Reignat

Eglise Saint Laurent

Cette église, autrefois dédiée à Notre Dame, est aujourd’hui sous le patronage de Saint Laurent (un des premiers diacres de l’Église).
Sa construction remonte au début du 13ème siècle. C’est un intéressant témoin d’une architecture assez mal représentée dans une Auvergne plus riche en édifices antérieurs ou surtout postérieurs.
A une époque non déterminée, l’église a été surélevée et fortifiée.
Une bien curieuse église que celle de Reignat, sans clocher mais avec un peigne, encastrée dans des bâtiments et dont il faut deviner la structure afin de la bien comprendre.
L’intérieur révèle d’agréables surprises.
Une église sans clocher.

Enigmatique portail ; Le chevet quadrangulaire

A la croisée du transept : le peigne.
A l’intérieur deux trous : le passage de la corde pour animer les cloches. (Voir photo suivante)
Intérieur

  • L’abside et le chœur
  • La voûte.
    La clé de voûte est ornée de masques (?) qui s’opposent non seulement par leur position mais aussi par leur expression. L’un est triste, l’autre sourit. Mon accompagnatrice et moi essayons d’interpréter : élu et damné ? Paradis et enfer ? Le bien et le mal ?
    (Interprétation personnelle. N’engage que son auteur.)

    Chaque arcature retombe, au ras des boiseries, sur des culots ornés de personnage ou d’animaux étranges.

  • Peintures
    Au dessus du maître-autel, découverte sous le badigeon : une allégorie de l’Esprit Saint.
  • Le maître-autel.

    L’autel est encadré par deux anges adorateurs.
    Le tombeau est orné du Tétramorphe entourant le Christ.
    Sous le tombé de la nappe nous découvrons deux personnages que nous ne nous attendions pas à retrouver là. Nous reconnaissons tout de suite Saint Roch montrant sa blessure de la main droite, levant le bras gauche pour s’appuyer sur son bourdon. Sur la cape courte, la coquille du pèlerin.

    Mais le deuxième, à l’opposé ? Nous regardons le visage défiguré (par la peste ?) son attitude nous fait penser à un geste de confiance et d’accueil : est-ce le malade que va guérir saint Roch ? Ou est-ce un geste de gratitude pour le miracle accompli. ?
    (Interprétation personnelle. N’engage que son auteur.)

  • Vitraux
    L’abside est éclairée par des vitraux dus à un atelier de Clermont : Lamy et Williams, 27 cours Sablon, Clermont-Ferrand.
    Saint Ludovic, Saint Laurent, le Bon Pasteur
    Occulus : Christ de la Passion

    A gauche, couronnement de Charles VII conduit à Reims par Jeanne d’Arc.
    A droite, apparition du Sacré Cœur à Sainte Marguerite-Marie.

  • Statuaire

    A gauche, Marie présente son enfant dans un élan tout à fait inattendu.
    A droite, Saint Joseph porte un Enfant Jésus couronné, présentant un globe. ( ???)

    A gauche, Notre Dame de La Salette.
    A droite : Sainte Anne (Education de Marie)

    A gauche, Saint François d’Assise
    A droite, Saint Austremoine, apôtre des Gaules

    A gauche, Sainte Marguerite.

    A gauche, le baptistère.
    A droite, sur une toile, broderie en relief : l’agneau sur le livre aux 7 sceaux (Apocalypse de Saint Jean).


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