Javerdat

Au sud des Monts de Blond, à quelques kilomètres à l’ouest de Limoges, l’église romane de Javerdat, construite au 12ème siècle se compose d’un chœur fermé par une abside polygonale, à l’extérieur de laquelle se trouve une ceinture de modillons sculptés en forme de têtes d’hommes et de bêtes. A l’intérieur du clocher à hauteur d’homme, une pierre curieuse représente un orant, personnage primitif de l’art chrétien, et à ses pieds ses trois têtes.

Javerdat, la romane abrite deux intéressants retables à super-ciel datés du 15ème siècle (dont l’un des tableaux représente Saint Roch).


technique : sculpture ; menuiserie ; peinture
désignation : retable à super-ciel avec peintures de saint Roch et saint Sébastien
localisation : Limousin ; Haute-Vienne ; Javerdat
édifice : église paroissiale Saint-Blaise
dénomination : retable
matériaux : bois : taillé, ajouré, peint, polychrome, peinture à l’huile, doré
description : Le retable se compose d’un important panneau rectangulaire adossé au mur, surmonté d’un super-ciel concave. La partie adossée contre le mur est divisée en 5 panneaux : 2 panneaux rectangulaires horizontaux juxtaposés forment prédelle, au-dessus 3 panneaux rectangulaires verticaux sont juxtaposés. Le panneau gauche est composé de 3 planches assemblées verticalement, le panneau central de 2 planches, le panneau droit de 3 planches. Les montants latéraux sont sculptés. Les angles du super-ciel sont surmontés de motifs d’amortissement.
dimensions : h = 197 ; la = 160 (Prédelle : h = 35) ; Chacun des panneaux verticaux (en moyenne) : l = 38,5. Super-ciel : pr = 118
iconographique : ornementation (à fleur de lys, à feuille, à pinacle, à remplage flamboyant, à fleur, à rinceau, à épine) ; ange ; personnage ; saint Roch ; saint Sébastien
commentaire iconographique : Les 2 panneaux de la prédelle sont sculptés de rinceaux épineux entrelacés formant des quadrilobes fleuris ou des trilobes, ils sont peints de couleur crème. Au-dessus, les trois panneaux verticaux sont surmontés de remplages flamboyants ajourés à feuilles de marronnier ; les deux culots sont sculptés d’un ange tenant un écu armorié. Ces panneaux sont encadrés par des pinacles ; aux extrémités, ils sont supportés par un homme assis coiffé d’un bonnet long et souple (à gauche) et par un homme assis coiffé d’un bonnet (à droite). Sur le panneau de gauche est peint saint Roch (vêtu d’une tunique bleue et d’un manteau rouge dont le collet est orné de coquilles, il porte des bottes noires, montre sa pustule sur la cuisse gauche et tient un bourdon dans la main droite), sur celui de droite saint Sébastien (il porte un perizonium, ses pieds sont attachés au tronc d’un arbre par une corde, ses mains aux branches mortes, son buste est transpercé de flèches). Le super-ciel est souligné par une frise ajourée de fleurons, le culot gauche est sculpté d’une tête d’homme sous un coussin, celui de droite d’une tête d’homme moustachu sous un coussin. Aux angles sont rapportées des fleurs de lys sculptées.
état : œuvre restaurée ; manque
précision état : La couche picturale du panneau vertical central, qui représentait probablement saint Joseph, a disparu. Restauration en 1990-1993 par les établissements Férignac.
inscription : inscription concernant l’iconographie ; armoiries (non identifiées)
précision inscription : Inscriptions peintes sur les panneaux latéraux, à gauche : St ROCH, à droite : St SEBASTIEN. Armoiries non identifiées peintes sur les écus tenus par les anges : d’azur à une étoile d’argent.
siècle : 16e siècle, 17e siècle (?)
historique : La structure sculptée de ce retable date du 16e siècle, les figures de saints peintes sur les panneaux verticaux semblent être postérieures et dater du 17e siècle. Un second retable tout à fait similaire est conservé en pendant dans l’église (cf. notice PM87000125).
protection MH : 1977/11/16 : inscrit au titre objet
propriété : propriété de la commune
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques, 1997
enquête : 1997
date versement : 1993/12/06
référence : PM87000124
(In www.patrimoine-de-france.org)

et deux statues de Saint Blaise et Saint Jean-Baptiste du 17ème siècle


technique : sculpture
désignation : paire de bustes-reliquaires : saint Blaise et saint Jean-Baptiste
localisation : Limousin ; Haute-Vienne ; Javerdat
édifice : église paroissiale Saint-Blaise
dénomination : bustes-reliquaires (2)
matériaux : bois (en plusieurs éléments) : taillé, peint, faux marbre, peint doré
description : Bustes-reliquaires fixés sur des socles cubiques, sans doute moins anciens, peints faux marbre. Les logettes à reliques, quadrilobées, sont taillées profondément dans la poitrine de chaque buste ; ces logettes étaient vitrées et scellées par des cachets épiscopaux (traces de sceaux de cire rouge sur les bords). Le buste de saint Blaise comporte une logette à reliques supplémentaire, circulaire et vide, au-dessus de la première.
dimensions : h = 53 (hauteur de saint Jean-Baptiste)
iconographique : saint Blaise (évêque : en buste) ; saint Jean-Baptiste (en buste)
état : repeint ; manque
précision état : L’assemblage des diverses pièces de bois est visible malgré une épaisse couche de polychromie moderne. La fermeture des logettes quadrilobées manque, mais les reliques et leurs étiquettes sont encore en place
auteur(s) : auteur inconnu
siècle : 17e siècle, 18e siècle
historique : Paire de bustes-reliquaires du 17e ou 18e siècle, à la polychromie moderne. Saint Blaise est le patron de la paroisse.
protection MH : 1977/04/25 : inscrit au titre objet
Arrêtés : Saint Blaise, buste-reliquaire, bois peint. Saint Jean-Baptiste, buste-reliquaire, bois peint.
propriété : propriété de la commune
bibliographie : [Exposition. Cussac. 1988]. « Saint Jean-Baptiste dans les églises de la Haute-Vienne. Patrimoine d’art du XVe au XIXe siècle ». 1988, n° 58 p. 128.
type d’étude : liste objets classés MH
nom rédacteur(s) : Marion Catherine ; Dufey Fabienne
copyright : © Monuments historiques, 2001
enquête : 2001
date versement : 2006/06/26
référence : PM87001009
(In www.patrimoine-de-france.org)


