Quimper

La devise de Quimper

« Unanet e vimp kreñv », « Unis nous serons forts ».

Quimper (Kemper en breton), est située dans le nord-ouest de la France en Basse-Bretagne. La ville est le chef-lieu du département du Finistère. Elle est également la capitale traditionnelle de la Cornouaille, du Pays Glazik et du Pays de Cornouaille.

Toponymie

Civitas Aquilonia est un nom latin de la ville attesté au 11ème siècle. Beaucoup ont supposé qu’il s’agissait du nom de la ville à l’époque romaine, mais on ne peut rien affirmer.
Le nom de la commune en breton est Kemper, ce qui est interprété comme signifiant « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence de l’Odet avec le Frout.
Le mot kenber/kember a été expliqué récemment par ken + ber, où le premier terme signifie « ensemble » et le second terme désigne encore dans le breton contemporain un écoulement (verbe bera = « couler ») et a donné aussi le mot aber (ad + ber).
Le nom Quimper est la forme francisée de son nom breton, Kemper.
Sous l’Ancien Régime, la ville est communément appelée Quimper-Corentin, en référence à Saint Corentin, son premier évêque. Ce qualificatif permet à l’époque de la différencier des autres localités bretonnes portant le nom de Kemper, notamment les communes qui s’appellent aujourd’hui, en français, Quimperlé, Quemperven et Quemper-Guézennec.

C’est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé.
Pendant la Révolution française, la commune a été rebaptisée Montagne sur Odet.

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Des silex, haches, tessons… retrouvés disséminées sur tout le territoire de la commune montrent que la zone a été occupée depuis plusieurs millénaires.
Des écrits de Jules César et des historiens grecs, on déduit que le site de Quimper était inclus dans la cité des Osismes dont la capitale, au moins après la conquête romaine, était Vorgium (Carhaix). Elle était à cette époque un carrefour entre plusieurs voies romaines.
La cité gallo-romaine semble disparaître à peu près complètement dès le 4ème siècle et on ignore tout de l’histoire du site au cours du très Haut Moyen Age. Dans le quartier portuaire a été retrouvée une nécropole datant de l’époque carolingienne. Cette ancienneté a amené à supposer que Locmaria a été le premier siège de l’évêché de Quimper et donc de sa cathédrale.
Déjà vers l’an 900, un certain Huarwethen porte le titre d’évêque de Saint-Corentin ; le personnage de Saint Corentin, premier évêque de Quimper selon la tradition, est mentionné vers 880 dans la Vie de Saint Guénolé. Dès les années 850, un autre document parle d’un dénommé Anaweten, qualifié d’évêque de Cornouaille et il n’est pas douteux qu’il devait résider à Quimper.

Cathédrale Saint-Corentin

Gothique breton.
En 1239, l’évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane mais, contrairement à ce qu’ont longtemps pensé les historiens, les travaux de la cathédrale gothique n’ont pas commencé avant les années 1280.
Le chantier subit un arrêt prolongé aux 14ème et 15ème siècles, années noires pour la Cornouaille (guerre de succession de Bretagne, épidémies).
Il faudra près de deux cent ans pour terminer le chœur (en 1410), tandis que la nef achevée à la fin du 15ème siècle.
La cathédrale fut rénovée récemment, retrouvant ainsi ses couleurs et son éclat.
Après 20 ans de travaux, la restauration de la Cathédrale Saint Corentin permet de découvrir toutes les époques de son édification : architecture du 13ème, polychromie du 15ème et chapelle consacrée aux saints bretons du 19ème siècle.

A gauche, la nef et le chœur asymétriques.
A droite : les tours jumelles.

Les tours

Les tours jumelles de la façade sont caractéristiques de la Basse-Bretagne, influencées par le style anglais. Elles ne seront totalement terminées qu’au 19ème siècle.

Le portail

La nef

Il existe une asymétrie très marquée entre l’alignement du chœur et de la nef, dont la raison reste sujette à plusieurs interprétations.
Une des principales inconnues de la construction de la cathédrale, concerne la différence d’orientation entre le chœur et la nef. Plusieurs hypothèses ont été émises. La première est d’ordre symbolique : le chœur suivrait l’inclinaison de la tête du christ sur la croix, une autre y verrait des difficultés rencontrées au cours des travaux à cause de la nature du sol et des fondations de la cathédrale romane
Au-delà de ses dimensions hors-normes, la nef surprend par sa luminosité et donne tout son sens au qualificatif de "cathédrale de lumière". Ses verrières datent du 15ème siècle. Mises en place de 1417 à 1419, elles sont l’œuvre de plusieurs ateliers.

Chapelle Saint-Roch


Hagiographie : saint Corentin
Il était l’un des sept saints fondateurs de Bretagne, et le premier évêque de Quimper (au 4ème siècle).

Selon la légende, il se nourrissait d’un unique poisson aux propriétés bien pratiques, puisque l’animal se reconstituait chaque fois que le Saint en coupait un bout pour se sustenter. Grâce à ce poisson magique, il sauva le roi Gradlon de la faim, autre personnage légendaire de Cornouaille.
Jusqu’au 18ème siècle, Quimper portait le nom de Quimper-Corentin.


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jeudi 8 septembre 2011
par  gs

Les saints Roch de Quimper

Les saints Roch de Quimper en la cathédrale Saint-CorentinPeinture murale

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