Fumay

Le massif ancien des Ardennes, est un plateau schisteux dont l’altitude varie entre 400 et 700 mètres, recouvert en majorité par la forêt. Les cours d’eau (Meuse, Semoy) s’y écoulent en méandres sinueux dans des vallées encaissées, surplombées d’une succession de falaises.

Le val d’Ardennes est une terre frontalière chargée d’histoire : camp romain, citadelle fortifiée, demeures pittoresques du 17ème, mobilier religieux, raviront les amoureux du patrimoine.
Les habitations en « pierre bleue », aux toits recouverts d’ardoises reflètent l’âme de la Région.

De magnifiques panoramas permettent d’embrasser d’un seul regard, de charmants villages perchés sur un promontoire ou blottis dans un méandre de la Meuse.

Fumay, ancienne cité ardoisière témoigne de la culture minière.

La chapelle Saint Roch

C’est au bout de la place du Baty que se trouve la Chapelle Saint Roch.
Elle fut érigée en 1662 sous les ordres du magistrat de la ville, en l’honneur de Saint Roch, qui sauva les habitants de la peste noire.

Alors qu’une épidémie de peste dévastait la ville, le magistrat de l’époque implora Saint Roch et fit le serment d’ériger une chapelle en son honneur si celle-ci cessait.
Le miracle eut lieu et c’est donc en 1662 que fut construite cette chapelle.

Outre la légende plus que connue de Saint Roch et son chien, une légende fumacienne raconte que les jeunes filles en âge de se marier allaient embrasser le clou fixé à sa porte en pensant à l’être aimé.
A Fumay, sous les magnifiques tilleuls du Bâtis, s’élève une chapelle dédiée à Saint Roch. Un des clous qui maintiennent la serrure brille comme un diamant parmi ses confrères ternes et rouillés. Il doit cet éclat aux baisers que viennent lui appliquer les jeunes filles dès que leur âge leur permet d’atteindre à cette hauteur. Elles espèrent, par cette dévotion, se procurer un mari. Ainsi, qu’à Saint-Pierre de Rome, le pouce de bronze du saint est presque usé par la ferveur des fidèles qui lui baisent le pied. L’ancien Jupiter, transformé en porte-clefs du paradis, doit sourire dans sa barbe d’airain de cette naïve adoration.
(In Les vacances du Lundi, Voyages d’exploration sur la Meuse, (Théophile Gauthier, 1881)
Si le mariage n’était pas célébré dans l’année, il avait lieu 7 ans après (durée à l’époque du service militaire).

Avec, pour les photographies, l’aimable participation de Raphaël Huertas (Arreux 08090)


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