Soubrebost

Soubrebost (en occitan limousin, Sobre Bòsc (prononcé Soubré Bouo) signifie « Sur le bois », « Au-dessus de la forêt ») est une commune du parc naturel régional de Millevaches en Limousin, situé sur les contreforts du Massif-Central.

L’église Sainte Marie Madeleine

L’église à nef unique se termine par un chevet plat. Au dessus du portail, la flèche octogonale est couverte en bardeaux de châtaignier, l’arbre emblématique de la région

Le portail

Le portail de style gothique flamboyant est mouluré et sculpté en accolades avec volutes et fleuron terminal. La porte en anse de panier

Extérieur

La croix sculptée

Croix monumentale en granit du 15ème siècle. A l’est, le Christ, les pieds posés sur une console entre deux personnages.
A l’ouest, la Vierge debout à l’enfant Jésus. Les deux personnages qui l’accompagnaient ont disparus

Intérieur

La nef unique comporte trois travées sous voûte d’ogives.

Clés de voûte


Clés de voûte
Première clé de voûte, en entrant, le Christ bénissant et tenant un livre ouvert
Deuxième et troisième clés de voûte, deux lions dans un écu avec une crosse figurée soit dans, soit derrière l’écu.
Nota : On trouve deux lions dans les armes de la maison Comborn. Louis de Comborn était abbé de Saint Augustin de Limoges, dont dépendait l’église de Soubrebost au 15ème siècle. Il s’agit sans doute des armes de ce personnage.
(In brochure de l’église mise à disposition)

Statuaire
Les statues en bois polychrome sont du 12ème siècle. Elles ont été restaurées en 1999 par Daniel Picaud.

A gauche, Saint Paul
Au centre, Saint Pierre
A droite, Inconnu ?

A gauche, Saint Sébastien
Au centre, Sainte Anne et la Vierge
A droite, Saint Roch

La statue de la Vierge du 13ème siècle


Vierge avec l’enfant
Formée de plusieurs plaque de cuivre doré repoussé et clouées sur une âme de bois.
La Vierge est assise, le bras droit reposant sur l’accoudoir de son siège ; ses cheveux dénoués sont recouverts d’un voile qui lui retombe sur l’épaule droite.
Le Christ couronné posé entre ses genoux, béni de la main droite et tient un livre fermé dans la gauche.
Le décor est extrêmement simple. Le collier était anciennement émaillé ainsi que la ceinture qui a conservé des bandes horizontales d’émaux champlevés alternativement bleu clair et bleu foncé.
L’inscription latine sur le socle, elle aussi émaillée, présente la prière traditionnelle : « Beata Maria gratia plena Dominus tecum ».
(In brochure de l’église mise à disposition)

La statue a été restaurée par Jean-Claude Toulouse en 1981


technique : sculpture ; orfèvrerie ; émaillerie
désignation : statue : Vierge à l’Enfant assise
localisation : Limousin ; Creuse ; Soubrebost
édifice : église paroissiale de l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge
dénomination : statue
matériaux : bois : taillé ; cuivre : repoussé, doré, gravé, émail champlevé
description : L’âme de bois moderne de la statue est recouverte par des plaques de cuivre mis en forme au repoussé, possédant un décor gravé et doré. Les plaques de cuivre qui sont fixées par de nombreux rivets ne recouvrent pas entièrement l’âme qui est laissée nue sur une partie des faces latérales ainsi qu’au revers. Le décor émaillé était limité à trois éléments : le collier, la ceinture qui conserve des bandes horizontales d’émaux champlevés alternativement bleu clair et bleu foncé, et la bande de cuivre placée à l’avant du socle émaillée de rouge
dimensions : h = 71 ; la = 30,5 ; pr = 24,4
iconographie : Vierge à l’enfant
commentaire iconographique : La Vierge assise est vêtue d’une robe ceinturée et d’un manteau passé sur les épaules qui dissimule une partie de la coiffure. Le collier présente un décor de rinceaux tandis que des orfrois à motifs géométriques bordent les vêtements. Le Christ couronné, posé entre ses genoux, bénit de la main droite et tient un livre dans la main gauche
état : œuvre restaurée
précision état : Œuvre restaurée en 1950 par Lucien Toulouse (Paris) : la statue dont certaines parties étaient couvertes de plusieurs couches de peinture fut décapée au produit décapant et à la pointe sans toucher à la patine ; le restaurateur mastiqua les parties de bois vermoulues, refixa les plaques de cuivre détachées et remit en état la dorure en enlevant les marques de vert-de-gris. Œuvre restaurée en 1981 par Jean-Claude Toulouse (Paris)
[[inscription : inscription concernant l’iconographie
précision inscription : Inscription émaillée en rouge sur le bandeau placé à l’avant du socle : [g]racia plena domunv tecum fi[…].
lieu d’exécution : Limousin, 87
siècle : 4e quart 13e siècle
historique : Statue de la fin du 13e siècle. L’église de Soubrebost menaçant ruine, cette œuvre a été déposée au musée municipal de la Sénatorerie de Guéret du printemps 1936 jusqu’en 1977, année à laquelle l’église fut rendue au culte
protection MH : 1922/01/20 : classé au titre objet
propriété : propriété de la commune
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques, 1995
enquête : 1995
date versement : 1993/12/06
référence : PM23000188
(In www.patrimoine-de-france.org)

