Locronan

La ville des Tisserands

Haut lieu druidique il y a 2500 ans, c’est de l’ermite Ronan, moine venu d’Irlande au 6ème siècle sur une « barque de pierre », que lui vient son nom.
Aujourd’hui encore, ce rite perdure encore sous la forme de la Troménie.


Tous les six ans, le petit village de Locronan est le théâtre d’un phénomène unique en son genre : cérémonie religieuse et marche pénitente, la Grande Troménie nous ramène loin en arrière, à une époque où les chaussures de marche n’existaient pas.

Douze kilomètres à pieds, douze kilomètres à prier, un pèlerinage remontant au Vème siècle après J.-C.
Comme Saint Ronan en son temps, les visiteurs ne manqueront pas de faire le tour du puits situé exactement au centre de la place du village, avant d’entamer l’ascension du Menez-Lokorn, puis la traversée de la forêt de Nevet.
(Une Petite Troménie, tous les ans le 2ème dimanche de juillet).

Dès le 13ème siècle, les ducs de Bretagne vouant une grande dévotion à Saint Ronan, héritier du culte païen de la fécondité, sont à l’origine d’une certaine prospérité.

La richesse s’établit véritablement à partir du 15ème siècle avec le commerce de la toile, du lin et du chanvre. Anne de Bretagne accorde à Locronan le titre de « ville » en 1505. Les toiles de Locronan voguent alors sur tous les océans et la cité est prospère. Mais la fin de la navigation à voile et le début de l’industrialisation touche profondément l’économie de Locronan.
Le déclin amorcé au 17ème s’aggrave au 19ème.

Ce n’est que vers la seconde moitié du 20ème que le tourisme redonne vie à la cité de pierre. Cadre idéal pour les tournages cinématographiques, plus de 20 films ou courts-métrages s’y sont déroulés dont « Tess » de Roman Polanski et « Les Chouans » de Philippe de Broca.

L’église priorale Saint Ronan

Elle fut édifiée « en forme de cathédrale » sur la grande place entre 1425 et 1480 grâce aux donations des Ducs de Bretagne.
Sa flèche, foudroyée par trois fois, fut définitivement démolie en 1808.

  • Intérieur de l’église.
  • Mobilier.
    • Sa chaire,
    • Ses retables et ses vitraux.

La légende de Ronan raconte les démêlés du saint avec la Keben.


La légende de Ronan
Une vie latine du 12ème raconte l’histoire de Ronan, évêque Irlandais venu en Armorique sur sa « barque de pierre » pour y chercher la solitude que requiert une vie d’ermite.
Cette histoire enluminée, d’un genre littéraire très répandu dans la chrétienté médiévale, est plus proche de la légende que du récit historique.

On y apprend que Ronan est arrivé à la forêt du Nevet, après une escale en Léon où son culte est encore attesté. A l’orée du bois, il construit un oratoire pour y proclamer sa foi. Très vite, les miracles qu’il accomplit et ses propos édifiants lui attirent des visiteurs dont le moindre n’est pas le célèbre Gradlon. Mais il rencontre, dans ce refuge de cultes celtes, une farouche opposition, personnifiée par Keban (ou Keben), femme de paysan. Le mari de celle-ci aide Ronan à construire une hutte, et devient son disciple le jour où l’ermite contraint un loup à lâcher la brebis qu’il venait de capturer. Keban, jalouse de l’assiduité de son mari auprès du saint, prétend que le solitaire a partie liée avec les loups et qu’il envoûte les humains. Elle va même jusqu’à enfermer sa fillette dans un coffre pour accuser Ronan devant Gradlon de cette disparition. Le roi, embarrassé, soumet l’ermite au jugement de Dieu en lâchant contre lui deux molosses. Le saint homme arrête d’un signe de croix les deux animaux qui se couchent à ses pieds. Il retrouve et ressuscite l’enfant qui s’était étouffée dans sa cache, avec le pain que sa mère lui avait laissé.

Mais Keban ne désarme pas et prétend que l’ermite a voulu la séduire. Ronan, âgé et fatigué, quitte la Cornouaille pour la baie de St Brieuc. Il est accueilli à Hillion par un paysan, mais c’est pour y mourir bientôt.
Sa dépouille, disputée par les comtes de Vannes, de Rennes et de Cornouaille, est placée sur un chariot traîné par des bœufs qu’on laisse aller à leur guise. L’attelage se dirige tout droit sur la forêt du Nevet, mais refuse de passer Tro Balan jusqu’à ce que le comte de Cornouaille ait fait don de cette terre.

(In Des clefs pour comprendre Locronan, Editions Abri, 1986)


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lundi 18 juillet 2011
par  gs

Le saint Roch de Locronan

Le saint Roch de Locronan en l’église Saint-Ronan
technique : sculpture
désignation : statue : saint roch
localisation : Bretagne ; Finistère ; Locronan
édifice : église Saint Ronan
dénomination : statue
matériaux : granite
dimensions : h = 110 ; la = 47 ; pr = 26
iconographie : saint (…)

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