Brageac

(Brejectum, Bragectum, Bréjac, Braghac)


Petite paroisse du canton de Pleaux ; elle doit son origine à Saint-Til (Tillo), solitaire, vivant au 7ème siècle, abbé de Solignac en Limousin, où il revint mourir en 702, après avoir été à Brageac le père de 300 religieux. On y voit encore un porte-Dieu destiné à mettre la custode pour le saint viatique, connu sous le nom de bourse de Saint-Til.
L’église de Brageac est bâtie sur un belvédère qui domine les gorges de l’Auze.

Église Notre-Dame de l’Assomption appelée aussi église Saint-Thibaud


L’abbaye aurait été fondée au début du 11ème siècle par Guy et Raoul de Scorailles à leur retour de la croisade d’où ils auraient ramené les chefs de Saint Côme et Saint Damien.

Reliquaire contenant les crânes de Saint Côme et Saint Damien


L’abbaye de religieuses a été une abbaye royale. L’abbesse était nommée par le roi. L’abbaye aurait été détruite en 732 par les Sarrasins.

Hagiographie
Au 7ème siècle, Tillo, né vers 610, un jeune fils d’un chef saxon battu par Clotaire II, vers 622, est vendu comme esclave. Après avoir été acheté par saint Éloi il a reçu une éducation chrétienne à l’abbaye de Solignac. Il suivit en 640 saint Éloi quand il fut nommé évêque de Noyon et de Tournai pour évangéliser les Saxons. Il se retira en 659 comme ermite à Brageac. Il est revenu près de Solignac, au Vigne, en 697. Il serait mort en 702 à Solignac. Il est vénéré sous le nom de saint Till ou saint Théa.
L’église dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, à Saint Côme et Saint Damien a été construite près de la cellule de saint Till, entre 1151 et 1174, par Matfred de Scorailles, doyen du monastère Saint-Pierre de Mauriac.
Médecins anagyres, les jumeaux, Côme et Damien, sont patrons des chirurgiens et des pharmaciens.

Église Notre-Dame de l’Assomption

Cette église abbatiale est devenue, au Moyen Age, un haut lieu pour la médecine et un lieu de prière pour des grands noms de la médecine française.

L’église a été plusieurs fois remaniée.

La Gallia Christiaan écrit que Gilberte Altier de Villemontée, abbesse de 1679 à 1716, « refit le chœur et la nef de l’église tombée de vétusté ». Cette reprise a consisté à refaire la tribune où se tenaient les dames et les grandes arcades et les voûtes d’arêtes des bas-côtés.
Au 19ème siècle, il n’y avait qu’un lambris pour la nef.
En 1847, on constate que l’église est en mauvais état. Aussi on entreprend des travaux de restauration en 1863 après son classement comme Monument historique en 1862. La nef comptait quatre travées jusqu’en 1863 et n’en compte plus que trois aujourd’hui.
Selon l’affichage dans l’église, sa cloche serait la plus ancienne du Cantal, et porte une inscription :
ihs . ma . sanctam mantem spontannam honorem deo – l’an mcccclxvi
ame sainte, toujours devouee pour l’honneur de dieu, 1466

Extérieur
Le chevet en hémicycle ; un cordon de billettes bien conservé.
Des fenêtres limousines.

Des chapiteaux grotesques caractéristiques du Mauriacois

Plus de 120 sculptures à l’extérieur comme à l’intérieur.

A l’intérieur

Les grandes arcades ont été remaniées mais les piliers sont romans avec des bases décorées.

  • Le trésor de Brageac.
    Clic pour agrandir


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  • 4 reliquaires derrière le maître autel.
    Urne de Saint Côme et Saint Damien (la voûte crânienne sert de couvercle)

    Saint Fabien et Saint Sébastien.

  • Statuaire.

    A gauche, Sainte Scholastique
    A droite, Vierge à l’Enfant.

    Baldaquin de la chaire. (Les tuiles ont été posées à l’envers)

  • Vitrail

    A Georges Devêche, Atelier du verre, Limoges.


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vendredi 25 septembre 2015
par  gs

Le Saint Roch de Brageac

Le saint Roch de Brageac en l’église Notre-Dame de l’Assomption

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