Aulnay sous Bois

Aulnay sous Bois est une commune française située dans le département de Seine Saint Denis, en région Île-de-France.
Située à 19 km au nord de Paris et à 5 km de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.

Toponymie
De Alnetum à Aulnay sous Bois en 1903, la ville a changé souvent de nom Alnetum, Anetum, Auneyum, Aunay, Aunais, Anay, Aunoye, Aulnaye, Aulnay-la-Fosse, Aulnay-en-France au XVe siècle, pour devenir Aulnay-lès-Bondy (ou Aulnay-les-Bondies) en 1787.
Du latin Alnetum, endroit planté de d’aulnes (aulnaie) ou bien de L’Aulnoye, Aunois du nom d’un des petits villages agricoles de la plaine d’Ile de France.

Histoire
Une villa romaine est attestée entre les IVe et IIe siècles av. J.-C.
Les seigneurs porteront le nom d’Aulnay jusqu’au XVe siècle qui verra les terres d’Aulnay passer aux mains de Jacques Coitier, président de la cour des comptes et premier médecin de Louis XI.
Au XVIIe siècle, la baronnie passe dans la maison d’Armand-Jacques de Gourgue, par son mariage avec l’héritière Marie de Coitier et devient par lettres patentes de Louis XIV un marquisat. Armand-Jacques de Gourgue devient ainsi le premier marquis d’Aulnay.
En 1814 et 1870, les occupations prussiennes d’Aulnay se succèdent et laissent le pays à l’abandon.
L’essor d’Aulnay est dû au canal de l’Ourcq inauguré le 15 août 1838 avec un service de bateaux-poste Paris-Meaux puis après sa disparition en 1849 par l’ouverture en 1875 de la ligne de la Compagnie des chemins de fer du Nord entre Paris et Soissons.

Aulnay sous Bois a accueilli en 1973, l’usine Citroën prenant la suite de l’historique site de Javel.
En 1976, l’usine intégrait le groupe PSA Peugeot Citröen. en 1973. L’usine fermera en 2014 et la dernière voiture sortira des chaînes de montage le 25 octobre 2013 (Une C3 Héritage).


PSA Aulnay : l’usine meurt, les hommes toujours debout
[…] Lorsque la famille Peugeot a tiré le rideau du site d’assemblage de la Citroën C3 à l’automne 2013, les milliardaires ont poussé 3.000 salariés à aller voir ailleurs. Et cet ailleurs – malgré les promesses de PSA et de l’État de ne « laisser personne sans solution » – a été pour beaucoup synonyme de Pôle emploi. Peu après l’annonce de la fermeture du site en juillet 2012, le constructeur avait pourtant promis un millier de reclassements internes, 1.200 postes en « mobilité externe », 600 congés seniors, et surtout qu’il ne laisserait « personne sans solution ». […]
(In l’Humanité.fr, Social-Eco, Loan Nguyen, Mercredi 23 mars 2016).
Marché, place de l’église


Le canal de L’Ourcq et l’eau des parisiens
Les premiers travaux furent inspirés par les besoins de l’approvisionnement de la capitale en bois de chauffage et de construction tirés de la forêt de Retz, propriété des Valois (François de Valois, futur François Ier). On attribue à Léonard de Vinci les premiers essais d’écluse à sas de France, sur la rivière de l’Ourcq. Après 1560 commence la canalisation de l’Ourcq, la construction de réservoirs dont les étangs de la Ramée et d’un système de flottage et d’écluses simples (des pertuis) permettant d’acheminer vers Paris les produits de la forêt.
Pour Paris le problème de l’eau potable s’est toujours posé. Déjà sous l’empereur Julien (IVe siècle), la construction d’un aqueduc prenant l’eau dans la région de sources de Rungis et de Wissous qui fut utilisé jusqu’au IXe siècle où on puisa, de nouveau, l’eau médiocre de la Seine. Au XIIe siècle les communautés religieuses alimentent leurs établissements par une canalisation au départ du Pré Saint Gervais et Philippe Auguste fait alimenter 3 fontaines publiques du quartier actuel des Halles. Au XIIe siècle les moines prendront l’eau depuis la colline de Belleville. Du XVIe au XVIIIe siècle s’est développée la corporation des porteurs d’eau Auvergnats qui avaient interdiction de puiser aux fontaines (6 fontaines au début du XVe, 17 fontaines au XVIe et 19 fontaines au début du XVIIe).
Henri IV décida de retrouver les sources du IVe siècle pour donner de l’eau potable aux parisiens mais assassiné il ne pût conduire à terme ce projet. Sa femme, l’italienne Marie de Médicis repris le projet mais pour alimenter ses jardins du palais qu’elle construit, le palais du Luxembourg.
Sous Louis XIV, Daniel Jolly s’inspirant de la technologie de La Samaritaine eut l’idée d’utiliser la force d’un moulin à blé, mû par le courant de la Seine. Il construisit entre 1712 et 1719 une pompe appelée La Samaritaine qui alimenta 21 fontaines et 81 concessions.
Le 20 brumaire (11 novembre 1799), Napoléon est devenu le Premier Consul et Paris, capitale de l’Occident compte 580.000 habitants et ressemble à une ville du Moyen Age. L’empereur a décrété que "l’eau coulera dans toutes les fontaines le jour et la nuit, de manière à pourvoir non seulement aux services particuliers, mais encore à rafraîchir l’atmosphère et les rues… Ce sera un beau réveil pour Paris".
En 1802, les eaux de l’Oucq et de la Beuvronne (affluents de la Marne dans l’est parisien) furent détournées vers Paris pour aboutir au bassin de la Villette. La construction s’achève réellement en 1821 et permet l’alimentation de Paris en eau potable et l’établissement d’une nouvelle voie de transport de marchandises vers la capitale.
Pour en savoir plus

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Eglise Saint Sulpice

Ensemble médiéval des XIIe et XIIe siècles en forme de croix latine prolongé par une nef, sans bas-côtés réalisée au XVIe siècle.
Le clocher détruit durant la guerre de 1870 fut d’abord remplacé par un clocheton et en 1931 refait en forme d’une pyramide à quatre pans de l’époque romaine.

Intérieur

Verre transparent : grisaille sur verre, jaune d’argent (3e quart du 19e siècle)


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vendredi 3 février 2017
par  gs

Le Saint Roch d’Aulnay sous Bois

Le Saint Roch d’Aulnay sous Bois en l’église Saint Sulpice

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