Villeconin

Villeconin est située au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île de France.

Toponymie
Villeconin est attesté sous le nom de Villa Conani, en 1185, dans un acte de donation de la paroisse aux frères hospitaliers par Renaud de Bar, évêque de Chartres. Puis au XIIème par villa Conai.

En 1793, la commune fut créée sous le nom de Ville Coni, l’orthographe actuelle date de 1801.

Pour la petite histoire
En 1185, en règlement à l’amiable d’un conflit entre les chanoines de Notre-Dame de Chartres et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Rainaud II, évêque de Chartres, donne la paroisse de Villeconin à cet ordre, qui la tiendra jusqu’à la Révolution française.
(In Wikipédia)

La mairie

Le château de la Grange

Six siècles d’histoire
Sur l’emplacement d’un ancien domaine royal datant d’Hugues Capet, Jean de Montagu, Surintendant des Finances de Charles VI, construit en 1390 le château, et notamment sa remarquable salle des gardes.
Il fut rénové au XVIIe siècle, comme beaucoup de manoirs du moyen-âge, par les Cochefilet, beaux-parents de Sully. En 1794, vendu comme bien national après l’arrestation et l’exécution de son propriétaire le Marquis de Talaru, il fut transformé en ferme.
En 1932, le Comte de Jouvencel rendit aux bâtiments leur destination initiale. Ce sont les propriétaires actuels, ses descendants qui font visiter plusieurs salles du château et le parc où serpente la Misère, qui alimente les douves et la Renarde.
(In fiche signalétique du château)

