Montaigut le Blanc

Montaigut le Blanc s’élève sur un éperon granitique qui domine la Couze Chambon dans le département du Puy de Dôme en région d’Auvergne.

Les ruines de l’imposante forteresse féodale du XIe siècle et les vestiges du château du XVe siècle dominent encore le village de Montaigut le Blanc.
Les seigneurs de Montaigut tenaient le château en fief des dauphins d’Auvergne.

Au XIe siècle les habitants de Saint-Julien trouvent refuge sur la butte de Champeix et sur celle du "Mons acutus",Mont pointu, Montagu, Montaigu puis Montaigut où se dresse un imposant donjon et une église qui sera, pour participer à la protection, fortifiée.
A partir du XIIème siècle, le château est bâti et au XIVème siècle une muraille encerclant le village est élevée entourant le village construit sur la pente la plus douce.

Les Montaigut sont une puissante famille de seigneurs et ils sont d’autant plus puissant qu’en 1206, le seigneur Guérin (ou Garin) est le Grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, les Hospitaliers, frère de Pierre de Montaigut qui devient, en 1219, le Grand maître de l’ordre du Temple, les Templiers ; Frère de Bernard de Montaigut. évêque du Puy, d’Astorg de Montaigu évêque de Nicosie et de Fouques de Montaigut évêque d’Elide.
Guérin et Pierre, les deux frères sont alors à la tête des deux plus grands ordres de chevalerie du monde occidental et participent à la cinquième croisade, en Égypte.

La famille est encore puissante au XIVème siècle mais elle s’émiette peu à peu pour quasiment disparaître du village au XVIIème.
Le château passe alors dans le fief des seigneurs de Tourzel pour le céder à Jean-Charles de Laizer en 1775.

Pour la petite histoire
On doit au marquis Louis-Gilbert de Laizer, fils de Jean-Charles Laizer la découverte des vertus de l’eau d’Evian !

Après la Révolution, le château est vendu comme bien national et subit alors d’irréparables dommages et sert de carrière aux habitants.

La vallée de la Couze Chambon


Au XIXème siècle, le village prospère grâce à l’extension de la vigne et à l’actoiité des moulins le long de la Couze Chambon. Les caves sont creusées dans la " Serre ", une colline rectiligne née voilà un million d’années de l’enchevêtrement de deux coulées de boue et de cendres du Sancy.
Le phylloxéra puis la Grande Guerre stoppent définitivement cette activité et les vergers de pommiers essaieront bien de prendre la suite. En vain miné par l’exode rural. Des caves servent encore à l’affinage des fromages et particulièrement le "Saint-Nectaire".

En fond, à droite, la porte de l’enceinte du château

L’église Saint-Blaise

L’église accueillait des moines dépendant du prieuré de Sauxillanges, de l’ordre réformé des bénédictins et portaient la tunique blanche et le scapulaire noir retenu par une ceinture de cuir portée par-dessus d’où l’appellation de « moines blancs ».

Montaigut le Blanc tirerait son nom de ces « moines blancs ».

Avant l’incendie de 1840 qui ravagea l’église, l’entrée se faisait par le côté et une chapelle était accolée au bâtiment.
Après l’incendie, la nef et le clocher furent reconstruits, le cimetière transféré pour faire l’aménagement d’une petite place.

Le portail roman

A gauche, deux oiseaux (des oies ?) entrent par la bouche d’un homme, leurs têtes ressortant par ses oreilles.
A droite, un chapiteau feuillu.

La baie au-dessus du portail

A gauche, deux griffons buvant dans la mêle coupe, le Graal.
A droite, une sirène bifide, évoquant la présence de deux cours d’eau souterrains.

Pierre tombale du XIVème siècle sur laquelle est gravé un chevalier gisant.

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samedi 24 décembre 2016
par  gs

Le saint Roch de Montaigut le Blanc

Le saint Roch de Montaigut le Blanc en l’église Saint-Blaise

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