Saint-Jean de Luz

Saint-Jean de Luz (en basque Donibane Lohizune) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.
La commune fait partie de la province basque du Labourd et de l’aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine ainsi que de l’Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.
Saint-Jean de Luz partage avec Ciboure la Baie de Socoa, sur le Golfe de Gascogne, les deux villes formant la même agglomération.
La baie de Socoa est la seule rade abritée entre Arcachon et l’Espagne. Grâce à ses digues qui la protègent des colères de l’océan Atlantique, elle a la faveur des baigneurs et est devenue une station balnéaire réputée de la côte basque. La station balnéaire est de création relativement récente mais le port, lui, est très ancien, puisqu’il date de la préhistoire.
Saint-Jean de Luz ne fut à l’origine qu’une modeste bourgade sur les dunes, entre mer et marais, à l’entrée de l’estuaire de la Nivelle, face à la colline de Bordagain. Jadis propriété des chanoines de la cathédrale de Bayonne, la communauté, bien que devenue autonome, ne posséda jamais d’enceinte ; elle ne fit par conséquent pas véritablement figure de ville avant l’époque moderne.
Au XVe siècle, les pêcheurs basques du port de Saint-Jean de Luz explorèrent les premiers les bancs de Terre-Neuve et la pêche à la morue jointe à la chasse à la baleine accrurent considérablement la prospérité de la commune.
Du XVIe au XVIIIe siècle, la ville devint un nid de corsaires qui combattaient pour le compte du roi de France.
Le début du XVIe siècle en Labourd est marqué par l’apparition de la peste. La lecture des registres gascons25 permet de suivre son expansion. Le 11 avril 1518, la peste sévissant à Saint-Jean de Luz, la ville de Bayonne « fait inhibition et défense à tous les manants et habitants de la cité et autres étrangers d’aller entretenir des relations au lieu et paroisse de Saint-Jean de Luz où les gens sont morts de la peste ».
Au début du XXe siècle, Saint-Jean de Luz devint une ville moderne et pour partie ouvrière.
Les Luziens, en 1914-1918 puis en 1939-1945, payèrent un lourd tribut aux deux guerres mondiales.
De nos jours, la « cité des corsaires » vit de plus en plus ouvertement du tourisme. Sa grande plage, très sûre pour les enfants, est très appréciée

Toponymie
Attestations anciennes : Le toponyme Saint-Jean de Luz apparaît sous les formes : Sanctus-Johannes de Luis (118615, cartulaire de Bayonne, feuillet 3216), sen johan de luis (125717), Sanctus-Johannes-de-Luk et Sanctus-Johannes-de-Luys (respectivement 131515 et 143815, rôles gascons), lohitz (141417), Sent-Johannes-de-Luxs (145015, titres du Labourd, E 42618),Sent-Johan-de-Luus (149015, notaires de Pau19),Sent-Johan-de-Lus, Sainct-Jehan-de-Lux et Sanctus-Johannes-de-Luce (respectivement 149115 pour la première et 152615 pour les deux dernières, chapitre de Bayonne20),S-Iean de Luz (165015, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins) et Chauvin-le-Dragon (179315).
Le toponyme Lohitzun apparaît sous les formes L’Hohutzun (133717), Lohitzsun (147615, contrats d’Ohix21), Lohitzssun (169017), Lohixun (XVIIe siècle15, titres D’Arthez-Lassalle22) et Lohitcun (179323 ou an II).
Orpustan indique que Luz est la forme réduite et moderne de lohitz, déjà présent en 1414.
Sous la Révolution, la commune fut rebaptisée, comme beaucoup d’autres localités basques. Fusionnée avec Ciboure le 24 novembre 1793, elle porta en effet (du 21 novembre 1793 au 20 mars 179527) le nom de Chauvin-Dragon, d’après le patronyme d’un dragon de la commune, tué par les Espagnols en défendant une redoute.

Étymologie
Jean-Baptiste Orpustan indique quant à lui, la graphie Donibane-Lohitzun, Lohitzun signifiant « lieu d’alluvion ».

L’église Saint-Jean-Baptiste

Typiquement basque elle se situe sur la commune de Saint-Jean de Luz, dans le département français des Pyrénées-Atlantiques.
Au moment du mariage de Louis XIV, en 1660, l’église est en plein chantier. De la vieille église, seuls seront conservés le mur sud et la tour-clocher, qui gagnera un étage supplémentaire en 1685.
Elle est renommée pour son retable du XVIIe siècle en bois doré, le plus monumental sans doute des retables du Pays basque,
Ce retable monumental, en bois doré sculpté, occupe toute la hauteur du mur de fond de l’abside, et les deux ailes qui le flanquent. Dix-huit statues de saints et saintes, deux allégories, la colombe représentant l’Esprit-Saint, la figure de Dieu le Père et le Pélican symbolique entourent le tabernacle à double tambour, cernés par des colonnades de fûts torses ornés de pampres, de fleurs, de feuillages, d’oiseaux, de bambins rieurs. Le tout ordonné selon la rigueur des canons classiques et agrémenté de motifs à l’antique : grandeur et pompe à l’image des goûts du Roi-Soleil, bâtisseur, au même moment, du château de Versailles.
Martin de Bidache, entrepreneur-menuisier du pays, mena à bien l’exécution de cet ouvrage de dimensions considérables. Il fallut cinq charrettes pour en amener les éléments de Bayonne à Saint-Jean de Luz, pour leur mise en place dans l’église, en 1669. On ne sait qui fut le dessinateur concepteur de l’ensemble. Il est probable que Joannis de Haraneder-Monségur, marguillier du conseil de la Fabrique de 1666 à 1672, riche armateur, fut le maître d’ouvrage de ce retable grandiose. Son père, Martin de Haraneder, était bayle de la ville au moment du mariage de Louis XIV.

et par le souvenir d’un événement exceptionnel : c’est ici que fut célébré le mariage du roi de France Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse d’Espagne, le 9 juin 1660.


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jeudi 25 juin 2015
par  gs

Le saint Roch de Saint-Jean de Luz

Le saint-Roch de Saint-Jean de Luz en l’église Saint-Jean-Baptiste

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