L’église Saint-Aubin

L’église de Villeconin (XIIe et XVe siècles) est placée sous le vocable de Saint Aubin évêque d’Angers, avec Saint Thibault de Marly, abbé des Vaux de Cemay, comme patron secondaire. L’église fut rattachée au diocèse de Chartres, puis ensuite au diocèse de Versailles, et de nos jours au diocèse d’Evry.
Originaire de Vannes Saint Aubin (469-554) devint moine et abbé de Tincillac (entre Angers et Saumur) puis évêque d’Angers.
Ce saint homme combattit véhémentement la tradition franque des mariages entre frères et sœurs.
Père Louis Driot dernier curé résidant à Villeconin (1906/1908) habitait au presbytère, construction occupée maintenant par la mairie.
Dans le joli cadre d’une place fleurie et bordée d’arbres, l’église Saint Aubin, typique des églises rurales de la région, révèle à l’intérieur deux époques de construction différentes XIIe et XVe siècles.
L’église fut d’abord édifiée au niveau du terrain naturel qui correspond sensiblement à celui du lit de la rivière des alluvions apportées par les orages ayant surélevé le niveau de la place, il faut pour pénétrer dans l’église descendre quelques marches.
Au 19e siècle des fosses furent creusées pour assainir la partie basse de l’édifice et recevoir si nécessaire un nouvel afflux d’eau.
Le cimetière qui entourait l’église fut à cette même époque transféré hors du village.
De l’extérieur, on peut admirer les grandes fenêtres de style ogival flamboyant, le portail renaissance, le clocher ajouré de petites fenêtres romanes et de trois couples de longues ouvertures lancéolées, munies d’abat-son, cachant une cloche datée de 1604, couvert en tuiles émaillées, reposant sur une corniche à modifions carrés, orné de chimères et de têtes grimaçantes.
Le chevet comporte trois fenestrages en arc brisé. Le plus important se trouve au centre et éclaire le chœur. Les deux autres plus petits, se situent sur les bas-côtés. Une petite ouverture éclaire en partie les combles du chœur.
Sur la façade Nord, cinq fenestrages en plein cintre éclairent les travées du bas-côté.
La façade Ouest se compose, comme le chevet, de trois parties principales.
La partie centrale comprend un beau fenestrage flamboyant, surmontant le portail principal en anse de panier dont l’arc se termine par un fleuron.
Remarquons que le fenestrage est moins imposant que celui du chevet.
Les deux grandes fenêtres ogivales placées face à face au-dessus du portail principal et du maître-autel éclairent largement le vaisseau.
Le vitrail de la façade Est situé au fond du chœur est daté de 1884, il représente le Christ entouré de Saint Pierre et de Saint Paul.
La façade Sud comporte le clocher, la tourelle de l’escalier d’accès, la sacristie et le porche principal.
Oh pénètre ordinairement dans l’église par le portail latéral placé au pied du clocher. Le porche possède une très belle charpente à chevrons formant ferme, et rappelant la forme d’un vaisseau renversé protégeant un escalier d’accès de huit marches. Deux banquettes en pierre encadrent l’entrée.
Le portail se compose de deux piédroits à bases prismatiques, surmontés par un cintre surbaissé.
On aperçoit une niche ayant abrité jadis une statue de Saint Jean Baptiste. L’ensemble du portail est datable de la fin du XVe siècle.
L’intérieur de l’église se compose d’une nef à trois travées, d’un chœur et d’un sanctuaire, le tout flanqué de deux bas-côtés symétriques terminés par deux chapelles de Saint Joseph et de la Sainte Vierge à chevet carré comme le sanctuaire.
Une jolie balustrade en bois sculpté renaissance sépare le chœur des chapelles. Le clocher dans sa partie inférieure est voûté d’arêtes ; une sculpture placée en corniche près de la sacristie sous le massif qui supporte le clocher, représente un personnage dont le bras ainsi que les jambes sont repliés sur le corps.
Les voûtes du chœur et de la nef sont hautes (10,70 mètres) et donnent un élan qu’accentuent les deux fenestrages flamboyants.
On remarque un système de huit lourds piliers trapus de formes variées, ronds, carrés, hexagonaux, rectangulaires, heptagonaux. Des colonnes appliquées à ces piliers s’élancent des faisceaux de nervures caractéristiques du XVe siècle qui donnent la date de reconstitution de l’église. Elles se croisent et se réunissent à une série de clefs ciselées aux armoiries des principales familles seigneuriales qui se sont succédées à Villeconin.
La base du pilier sud du chœur, comporte trois griffes représentant des têtes sculptées.
Dans le mur de la chapelle de la Vierge, on trouve un fragment de frise en marbre blanc, débris d’un tombeau portant les armoiries de la famille de Rotrou.
On peut aussi admirer la chaire à prêcher sculptée en chêne (XVIIe siècle) et son abat-voix,
Les fonts baptismaux du XVIIIe siècle,
Un tableau représentant Sainte Marie Madeleine, un autre de Saint Roch, ex devotione populi 1669, souvenir de la peste du XVIIe siècle, deux statues en chêne sculpté de Saint Aubin et de Saint Thibault, un reliquaire en forme de buste d’évêque renfermant des reliques de Saint Aubin et faisant pendant au reliquaire de Saint Vincent de Paul. En 1650 durant la fronde, la peste sévit dans la région. Avec l’aide de Madame de Cochefilet, Vincent de Paul crée dans la cour du château de Villeconin "l’œuvre des marmites", sorte de soupe populaire pour nourrir les nécessiteux.
(In fiche signalétique de l’église)

Le clocher ajouré de petites fenêtres romanes et de trois couples de longues ouvertures lancéolées, munies d’abat-son, cachant une cloche datée de 1604, couvert en tuiles émaillées, reposant sur une corniche à modifions carrés, orné de chimères et de têtes.

Les voûtes du chœur et de la nef sont hautes (10,70 mètres) et donnent un élan qu’accentuent les deux fenestrages flamboyants.

Le vitrail de la façade Est situé au fond du chœur est daté de 1884, il représente le Christ entouré de Saint Pierre et de Saint Paul.

Deux statues en chêne sculpté de Saint Aubin et de Saint Thibault.

