Saint Roch et les pèlerins

Attributs du pèlerin de Compostelle

En ce début du troisième millénaire, les «  Pèlerins de Saint Jacques  » pérégrinent en « T-shirt », bermuda et chaussures hyper confortables ! Un sac à dos leur permet de transporter si besoin, une tente, un vêtement de pluie, en un mot l’équipement du parfait randonneur. Avec la canne (ou bâton) toujours d’actualité, la meilleure assurance pour la route ou le confort à l’étape des pèlerins (ou marcheurs) actuels réside dans l’emport d’une carte de crédit doublée (pour les français) de la carte « Vitale » ! Néanmoins, ceci n’enlève rien à la valeur de l’engagement dès lors que « La Coquille de Saint Jacques » accrochée à leur sac démontre le fondement de leur motivation et de leur objectif…

Mais ne rêvons pas, les "Jacquets" du Moyen Age inscrivaient leur démarche dans un tout autre contexte environnemental, de confort et de moyens.
Au Moyen Age, seuls les membres du haut clergé et de la noblesse pouvaient envisager de faire le voyage de Compostelle à cheval. Pour les autres, l’immense majorité, la tenue vestimentaire des plus sommaires visait avant tout l’aspect fonctionnel.

  • Une « Cotte » ou Tunique pourvue de manches ainsi que du « Surcot » (plus ample) sans manches et fendu sur les côtés, le tout complété par un « Chaperon » (ou Mantelet - parfois en cuir), un chapeau de feutre à larges bords et des « Sandales » constituaient la tenue de base.

Par ailleurs, au fil des siècles, quelques attributs spécifiques s’imposaient :

  • Le « Bourdon » : ou bâton de pèlerin - avait, bien entendu pour fonction première, l’aide à la marche. Cependant, c’est aussi une évidence, ce bâton permettait, en cas de besoin, de se défendre contre les chiens, les loups, les brigands, et autres malandrins appelés aussi « Coquillards ».
  • La « Besace » : sorte de petit sac en cuir où le pèlerin rangeait sa réserve de pain - constituait avec le « Bourdon » les deux principaux attributs qui caractérisaient les marcheurs de Saint Jacques. Ces attributs étaient bénis avant le départ lors d’une cérémonie religieuse spéciale dans l’église de la paroisse.
  • La « Gourde » ou « Calebasse » : A partir de la fin du Moyen Age - parfois accrochée au Bourdon, la Calebasse permet de disposer d’une petite réserve de boisson bien utile dans certaines régions méridionales et en Espagne. Apparaît également au XVème siècle la « boite à certificats » (sorte de porte-documents) destinée à ranger les autorisations, recommandations, passeports, etc., et la « Patenôtre » ou chapelet.
  • La « Coquille » : Dès la première moitié du XIIème siècle, la Coquille devient l’emblème des pèlerins ayant accompli le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle.
    Cousue sur la besace, la pèlerine ou le chapeau, la coquille symbolisait la récompense suprême.

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mardi 2 mars 2010
par  gs

Le credential moderne du pèlerin

Extrait d’un credential

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