La Roche Blanche

De la Roche de Donezat à La Roche Blanche.
Plateau de Gergovie ou plateau de Merdogne : Gergovie (autrefois Merdogne) et La Roche Blanche (autrefois La Roche de Donazat puis La Roche).

La Roche Blanche, village fortifié

La Roche Blanche a une origine médiévale.
Un document exceptionnel du 15ème siècle, l’armorial de Guillaume Revel, restitue l’aspect du village, qui s’appelait alors La Roche-Donnezat.
" La Roche-Donnezat ", vers 1450 d’après l’Armorial.
Sur un dessin très précis, apparaissent des habitations troglodytiques, les grottes, creusées dans la La falaise et deux quartiers habités enfermés dans des remparts crénelés. La Roche-Donnezat était donc un village fortifié, comme il en existe tant d’autres en Auvergne, mais la présence de cette double enceinte défensive, suggérant un partage du village entre deux seigneuries, est originale et sans doute unique.
Le quartier supérieur, appelé le Fort, formé de maisons serrées les unes contre les autres au pied même de l’à-pic, certaines collées à la paroi, est aujourd’hui entièrement détruit suite à des éboulements. Les grottes apparaissent comme des ouvertures béantes, leurs façades maçonnées ayant été détruites au fil du temps.
Dans le quartier inférieur, Guillaume Revel a dessiné une église proche d’une grosse tour, sans doute le donjon du château. Les deux quartiers étaient séparés par un terrain vague.
La tour défensive qui domine la falaise n’apparaît pas sur le dessin de Revel :

Elle date, sans doute du 16ème siècle. Le donjon a été détruit (seul son soubassement subsiste aujourd’hui). Des vestiges des enceintes subsistent, évoqués par le nom des rues : rue des petits murs, rue sous les murs.

Place de l’église, la fontaine Napoléon est une curiosité : la colonne en lave de Volvic érigée au centre du bassin porte l’inscription « A Napoléon III, 25 Xbre 1863 », mais est coiffée par un buste de Marianne en bronze, qui a remplacé, après la défaite de Sedan en 1870, l’aigle impériale !
La plaque, également en lave de Volvic, fixée au dessus des bacs alimentés par une source, rappelle la visite de Napoléon III et le changement du nom du village.

En 1204, Merdogne est le siège d’un prieuré, puis, plus tard d’un archiprêtré réunissant 15 paroisses.
La paroisse Saint Jean de Merdogne et la Roche son annexe, couvrait les territoires actuels de La Roche Blanche et de Gergovie. La Roche n’avait, au Moyen Âge qu’une chapelle. A mesure que le village se développa, son église fut considérée comme une annexe de celle de Merdogne. Elle obtint des fonts baptismaux en 1570 ; un cimetière y est attesté en 1653. A la fin du 18ème

siècle le curé résidait à La Roche et non à Merdogne. L’église de La Roche était devenue paroissiale de fait.

Eglise saint Jean-Baptiste

Façade sud

A l’origine, elle était avant tout la chapelle du château des seigneurs de Merdogne.
Au cours des siècles, elle a subi de nombreuses transformations.
De son passé médiéval de style roman, elle a conservé le chœur d’un dépouillement quasi monacal.

La nef centrale est limitée par des piliers cylindriques dépourvus de chapiteaux.

Le chœur fait penser à une antique basilique avec son retable terminé par un fronton triangulaire à l’intérieur duquel on distingue une représentation abstraite de la Sainte Trinité : un triangle qui contient le « Tétragramme » ensemble de quatre lettres hébraïques dont l’équivalent est YHWH, le nom de Dieu révélé à Moïse sur le mon Sinaï. Le nuage et les rayons évoquent la façon dont se manifeste la présence de Dieu dans la Bible : une lumière éblouissante dissimulée par une nuée.
Le retable est une copie d’une œuvre de Raphaël dont l’original se trouve au Vatican.

Mobilier

  • Stalles (1289-1290)
  • Miséricordes (1296)

    Au 14ème siècle, dans les périodes d’insécurité, elle a été fortifiée par la construction d’un étage-refuge destiné à recevoir des loges mises à la disposition des habitants.
    Une bretèche défend la nouvelle porte d’entrée sur la façade occidentale.
    Au 18ème siècle, les parties hautes de l’église ont été aménagées en presbytère.

  • Statuaire et Vitraux
    Nombreuses statues de Marie invoquée sous différents vocables.

    A gauche, Notre Dame de La Chandeleur.
    Au centre, Vierge à l’enfant.
    A droite, Vierge à l’enfant et monogramme de Marie.

    A gauche, Marie rédemptrice du monde.
    Au centre, Cœur de Marie Immaculée.
    A droite, Sacré Cœur de Jésus.

    Sainte Philomène

    A gauche, Sainte Barbe.
    Au centre, Sainte Cécile.
    A droite, Saint Verny.
    Autre mobilier

    A gauche, baptistère.
    A droite, bénitier.

La chapelle

A l’entrée de la ville s’élève une chapelle. Elle a été construite grâce aux dons de Madame Verdier, une paroissienne fortunée qui fit également don d’un vitrail. La Vierge qui la couronne est tournée du côté d’Authezat que regrettait beaucoup la bienfaitrice.


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