Armancourt

Le territoire est principalement recouvert du limon argileux éolien des plateaux, très présent dans le Santerre. Le sous-sol est constitué de craie. Cette même craie affleure dans la vallée, surtout aux lieux-dits Mont Galet et Mont Hodi où le rapport est moindre.

La commune s’étale sur une zone très plate, avec comme seul relief une vallée sèche, dite « vallée d’Armancourt » qui rejoint l’Avre et draine les eaux de ruissellement.

Toponymie : Le nom de la localité est attesté sous les formes Harmencuria, Ermencourt en 1294.
Armancourt dont la forme latinisée donne « Armanti curtis » pourrait être l’équivalent de « domaine d’Armand ».

Histoire

Des armes et des outils en pierre d’une finition particulière ont été trouvés sur le territoire, attestant d’une présence humaine très ancienne1.

Pierre de Donquerre est le premier seigneur connu du lieu.

Le premier instituteur local n’a été nommé qu’en 1848.

Le moulin ayant été abattu en 1895, ne subsistent au lieu-dit du même nom, que quelques bâtiments en 1898

Eglise Notre-Dame

Style dominant : gothique flamboyant, Renaissance (portail et fenêtres du chœur)

Façade sud et entrée ouest
Façade nord et entrée ouest


Fin des travaux : début XVIIe siècle (portail, voûtement d’ogives et chœur c’est du style de la Renaissance que se réclament les deux petites niches qui, associées au portail et à la fenêtre qui le surmonte, forment une composition simple mais élégante.

Façade sud (nef ; bas-côté ; transept débordant ; abside)


Son plan comprend une nef avec, au sud, un seul bas-côté, un transept débordant et un chœur composé d’une travée droite et d’une abside à cinq pans.
Notre-Dame est un édifice homogène, reconstruit après la Guerre de Cent Ans et bien représentatif, malgré sa simplicité, de la dernière époque du gothique. Longtemps en très mauvais état, il a été restauré en 1979.

Intérieur
La nef et le chœur
Contrairement à l’usage général, la nef a été construite avant le chœur, dont les fenêtres en plein cintre annoncent la Renaissance.
Le chœur
Les clés de voûte ne sont pas décorées, alors qu’elles le sont dans le collatéral.
Par son plan à pans coupés et le type du voûtement sans différence notable avec la nef, le chœur est encore tout à fait gothique.
L’arc de ces fenêtres est en revanche brisé. Le chœur réunit donc les influences de deux époques, la période flamboyante, qui s’estompe en principe au milieu du XVIe siècle, et la Renaissance, qui commence une quinzaine d’années plus tôt.

Le Christ en croix en bois, qui est suspendu sous le doubleau reliant la nef à la croisée du transept, seul subsiste d’une poutre de gloire.
Les voûtes d’ogives à profil prismatique viennent se fondre directement dans les supports, de plan ondulé. Il n’y a donc pas de chapiteaux. La clef de voûte de la seconde travée du bas-côté porte la date : 1614.

Maître-autel du 17ème siècle, à colonnes torsadées (provient de l’abbaye de Royallieu).
Retable baroque en bois provenant de l’abbaye de Royallieu. Il s’agit en fait de deux ailes qui flanquent le tabernacle, qui fait partie de l’ensemble, et est surmonté d’un dôme couronné d’une gloire. Comme particularité, ce n’est pas un symbole de la Sainte Trinité qui figure au centre, mais la Vierge Marie, qui est aussi la sainte patronne de l’église Notre-Dame d’Armancourt.
Le dôme repose sur un socle hexagonal, où des cariatides flanquent des miniatures peintes à l’huile, dont celle sur la face frontale représente les disciples d’Emmaüs. Le décor du tabernacle et des deux ailes est architecturée, et comporte une enfilade de sept niches qui devaient primitivement abriter des statuettes

Les chapelles

  • Chapelle de la Vierge Marie (croisillon sud)

    Retable baroque sert de cadre à la niche à statue. Il a sans doute été conçu pour un tableau, car la niche est ménagée dans le mur et n’entretient aucun rapport avec le retable.

  • Chapelle dédiée à saint Joseph (Croisillon nord)

    Un grand tableau peint à l’huile sur toile, est accroché au nord du chœur, et daté de la fin du XVIIIe siècle. Il est de facture naïve, et représente, dans un cadre paysager, saint Roch, assis sur un rocher, sans son fidèle chien ; saint Claude en tenue épiscopale, la main bénissante ; et le martyr de saint Sébastien. Comme le renseigne la légende, le tableau est un « don de la restauration par Mr Joseph Carluy.

Statuaire

A gauche, Vierge à l’enfant
A droite, saint Joseph
Elles ne sont pas mentionnées parmi le mobilier ancien de l’église, et devraient être postérieures à la Révolution.

Ouvertures

Les fenêtres adoptent différents tracés répartis d’une manière hétérogène : simples lancettes à la façade, à la seconde travée de la nef et à l’abside ; à réseau flamboyant à la première travée de la nef et au transept et avec le plein cintre de la Renaissance à la travée droite de l’abside.

Extérieur.

Homogène avec le reste de la construction, on remarque, au revers de la façade, la tourelle d’escalier qui conduit aux combles.

Le portail, est dépourvu d’ornementation à l’extérieur, mais se signale par sa silhouette, son homogénéité relative, qui n’empêche pas une grande variété des remplages des fenêtres et son bel appareil en pierre de taille.

Les pignons présentent une alternance de briques et de pierres de taille, seule fantaisie que se permettent les façades latérales.

Au-dessus de la croisée du transept s’élève le petit clocher central en charpente, à la flèche octogonale recouvert d’ardoise.

Les contreforts aux angles sont plantés de biais, ce qui indique la période gothique.


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samedi 17 février 2018
par  gs

Le saint Roch d’Armancourt

Le saint Roch d’Armancourt en l’église Notre-Dame
catégorie : peinture
désignation : tableau : Saint Roch, saint Claude et saint Sébastien
localisation : Picardie ; Oise ; Armancourt
édifice : église Notre-Dame
dénomination : tableau
matériaux : toile (support) : peinture à l’huile (…)

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