Chapelle Saint-Joseph
Chapelle de la Vierge
Bustes reliquaires : Saint Aubin – Saint Vincent de Paul

Marie-Madeleine pénitente
Le tableau « Sainte-Madeleine pénitente » est peint sur une toile mesurant 2,20 m de haut et 1,54 m de large par Charles - Joseph Notoire entre 1700 et 1770. Il représente Marie-Madeleine, les mains jointent, en prière dans le désert, c’est-à-dire dans un lieu retiré. Il ornait jadis la chapelle du château de Saudreville, propriété du seigneur de Rotrou. Lorsqu’en 1849, les héritiers de M. de Rotrou vendirent Saudreville, ils donnèrent ce tableau a l’église de Villeconin en souvenir de leurs ancêtres.
(In fiche signalétique de l’église)

Ce tableau, exécuté entre 1737 et 1740, a été donné à l’église en 1849 par la famille de Rotrou. Inventaire 1896, dénomination du tableau Sainte Madeleine à la Sainte Beaume ; la CDOM précise : tableau ayant fait l’objet d’une description en 1881 (8°//682/1) avec pour attribution Carle Van Loo (1705-1765 : portrait de Marie Leczinska, décors du château à Bellevue), qui a été démentie par jean-Pierre Cuzin et Dimitri Salmon (conservateur en chef du département des peintures du Louvre et son collaborateur scientifique) qui attribuent ce tableau à Natoire (1700-1777). Deux études documentaires et stylistiques détaillées ont été menées aux ADE avec la CAOA, sur l’histoire du château de Saudreville, et dans les archives du Louvre. La 1ère étude prouve que le tableau a été donné en 1849 à l’église, par la famille de Rotrou propriétaires du château de Saudreville au sud de Villeconin (76J, inventaire 1896) ; la toile s’intègre parfaitement dans les boiseries du XVIIIe siècle (ADE : traces de travaux, registres paroissial 1737-1761) ; la 2e étude conforte l’attribution à Charles Joseph Marie Natoire, par une comparaison avec deux autres oeuvres du peintre (une scène identique de format inférieur, conservée à la cathédrale de Dax, CMH 1912 ; Agar dans le désert, conservé au Louvre), le visage d’Agar au Louvre et celui de Marie-Madeleine à Villeconin sont similaires. Ce tableau est remarquable. Sans doute y-a-t’il des repeints sous le chancis ; stylistiquement, il a toutes les qualités et les défauts de Natoire ; datation possible : entre les années 1737 (travaux des boiseries à Villeconin) et 1740 (départ de l’artiste pour Rome).
(In www.patrimoine-de-france.org)

Les fonts baptismaux du XVIIIe siècle,

Dans le mur de la chapelle de la Vierge, on trouve un fragment de frise en marbre blanc, débris d’un tombeau portant les armoiries de la famille de Rotrou.

La base du pilier sud du chœur, comporte trois griffes représentant des têtes sculptées.

La petite cloche « Cécile »
Août 2014, un projet a pour but d’installer une autre cloche, pour annoncer l’arrivée du prêtre et indiquer aux fidèles que la cérémonie est sur le point de commencer.
Septembre 2014, la cloche est disponible et mesure 27 cm de diamètre pour 30 cm de hauteur dans un alliage nommé airain 22% d’étain et 78 % de cuivre. Cette cloche fut nommée « Cécile » et est offerte par Mr Jérémy Kopacz dès que l’armature métallique fut terminée dans son atelier de fabrication. La cloche devait être montée en mode à la volée et en tintement simple. La note produite par cette cloche est théoriquement le Fa#.
Le mardi 4 novembre 2014, Cécile est arrivée sur son lieu de montage et est installée dans l’après-midi au-dessus de la porte du clocher à environ 3 mètres 50 de hauteur.
Le 23 novembre à 9h30, Cécile est bénite par le père Guy et sonne maintenant le départ de la messe ou les festivités dans l’église.
Printemps de l’année 2015, la cloche est révisée car des problèmes techniques surviennent sur mode tintement qui ne donnait pas un son clair et pure. Le dispositif est alors modifié et depuis cela, Cécile sonne désormais convenablement et ravit ceux qui veulent la faire sonner.
(In fiche signalétique de l’église)

Le 2 janvier, commencement de la construction d’un orgue à tuyaux par le facteur d’orgue amateur Jérémy Kopacz.


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mercredi 18 octobre 2017
par  gs

Le saint Roch de Villeconin

Le saint Roch de Villeconin en l’église Sain-Aubin
technique : peinture
désignation : tableau ex-voto : le Baptême du Christ en compagnie de saint Roch et de saint Aubin
localisation : Île-de-France ; Essonne ; Villeconin
édifice : église Saint-Aubin
dénomination : tableau ; ex-voto (…)

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