Vic le Comte

Le canton de Vic le Comte recouvre la région de la Comté comprise entre l’Allier les Monts du Livradois.
C’est un ensemble de volcans surgis en Limagne à la fin du tertiaire.
Autour de Vic le Comte, la Comté est morcelée par des collines et de petits pitons volcaniques. Le paysage est dominé par d’innombrables châteaux et des villages perchés très pittoresques.

Patrimoine civil

La ville comportait enceinte et château fortifié.
Du château, il ne reste plus qu’une porte de l’enceinte, au nord de l’église.

Porte Robin : Ancienne porte de l’enceinte

Vic le Comte a conservé plusieurs maisons à pans de bois.

Les maisons à pans de bois sont bâties selon un système de construction assez simple. Il s’agit d’un assemblage de pièces de bois rempli d’un hourdis réalisé en divers matériaux comme le torchis de terre et de fibres. Les poteaux verticaux reposent sur des sablières. Des écharpes en croix de Saint-André viennent ensuite s’intégrer dans cette structure verticale pour contreventer l’édifice.
Ces maisons étant très souvent destinées au commerce, des boutiques, en rez-de-chaussée, ouvrent sur la rue par des baies en arcades. En façade, les étages des maisons sont parfois décalés les uns par rapport aux autres. Le niveau supérieur « avance » au-dessus du niveau inférieur et forme des saillies que l’on nomme encorbellements.

Sur la place du Vieux Marché : Fontaine du 16ème siècle.

La fontaine a été construite en 1722, sous l’autorité de Dominique Montaigue, gouverneur des Eaux et Forêts de l’époque. Elle était alimentée par la source de Bourboulou, située à l’entrée de la forêt de la Comté, à trois kilomètres du bourg.

Pour satisfaire le duc de Bouillon, alors comte d’Auvergne, Dominique Montaigue voulut donner à la fontaine un aspect monumental. Il rédigea alors un cahier des charges très précis et confia les travaux à Michel et Benoît Charpinet, architectes à Volvic. Il fit graver sur la margelle une inscription latine que nous traduirons ainsi :

L’eau sans le vin tortille,
L’excès de vin fait qu’on vacille
Alors, pour que l’on soit bien,
Il faut que l’eau tempère le vin !

Le Jeu de Paume et la place de la République

L’ancienne place du Jeu de Paume, devenue place de la République, était située, à l’origine, à l’extérieur du bourg, le long des murailles. On suppose que les habitants du palais comtal s’y retrouvaient pour pratiquer ce sport, ancêtre du tennis.
Plus récemment, la place comportait une halle aux grains. Elle fut remplacée à la fin des années trente par la salle des fêtes réhabilitée en 2002 et rebaptisée « Halle du Jeu de Paume
La fontaine a été construite en 1875. Elle est surmontée de la statue de Cérès, déesse des Moissons. Le choix de ce personnage mythologique rappelle le passé agricole de la commune.

Le couvent des dames de Fontevrault

Ce monastère fondé en 1645 appartenait à l’ordre de Fontevrault et rassemblait des religieuses à la fois contemplatives et enseignantes. Ces dernières accueillaient des jeunes filles de la bourgeoisie locale pour faire leur éducation.
En 1793, le monastère fut vendu comme bien national. Rénové en 1982, c’est actuellement la bibliothèque intercommunale et une salle municipale destinée aux expositions

Patrimoine religieux

En 1248, Saint-Louis fait édifier une Sainte Chapelle dans son palais de la Cité, à Paris.
Cet édifice destiné à abriter les reliques de la Passion du Christ donne naissance à de nombreuses répliques. Des princes font construire à leur tour des Saintes-Chapelles.
On en recense douze : Vincennes (1329), Bourbon-l’Archambault (1314), Riom (1382), Aigueperse (1475), entre autres.

Vic le Comte fut la capitale du comté du 13ème siècle à la Révolution.
Au début du 16ème siècle, le comté revint par héritage à Jean Stuart, roi d’Ecosse.

Entre 1520 et 1524, Jean Stuart, duc d’Albanie, cousin des rois d’Ecosse, époux d’Anne de la Tour, comtesse d’Auvergne, fait édifier une Sainte Chapelle au cœur de son palais comtal. Cette fondation répond à plusieurs objectifs :

  • Bâtir un édifice digne des nombreuses reliques dont celle de la sainte couronne d’épines du Christ, jadis donnée par Saint Louis ;
  • Immortaliser le souvenir de la gloire terrestre du comte et de sa dynastie.
    La Sainte-Chapelle doit servir d’ancrage à la nouvelle dynastie issue du mariage d’un descendant des rois d’Ecosse et d’une héritière de Saint Louis, Anne de la Tour d’Auvergne.
    La Sainte Chapelle fut édifiée pour servir de chapelle à son château.
    Elle constitue, de nos jours, le chœur et le chevet (style gothique-Renaissance) de l’église actuelle.
    La nef a été rajoutée au 19ème.

