Landrévarzec

Située au nord de Quimper, la commune de Landrévarzec est limitée à l’ouest par la vallée encaissée du Stéir.
Sa limite à l’est avec Briec est beaucoup moins marquée car l’identité de la commune, née en 1893, relève d’un échange des différentes trêves de Trôlez, Quilinen et la Madeleine, d’où une limite parfois naturelle, parfois artificielle qui explique que le territoire de Briec arrive pratiquement au cimetière de Landrévarzec.

A la fin des années 1970, la construction de lotissements a permis de développer et de séduire une nouvelle population provenant de toute la Bretagne et de la France désireux de s’installer dans la commune.

Landrévarzec peut compter sur son cercle celtique « Gwen Ha Du », ambassadeur de la commune en Bretagne et dans toute la France.


Langue bretonne
L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg* a été votée par le Conseil municipal le 7 novembre 2008.
Ya d’ar brezhoneg (Oui à la langue bretonne) est une campagne menée par l’Office de la langue bretonne visant à promouvoir et développer l’usage de la langue bretonne dans la vie quotidienne des habitants de la Bretagne historique.

Toponymie

Landrévarzec vient du breton « lan » (ermitage), de « tref » (village) et de Harthoc ou Harthuc, personnage venu d’outremer.

On rencontre les appellations suivantes : Tribus Lan Trefharthoc, Tref Harthoc (au 11ème-12ème siècle), Landrévarzec (en 1426).

Landrévarzec est un démembrement de la paroisse primitive de Briec.

Origines

Un acte du Cartulaire de Landévennec, daté semble-t-il du 9ème siècle, évoque l’achat, au roi Gradlon, de 22 « villae » (ou fermes) du territoire de Landrévarzec (ancien « quartier » de la paroisse de Briec), par le breton insulaire Harthuc ou Harthoc.

En effet, les moines qui recueillirent les chartes qui composent le Cartulaire de Landévennec nous apprennent qu’un certain Harthuc, qui venait d’outre mer, acheta du roi Gradlon, pour 300 sous d’argent, une terre comprenant vingt-deux villages dans le plou dit Brithiac ; mais cet Harthuc, n’ayant pas d’héritiers, se donna lui et tous ses biens au roi Gradlon qui, ayant appelé cette terre Lantref Harthoc, du nom du donateur, en fit présent à saint Guénolé, pour reconnaître la grâce qui lui avait été faite d’être inhumé dans l’abbaye de Landévennec. C’est ainsi que Landrévarzec doit être regardé comme le prix du tombeau du roi Gradlon à Landévennec.

La paroisse, desservie pendant longtemps par des religieux, le fut dans la suite par des séculiers ; mais jusqu’à la Révolution, ce furent les Abbés qui en étaient présentateurs, l’évêque n’en était que le collateur, jusqu’à ce que Mgr. de Saint-Luc eût réuni les deux qualités en sa personne, lorsqu’il obtint, en 1786, la réunion de l’abbaye à la mense épiscopale.

Un prieuré y est fondé et le lieu prend le nom de Landrévarzec. Faisant partie de la Seigneurie des Salles, et possession de l’abbaye de Landévennec déjà dans le cartulaire (13ème) "De Tribu Lan Trefharthoc", la paroisse était à la nomination de l’abbé de Landévennec.

Réunie à la paroisse de Briec à la Révolution (en 1792-1793), la paroisse de Landrévarzec, qui dépendait autrefois de l’ancien évêché de Cornouaille, retrouve son ancien statut en 1843, Landrévarzec est érigé en commune en 1893.

C’est sur le territoire de Landrévarzec qu’est assassiné par les Chouans, dans la nuit du 19 au 20 novembre 1800, l’évêque constitutionnel du Finistère, Yves-Marie Audrein.

Chapelle et calvaire de Quillinen

  • La chapelle de Quillinen (15ème siècle)
    Chapelle Saint Quillinen et son calvaire

La chapelle a été construite en deux temps : selon toute vraisemblance, le clocher se trouvait à l’origine au milieu de la chapelle à hauteur de la nef. La chapelle avec chœur voûté date de la fin du 15ème siècle, le clocher actuel date de 1868.

