Commana







Les enclos paroissiaux

Les vaisseaux de pierre : trésors de la Bretagne
Aux XVIe et XVIIe siècles, la Bretagne indépendante puis autonome, dopée par le commerce maritime, connaît une brillante prospérité. Des petites paroisses, qui doivent souvent leur richesse à la toile de lin, se lancent dans l’embellissement de leurs enclos paroissiaux, aux fonctions non seulement religieuses, mais sociales, politiques, administratives et économiques.
À la fin du XVIIe siècle, en raison des taxes instaurées par Colbert, les toiles de lin de Léon perdent leur principal marché d’écoulement, l’Angleterre, ce qui sonnera le glas de l’essor des enclos.
Restent ces monuments, témoins d’une civilisation rurale aujourd’hui disparue, qui a su, pour notre plus grand bonheur, attirer les meilleurs artistes de son temps.
(In Finistère Tourisme, Août 2016)

Histoire des enclos paroissiaux (suivre le lien)

Eglise Saint-Derrien


De la rudesse à l’exubérance
Nous sommes au pied du clocher le plus haut perché de Bretagne. Culminant à plus de 300 m, la cime n’est pas loin d’approcher les crêtes des Monts d’Arrée, et elle s’y intègre heureusement par son austérité voulue, sans balustrade ni clochetons (1592). Le puissant appareil des murs, la rustique porte monumentale et la sobre façade de l’ossuaire (1677-1687) dégagent la même force ; une force qui naît de la simplicité des lignes et de la qualité des matériaux extraits des carrières toutes proches, la grosse ardoise de montagne et le rude granit de Plounéour-Ménez.
. La seule concession à l’ornement semble être le lanternon couronnant le remarquable porche (1645-1653). Mais l’emploi exclusif du granit limite ici encore les possibilités décoratives : le kersanton se limite à deux chapiteaux corinthiens et aux trois statues (Joseph, Marie, et au sommet saint Derrien, patron de la paroisse). L’architecture n’en ressort que mieux, dans une rigueur d’épure. A l’intérieur, les niches vides elles-mêmes s’accommodent sans mal de l’absence — sans doute originelle — des statues des apôtres. L’ensemble porte la main d’un maître : Roland Doré s’il faut ainsi comprendre la série de lettres : DRHMF (Doré hoc monumentum fecit). Doré, en tout cas, a signé l’un des deux calvaires (1624).
. Et pourtant, cette église aux dehors rudes abrite, dans un contraste baroque, le retable de bois le plus spectaculaire de toute la Bretagne. Sur huit mètres de large et six mètres de haut, les boiseries rouge, brun et or du retable Sainte-Anne (1682) sont d’une exceptionnelle générosité. Sortent également de l’ordinaire le baldaquin des fonts baptismaux (1683) et le retable des Cinq Plaies du Christ. La perfection technique du premier (avec ses figures féminines très allongées), l’exubérance quasi profane du second sont bien dans la manière des sculpteurs de la Marine de Brest qui mettaient volontiers leur talent, entre deux chantiers de navires, au service des riches paroisses toilières.
(In fiche signalétique de l’église)

Retable du Christ ou des Cinq plaies

Le Christ du retable des Cinq plaies, avec ses deux anges-consoles de part et d’autres.
Bois : taillé, polychrome : 4e quart du XVIIe siècle.
Cet autel était celui de l’ancienne confrérie des cinq plaies ou de la sainte agonie.


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mercredi 7 juin 2017
par  gs

Le saint Roch de Commana

Le saint Roch de Commana en l’église Saint-Derrien
technique : Sculpture
désignation : statue : saint Roch
localisation : Bretagne ; Finistère ; Commana
édifice : église Saint-Derrien
dénomination : statue
matériaux : bois : taillé, peint (polychrome)
dimensions : h = 90
iconographie : (…)

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