La Sainte Chapelle


Cinq conditions doivent être remplies pour l’appellation de ’Sainte Chapelle" :

  • Renfermer des saintes reliques (une ou plusieurs) ;
  • Une forme architecturale en forme de vaisseau et très ramassée avec une grande élévation pour mériter l’appellation de "vaisseau de lumière" ;
  • Être encastrée dans un palais château ;
  • Être royale et princière ;
  • Célébrer l’office selon la "mode de Paris". C’est-à-dire suivre un calendrier liturgique qui n’existe pas ailleurs.
    Remarque : La condition d’une construction durant le règne du roi commanditaire n’est pas retenue (voir Riom, Bourbon-l’Archambault, Châteaudun, Vincennes).

La Sainte Chapelle est imitée de celle de Bourges.

A l’extérieur

Le Portail gothique-Renaissance

La Corniche sculptée d’animaux réels et fantastiques, de personnages, de feuillages, de choux frisés, de chardons.

A l’intérieur

L’édifice comprend 4 travées droites et un sanctuaire à 3 pans

  • Allée centrale et chœur
    Le chœur ou sanctuaire

    On peut admirer :

  • Une tribune en galerie à balustrade de marbre et de pierre :
    La balustrade qui comporte 19 écus occupés par les armes de Jean Stuart associées à celles des de la Tour d’Auvergne, signifiant de façon ostentatoire l’union de la lignée royale d’Ecosse et celle des descendants de Saint Louis.
  • Au départ des nervures des voûtes en ogives duze dais de style gothique abritant les statues des apôtres en terre cuite. Cet ensemble est exécuté à Paris entre 1528 et 1529 par le sculpteur italien Giovanni Francesco Rustici. Il s’agit d’un florentin, peintre, sculpteur, alchimiste, ami de Léonard de Vinci et de Michel-Ange. En 1528, il devient le sculpteur attitré de François 1er. Certaines ont été refaites après la Révolution.
  • Un retable : Haut portique de style Renaissance florentine (1520). Il représente les vertus cardinales en bas (la Justice, la Tempérance, la Prudence, la Force, cette dernière ayant disparu) et les vertus théologales en haut (la Foi, l’Espérance et la Charité). On sera attentif à la finesse de ces statues : robes finement plissées, bordées d’un riche orfroi, les rubans, les perles, les coiffures, les jambes fléchies… Tout ce travail est peut-être une œuvre de Jean de Chartres, artiste travaillant pour les Bourbons.
  • Les verrières
    • Les vitraux du 16ème siècle
    • Celui de gauche illustre les épisodes bibliques de l’Ancien Testament (ex : 24 scènes également - Tour de Babel). Au sommet, sont représentés le Soleil et la Lune.
      La fenêtre centrale (moderne) figure l’Arbre de Jessé.
    • Il fait le lien avec celui de droite qui illustre le récit de la Passion (24 scènes), car il montre la généalogie humaine du Christ (19ème siècle).
      Vitrail de droite 16ème : Récit de la Passion
  • Les chapelles
    Chapelle du Sacré Cœur
    Chapelle dédiée à Notre Dame de Vic le Comte

    Notre-Dame de Vic le Comte dite « Notre Dame de Consolation ».
    Cette statue (16ème) de 36 cm est installée sur un retable doré, décoré de raisins et de feuilles de vigne.

  • Statuaire

    A gauche, Saint Austremoine
    Au centre, Saint Verny avec son plant de vigne, la serpette, le fessou, le bousset et la besace.
    A droite, Saint Antoine l’Egyptien.

    A gauche, curé d’Ars
    Au centre, Saint Barthélémy
    A droite, Saint Antoine de Padoue

    A gauche, Sainte Marthe
    Au centre Notre-Dame du Scapulaire
    A droite, Sainte Madeleine

    Au centre, Saint Pierre

    Saint ? ; Saint Pierre ; Le Bon Pasteur
    Saint Michel ; Saint Jean ; Saint Joseph
    Les Pèlerins d’Emmaüs
    Triptyque : Scènes de la Passion du Christ

    De gauche à droite : Crucifixion ; Mort sur la Croix ; Mise au Tombeau.

    Joseph devant Pharaon ; Job sur son fumier ; ? ; ?

    David contre Goliath ; Entrée de David à Jérusalem ; ll marche dans le désert ; ? ; Entrée du Christ à Jérusalem ; La Cène.

Pietà de Jean Malouel - 15ème siècle

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dimanche 10 janvier 2010
par  gs

Le Saint Roch de Vic le Comte

Le Saint Roch de Vic le Comte en la Sainte Chapelle

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