Cippe de Javerdat
A Javerdat existe un superbe cippe adossé à l’église. Auparavant il était isolé et était l’objet de dévotions particulières. Des femmes de tout âge, mais surtout de jeunes femmes en faisaient lentement le tour en récitant des prières. La procession achevée, elles baisaient le sommet du monument où se trouve une petite rigole dont le symbole, ici, est facile à comprendre puisque l’on a affaire à un phallus de fort bonne constitution. La Cippe de Javerdat était souverain comme aphrodisiaque pour les femmes sans enfants. Ces pratiques assez secrètes auraient cessé lors du rapprochement du monument de l’église. Mais il n’est pas impossible que certains cas désespérés y aient encore recours…


technique : sculpture
désignation : monument funéraire (cippe)
localisation : Limousin ; Haute-Vienne ; Javerdat
édifice : église paroissiale Saint-Blaise
dénomination : monument funéraire
matériaux : granite (monolithe) : taillé
description : Sculpture monolithe en granite de couleur légèrement rosée de forme approximativement pyramidale à pans concaves et sommet bombé.
dimensions : h = 97 ; l = 73 ; la = 62
commentaire iconographique : Seules des moulures en tore sont visibles dans la partie supérieure.
précision état : Relief très érodé, angles postérieurs coupés, au sommet un trou de forme circulaire a été cimenté.
siècle : Gallo-romain
protection MH : 1988/09/02 : classé au titre objet
propriété : propriété de la commune
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques, 1997
enquête : 1997
date versement : 1993/12/06
référence : PM87000448
(In www.patrimoine-de-france.org)
  • La pierre des morts
    Au pied du clocher subsiste la pierre des morts (1785) qui servait à déposer les cercueils selon la tradition limousine

Aux alentours

La chapelle du Bois du Rat à Cieux


La chapelle rurale du Bois du Rat est l’une des rares églises-granges qui subsiste encore. Elle fut le siège d’un pèlerinage en l’honneur de Saint Jean l’évangéliste.
Elle porte le nom « Bois du Rat » selon deux traditions. La première serait d’un rat animal maléfique, en relation avec le diable aurait eu son antre dans ce bois. Il fallait combattre les sorts qu’il jetait. La seconde « rat » serait une déformation de « l’Oran », ce qui signifie, celui qui prie du latin orare = parler. Un Saint Ermite se serait retiré dans ce bois pour vivre et prier en solitaire. La chapelle aurait été construite en souvenir de ce moine.
Dans la chapelle, à droite, en entrant, on observe une fente percée dans la muraille et obscurcie par la fumée des cierges allumés pour obtenir la guérison des animaux. Des poils et des plumes de bêtes malades étaient confiés à la cavité en arrière de cette fente.
Selon la tradition, les femmes stériles avaient aussi pour habitude de gratter la pierre sous la fente pour avoir un enfant.

Le menhir de Ceinturat

Sa hauteur au dessus du sol est de 5.10 m, il est enterré de 2 m. Selon la légende, la Sainte vierge promenait son divin fils en filant sa quenouille. L’enfant jouait avec les petits anges. Un papillon ayant attiré leur attention, ils s’éloignèrent.. Marie, alarmée, ne voyant pas revenir son fi ls, piqua en terre sa quenouille et se mit à sa recherche. Puis l’ayant retrouvé, elle regagna directement sa demeure, laissant sa quenouille dans la bruyère. Une sorcière de la Basse-Forêt, qui parcourait le pays à la recherche des plantes nécessaires à sa magie, aperçut, une nuit, la quenouille oubliée. Lorsqu’elle voulut la saisir, le bâton devint lumineux, puis se changea en une immense pierre. Dieu n’avait pas voulu qu’une main impie touchât un objet ayant appartenu à sa mère. Pour conjurer le sort ou si l’on veut se marier dans l’année, il suffit, la première fois que l’on voit le menhir, de lancer une pierre sur la corniche située à mi-hauteur de celui-ci. Si elle s’y maintient, le vœu sera exaucé.

Le menhir du Pic à Javerdat

Ce mégalithe a été redressé en 1985 par la Circonscription des Antiquités Préhistoriques. La hauteur totale du menhir du Pic dit de Pierre-Sourde est de 5,30 m.

Le dolmen de Rouffignac

Le dolmen est en roche de la région : la migmatite. Il ne reste que 3 piliers. La table a la forme d’un trapèze. Grande base : 2,50 m ; petite base : 1,96 m ; hauteur : 2,30 m ; grande diagonale : 2,87 m ; petite diagonale : 2,56 m ; épaisseur maximum : 0,50 m.


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samedi 25 septembre 2010
par  gs

Le Saint Roch de Javerdat

Catégorie : Sculpture, menuiserie, peinture
Edifice de conservation : église paroissiale Saint-Blaise
Matériaux : bois : taillé, ajouré, peint, polychrome, peinture à l’huile, doré
Description : Le retable se compose d’un important panneau rectangulaire adossé au mur surmonté d’un dais (…)

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