Cathédrale Saint-Léonce

Cathédrale Saint-Léonce

Cloître

Le plafond du cloître est un exemple unique et méconnu de peinture des XIVe et XVe siècles présentant des personnages, des animaux et un bestiaire fantastique à travers plus de trois cents panneaux de pins.

Les évêques de Camelin : Barthélémy (1599-1637) et Pierre (1637-1654)
Retable dit de « Sainte Marguerite » de Jacques Duranti

Peinture sur bois du XVe siècle. Cette œuvre de premier ordre mêle influences provençales et références italiennes (florentines et siennoises).


« Cette œuvre a fait faire Messire Antoine Boneti bénéficier de cette Eglise par Maître Jacques Duranti de Nice ».


Description
La partie supérieure est occupée en son centre par une Crucifixion ; elle est flanquée à gauche par une Annonciation (l’ange Gabriel demande à Marie son approbation au plan de Dieu sur elle, ce qui se lit sur son phylactère : « Ave Maria, gratia plena, etc. ») et à droite par l’archange Raphaël, patron du village voisin et reconnaissable à sa petite fiole médicinale : l’archange dont le nom signifie « Dieu guérit » a en effet soigné la cécité du père de Tobie (Livre de Tobie), à ses côtés Jean-Baptiste qui désigne le Christ comme l’ « Agneau de Dieu ».

La partie inférieure présente la figure centrale de sainte Marguerite d’Antioche ; cette vierge martyre du début du IVème siècle connut un immense succès iconographique entre le XIIIème siècle et la fin du XVIème siècle à cause de la légende qui s’empara de son personnage : dévorée par un dragon, elle lui aurait percé le dos avec une croix et en serait sortie indemne (à la même époque le même thème apparaît entre tant d’autres sur un retable de pierre aujourd’hui conservé à la cathédrale d’Aix-en-Provence, provenant de la chapelle des Grands Carmes). A Fréjus, elle n’est pas sans évoquer une autre légende qui, en dépit de toute chronologie, en fit la sœur de saint Honorat, habitant l’île de Lérins qui porte aujourd’hui son nom, et qui terrassa, avec son frère, le dragon qui, lui, alla donner son nom à la ville de Draguignan en y mourant. Le concile de Trente (1545-1563) mit un terme définitif à cet imaginaire populaire qui, sans se soumettre les intelligences, enchantait sa culture et aurait peine à rivaliser aujourd’hui avec notre propre besoin de fiction.
A gauche de sainte Marguerite, saint Antoine le Grand, l’ermite égyptien, patron du commanditaire de l’œuvre, et sainte Marie-Madeleine avec le vase à parfums qu’elle répandit sur les pieds du Christ, dont le culte rayonne depuis la Sainte-Baume (près de Saint-Maximin).
A droite, le troisième archange, saint Michel terrassant le démon (les trois archanges sont identifiables à une sorte de petite flamme rouge triangulaire qui marque leur front) et sainte Catherine d’Alexandrie, vierge martyre de la même époque et au même profil que Marguerite, portant la roue brisée qui devait la broyer.
Deux bandes étroites bordent le retable, portant chacune encore trois personnages :
En bas, deux diacres avec les instruments de leur martyre : saint Laurent et son gril (à gauche) et saint Etienne avec la pierre qui lui heurte l’épaule (à droite).
Au-dessus : deux évêques ou abbés, probablement saint Léonce et son ami saint Honorat, fondateur du monastère de Lérins, sans qu’on puisse les différencier.
Au-dessus encore : à gauche, Pierre de Luxembourg, créé cardinal par l’antipape avignonnais Clément VII, et qui bénéficie déjà de l’aura de la sainteté d’une vie très brève (il est mort à 18 ans) et édifiante (il ne sera béatifié que par le légitime pape Clément VII en 1527) ; à noter que le retable est réalisé quelques années à peine après la résorption du grand schisme d’occident ; à droite, sainte Anne et la Vierge Marie, sa fille, avec l’Enfant Jésus. (In https://www.chapitre-frejus-toulon.fr)

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Bustes reliquaires en métal doré de saint François de Paule et de saint Léonce, offerts par Mgr Michel (1829 à 1845).

Mort de Joseph

XVIIIe siècle, considérée comme le modèle de la « bonne mort », met en scène la Sainte Famille au moment du trépas du père adoptif de Jésus.

Assomption de la Vierge avec saint Léonce et saint François de Paule

Peinture, XVIIIe siècle. Aux pieds de la Vierge emportée par les anges, saint Léonce, à genoux, et face à lui, aussi agenouillé, saint François de Paule. Entre les deux, se devine une vue de Fréjus avec le clocher et les tours du palais.

Le baptistère

Paléo-chrétien du Ve siècle (Art mérovingien), entouré d’une salle octogonale à pans coupés avec absidioles.


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mardi 24 octobre 2017
par  gs

Le saint Roch de Fréjus (Cathédrale Saint-Léonce)

Le saint Roch de Fréjus en la cathédrale Saint-Léonce
Dénomination de l’objet : Statue-reliquaire
Titre courant : Statue-reliquaire (demi-nature) : Saint Roch.
Localisation : Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Var (83) ; Fréjus ; place Formigé
Nom de l’édifice : Cathédrale Notre-Dame, Saint-Léonce, (…)

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dimanche 7 juin 2020

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