et dont il apprend durant la nuit que c’est le Christ qui lui a fait cette demande.
C’’est à l’occasion de ce trajet de retour que sur son chemin les arbres et les fleurs refleurirent malgré que ce ne fût pas le moment ce qui nous donna l’été de la saint Martin qui revient à chaque automne au moment souvent appelé par les médias « l’été indien. »
Il hésitait à devenir chrétien, il s’y décide enfin. Il quitte l’armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C’est là qu’il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque.
Mais l’ancien soldat devenu chrétien ne s’enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu’à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant : "Seigneur, s’il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur."


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