  • Intérieur

    Voûte en berceau lambrissée.
    Le lambris est en châtaignier cérusé.

  • Détail
    Notre Seigneur en croix et deux angelots qui recueillent le sang du Christ

Au pied de la croix : Marie, sa mère et l’apôtre Saint Jean.

En août 1972, elle reçoit la visite d’un célèbre touriste en la personne du président de la République Georges Pompidou accompagné de son épouse.

  • Le Calvaire (16ème siècle)

    Le calvaire de Quillinen, construit au 16ème siècle peut être classé parmi, sinon les plus beaux, du moins les plus originaux de Bretagne.
    Son originalité tient au fait qu’il est construit sur un socle composé de deux triangles formant, du fait du décalage, une structure en étoile à six branches.

Lorsque Yan’ Dargent peint le calvaire, Quillinen est un petit hameau situé en pleine campagne (il y a plus de 150 ans).

Yan’ Dargent est né à Saint-Servais (Nord-Finistère) en 1824 et décédé à Paris en 1889. Il est surtout connu pour le tableau " Les lavandières de la nuit ", peint en 1861.

De nombreux édifices religieux, comme la cathédrale de Quimper, abritent ses œuvres.


Légende de Quillinen
Les origines de la chapelle de Quillinen restent mystérieuses : aucun document ne mentionne sa construction. Seul le style architectural permet de dater le monument et les spécialistes s’accordent pour situer son édification vers la fin du 15ème siècle. Une telle imprécision ne pouvait que donner naissance à une légende pour expliquer l’origine de cette chapelle, classée monument historique en 1990.

Un seigneur de Pennayenn (manoir à proximité) avait fait un pèlerinage mouvementé en Terre Sainte. Durant son périple, sa vie avait été en danger et il fit le vœu à Notre-Dame de lui élever une chapelle s’il en revenait sain et sauf.
A son retour, les plans furent dessinés et on procédait au tracé sur un terrain proche du manoir lorsqu’un gros chien (Ki) s’empara du fil (la ligne, linen en breton) servant au tracé. On le poursuivit et, arrivé à l’endroit où s’élève aujourd’hui la chapelle, le chien avait disparu, laissant sur le sol la ligne qui dessinait l’emplacement d’une chapelle. Le chien fut nommé "Ki ar linen" et le sanctuaire "chapelle de Kilinen", devenu aujourd’hui "Quillinen".

Une belle histoire, certes, mais une légende apocryphe pour beaucoup et la parution du "Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère" a encore plus mis à mal cette romanesque version.
En effet, dans son livre, Bernard Tanguy donne au patronyme Quillinen une toute autre origine "Si on en juge par le lieu de Saint-Quilinan-Bihan, à Louargat (Côtes d’Armor), où existe un village de Quilinan, Quilinen est un nom de saint employé seul. Ce nom correspond à celui du saint gallois Celynin, honoré à Llanpumsaint, dans le Carmarthenshire."
Ainsi, dans ce charmant petit coin du pays Glazik, on découvre que l’on vénère depuis des siècles un saint gallois.
Riche coïncidence puisque le canton est jumelé avec la ville galloise de Ruthun.
Dommage pour l’espiègle chien "Ki ar linen", mais B. Tanguy aligne de belles références qui ajoutent au crédit de ses propos. L’érudit iconoclaste est en effet chercheur au CNRS et enseignant à la faculté des lettres de Brest.
Mais que les poètes et les rêveurs se rassurent, la chapelle de Quillinen n’a pas encore été déflorée de tous ses mystères. Personne n’a, par exemple, pu donner une explication à la présence insolite d’un os de baleine près du retable. Une légende ne demande qu’à naître.
(Source : Ouest-France du 19 mai 1992)


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jeudi 8 septembre 2011
par  gs

Le Saint Roch de Landrévarzec

Le Saint Roch de Landrévarzec en la chapelle Notre-Dame de Quillinen
technique : sculpture
désignation : statuette Saint Roch
localisation : Bretagne ; Finistère ; Landrévarzec
édifice : chapelle Notre-Dame de Quillinen
dénomination : statue
matériaux : bois : polychrome
dimensions : h = (…)

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