Saint Cirgues

Toponymie
Le nom de la commune provient de saint Cyr, honoré dans l’église paroissiale qui porte son nom, qui a été fréquemment déformé en saint Cirgues (Sen Chirgue) dans la moitié sud de la France.

Saint-Cirgues est célèbre pour avoir été le village natal de saint Odilon, Odilon de Mercœur en 962. Issu d’une famille d’origine comtale, dans la région des plateaux entre Brioude et Langeac, il fait des études au chapitre de Saint-Julien de Brioude. Il est attiré à l’abbaye de Cluny par saint Mayeul où il devient le maître des novices. Il lui succède et devient le cinquième abbé de Cluny en 994.
Il a fondé près de Saint-Cirgues le prieuré de Lavoûte-Chilhac.
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Cirgues-d’Allier.

Cyr ou Cirgues était un enfant qui, en Asie mineure, fut martyrisé à l’âge de 3 ans avec sa mère Julitte, en 304.

Église Saint-Cirgues (11ème siècle)

Une église consacrée « en l’honneur du saint martyr Cyr » existait déjà en 1025, lorsque saint Odilon abbé de Mercœur, né ici en 962, et devenu, en 994, cinquième Abbé de Cluny, fonde le monastère de Lavoûte, de l’autre côté de l’Allier.
Construite du 13ème au 15ème siècle, elle a subi de nombreux remaniements.

  • Extérieur

    A gauche, portail ouest : Archivolte à boudins.
    A droite, chevet plat.

    Clocher curviligne

    Le clocher gothique en moellons de tuf, se compose d’un étage octogonal surmonté d’une flèche élancée à forme renflée qui se retrouve dans la région périgourdine. Elle présente un boudin sur chaque arête. Elle est percée de quatre lucarnes.

  • Intérieur

Les trois travées côté est, paraissent les plus anciennes.
Les arcs sont portés sur les piles par des colonnes engagées, tronquées, avec culs de lampe et chapiteaux formés d’une tête humaine portant une chevelure dont les ondulations servent d’accompagnement au tailloir ou au départ de la colonne.

A l’entrée du chœur : 2 colonnettes retaillées en forme de poissons.

  • Mobilier

Retable en bois doré du début du 18ème siècle.

Il présente des colonnes torses ornées de feuilles de vigne. Un tabernacle sous un dais, des angelots de style baroque.
Dans chaque niche à coquille une grande statue.

A gauche, Saint Vincent (en diacre) patron des vignerons.
A droite, Sainte Julitte portant Saint Cyr, son fils, sur le bras gauche.


technique : menuiserie
désignation : exposition
localisation : Auvergne ; Haute-Loire ; Saint Cirgues
édifice : église paroissiale
dénomination : exposition
appartenant à : tabernacle de l’autel de l’absidiole nord
matériaux : bois : taillé, peint, doré
description : Six colonnettes placées en demi-cercle soutiennent les six volutes formant le couvrement, surmontées d’une croix.
dimensions : dimensions non prises
siècle : 1ère moitié 17e siècle
protection MH : 1971/09/03 : classé au titre objet
propriété : propriété de la commune
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques
date versement : 1999/12/10
référence : PM43000886
(In www.patrimoine-de-france.org)

technique : menuiserie
désignation : tabernacle
localisation : Auvergne ; Haute-Loire ; Saint Cirgues
édifice : église paroissiale
dénomination : tabernacle
appartenant à : autel de l’absidiole nord
parties étudiées : exposition
matériaux : bois : taillé, peint, doré
description : Tabernacle à ailes à deux travées chacune présentant des niches dans lesquelles sont placées des statues. Chaque travée est séparée des autres par une colonnette.
dimensions : h = 248 (hauteur totale avec le dais d’ exposition et le socle)
siècle : 1ère moitié 17e siècle
protection MH : 1971/09/03 : classé au titre objet
propriété : propriété de la commune
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques
date versement : 1999/12/10
référence : PM43000885
(In www.patrimoine-de-france.org)

technique : menuiserie
désignation : autel
localisation : Auvergne ; Haute-Loire ; Saint Cirgues
édifice : église paroissiale
dénomination : autel
appartenant à : autel de l’absidiole nord
structure : plan (rectangulaire) ; élévation (galbée)
matériaux : bois : taillé, peint, doré
dimensions : h = 100 ; l = 222 ; pr = 59
iconographie : symbole christique (Agneau mystique : en médaillon : laurier) ; ornementation (rinceau, palme).
siècle : 1ère moitié 17e siècle
protection MH : 1971/09/03 : classé au titre objet
propriété : propriété de la commune
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques
date versement : 1999/12/10
référence : PM43000884
(In www.patrimoine-de-france.org)
  • Peintures murales.

Un magnifique ensemble a été découvert en 1961, mais semble appartenir à plusieurs époques.

Les ébrasements des baies entourées de frises (feuilles, rubans…) sont, sans doute du 14ème siècle.
A droite Annonciation.
La vierge, dans un édicule gothique, surprise et effrayée par l’extraordinaire message communiqué par l’ange Gabriel.

Dans les ébrasements de la baie axiale deux grandes figures

A gauche, elle représente la Synagogue ou la Loi de l’Ancien Testament fondée sur la crainte de Dieu symbolisée par une femme tenant avec respect le Livre de la Parole de Dieu.
A droite, elle représente l’Eglise, ou la Loi du Nouveau Testament fondé sur l’Amour, symbolisé par Jean serrant le Livre contre son cœur

Les voûtes et certaines parties des murs ont été décorées au 15ème.
Dans les voutains un somptueux programme de style rhénan.

Sévère Christ en majesté encadré du soleil et de la lune

Les symboles des 4 évangélistes l’entourent : aigle (Jean) jeune homme ailé (Matthieu), lion (Marc) taureau (Luc). L’ensemble forme le Tétramorphe.

Cortège de douze anges monumentaux chacun présentant avec une grande douleur, un instrument de la passion.
C’est toute l’Histoire des souffrances du Christ.
Ange tenant la colonne de la flagellation ; deux anges faisant tournoyer les fouets ; ange à la couronne d’épines ; ange serrant la croix ; Trois anges porteur des clous, ange brandissant le grand bâton où est enfoncée l’éponge et ange montrant le vase de vinaigre où un garde trempa celle-ci pour donner à boire au Christ ; ange avec la lance dont un soldat perça le côté du Christ pour s’assurer qu’il était bien mort.

Hagiographie : Saint Cyr ou Cirgues
Sur le mur nord de l’église de Saint-Cirgues se trouve l’inscription suivante :
« Au IVe siècle après Jésus Christ, en Asie Mineure, Kérikos (Cyr) et sa mère Julitte, tous deux chrétiens, sont fait prisonniers lors de la persécution de Dioclétien.
Tentant plus d’une fois de torturer l’enfant, les soldats virent leur cruauté punie. En effet, tous les gestes néfastes visant à blesser Cyr se retournaient, grâce à l’aide de Dieu, contre les bourreaux qui se retrouvaient tantôt brûlés, tantôt ébouillantés ou encore flagellés…
Le juge du palais, fou de rage, en vint à attraper l’enfant par les pieds, et avec violence lui brisa la tête contre les marches du tribunal ».


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