La crypte

  • La crypte située sous le chœur est voûtée d’arêtes avec un puits et un autel sculpté.
  • l’autel


L’autel
Malgré son aspect très primitif il ne paraît pas antérieur à l’extrême fin du 12ème siècle. Sa façade est constituée par une ancienne pierre tombale décorée de six petits arcs reposant sur des colonnettes et d’une grande arcade trilobée en son centre : six statues de saints remplissent ces arcatures. Selon leur état de conservation on peut découvrir :
• Le premier à gauche qui tient un livre
• Le second tenant un disque, sur lequel paraît un agneau, est Saint Jean Baptiste
• Le troisième est Saint Pierre tenant la clé
• Le quatrième tient un rouleau
• Le cinquième tient un livre
• Le sixième tient un objet mutilé
Dans l’arcature centrale, on distingue un corps étendu que deux petits personnages agenouillés semblent ensevelir. Derrière deux personnages se tiennent debout, à gauche un prêtre ou u moine et à droite, un évêque tenant une crosse. Au fond, en arrière plan, quatre petits orants joignant leurs mains, au dessus d’un ange qui descend du ciel.
L’attitude des personnages et leur disposition sous les arcatures rappellent les scènes figurant sous les châsses limousines à personnage en relief.
On peut supposer que cette scène illustre la légende d’un saint de la région : peut être saint Yriex ou saint Etienne de Grandmont.
es parois latérales, sans décor, permettent d’affirmer que cette pierre était encastrée, et pouvait avoir constitué le soubassement d’un gisant qui devait reposer dans un enfeu de l’église primitive.
(In brochure de l’église mise à disposition)


technique : sculpture
désignation : façade d’autel
localisation : Limousin ; Creuse ; Soubrebost
édifice : église paroissiale de l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge
dénomination : groupe sculpté
description : La grande dalle de granite qui constitue cette face d’autel est sculptée en bas-relief
dimensions : la = 219,5 ; pr = 28
iconographie : ensevelissement ; saint ; ornementation (à arcature)
commentaire iconographique : La façade d’autel est sculptée d’une large arcature centrale tréflée entourée de chaque côté par trois arcatures en plein cintre reposant sur des petites colonnettes doriques. L’arcature centrale sert de cadre à la représentation d’un ensevelissement : le mort est allongé à l’avant de six personnages (celui qui est placé à l’extrémité droite tient une crosse), deux anges volent au-dessus. Sur les côtés, chaque arcature reçoit un saint qui tient un livre fermé
état : élément
précision état : L’angle droit est cassé.
siècle : 12e siècle
historique : Travail local sans finesse, du 12e siècle
protection MH : 1925/06/25 : classé au titre objet
Liste départementale de 1978 : devant d’autel.
propriété : propriété de la commune
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques, 1998
enquête : 1998
date versement : 1993/12/06
référence : PM23000189
(In www.patrimoine-de-france.org)

Aux alentours

La cabane de carriers de la croix de Courson

Cette cabane témoigne de l’exploitation de la pierre à Soubrebost et plus largement en Limousin. En 1911, la commune comptait encore 80 carriers.
Depuis le Moyen Age, les compagnons maçons, tailleurs, charpentier, ouvreurs… partaient aux quatre coins du pays pour travailler dans le « bâtiment ». On parlait, on chantait «  Ce sont des travailleurs, les maçons de la Creuse » même si cette migration professionnelle s’est appelée « Limousinage ».
Paris leur doit la basilique Saint Denis (1460-1470), Le château de Versailles (17ème siècle), les grands travaux du baron Hausmann (19ème siècle) : la rue de Rivoli, le Louvre, l’Odéon, le Palais de l’Industrie, et le métro parisien.
Beaucoup ont quitté cette condition d’ouvrier pour devenir entrepreneurs ou comme Martin Nadaud (né dans le hameau de La Martinèche, à coté de Soubrebost) qui accéda à la députation en 1871.
(Une station de métro dans le 20ème arrondissement de Paris porte son nom)


Articles publiés dans cette rubrique

lundi 9 mai 2011
par  gs

Le Saint Roch de Soubrebost

Le Saint Roch de Soubrebost en l’église Sainte Marie Madeleine
technique : sculpture
désignation : statue (petite nature) : Saint Roch
localisation : Limousin ; Creuse ; Soubrebost
édifice : église paroissiale de l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge
dénomination : statue
matériaux : bois : (…)

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