Saint Bonnet lès Allier

Toponymie
Saint Bonnet porte le nom d’un saint populaire en Auvergne. Le village s’appela successivement : Saint Bonnet outre Allier vers 1699 ; Saint Bonnet lès Allier en 1789 ; « Bonnet Rouge » en 1793 ; Saint Bonnet près Chauriat (au 19ème) ; Saint Bonnet lès Allier en 1931.

La vigne fut longtemps l’activité dominante.
Cette commune du pays des buttes est dominée par un château construit au 14ème siècle (en 1330, avant celui de Mezel, sous Louis de Mezel). C’est l’un des rares châteaux de la région assez bien conservé.

Château de Saint Bonnet

C’est un bâtiment presque carré, flanqué de deux tours rondes. Bien qu’en partie détruit sur l’ordre de Richelieu, il est encore imposant. Il comprend deux étages sur rez-de-chaussée et caves très profondes, dont une de 30 mètres de long, creusées dans le tuf. Les meurtrières et les étroites fenêtres du 14ème siècle ont été murées. Les autres ouvertures sont de style Renaissance.
A l’intérieur du château, les parties les plus anciennes sont le couloir central, qui est voûté et la cuisine, également voûtée, avec sa vaste cheminée armoriée. Enfin, une petite chapelle et une salle à manger dont le plafond est de style Régence.
De la terrasse on jouit d’une vue splendide sur la plaine de la Limagne.

La Seigneurie appartient jusqu’en 1427 à la famille de Mezel, ensuite elle connut plusieurs mutations par héritage ou vente. Au 18ème siècle elle était la possession des Guérin, juristes clermontois.
L’actuel propriétaire du château est la famille Poilpot.

Eglise

Romane (12ème) reconstruite au 14ème. Remaniée et agrandie vers 1733 (date gravée au-dessus du porche).
Elle fut unie à l’Abbaye de Chantoin de Clermont en 1219. Son curé était à la nomination de l’abbé des Carmes Déchaussés de Clermont jusqu’en 1789.

Le clocher est gothique.
Inscription sur la cloche : « En hommage à la royauté universelle de la Vierge Marie »

Le porche et la nef sont romans

Le cimetière se trouvait sur la place actuelle de l’église jusqu’à sa translation décidée le 30 janvier 1875 suite à la donation de Mlle Bourchany d’une parcelle située à La Chale.

Bannière de la confrérie de Saint Bonnet

Intérieur

A gauche, la tribune.
A droite, le chœur.

Le retable de l’autel

A gauche, Saint Blaise.
A droite, Saint Bonnet, patron de la paroisse.
Au centre, tableau représentant la Présentation de Jésus au temple.
Sur la table d’autel : Généalogie de Jésus : Sainte Anne-Marie-Jésus.

A gauche, Saint Bonnet.
A droite, Saint Blaise.
La statue de Saint Bonnet est due au sculpteur Bany (1829)
Il a également doré la statue de Saint Blaise.

Généalogie de Jésus : bois peint

A gauche : Sainte Philomène.
A droite : Reliquaire en forme de châsse contenant des reliques de la sainte.

A gauche : Saint André et sa croix en X.
A droite : Saint Verny, patron des vignerons.

Dans une chapelle latérale : le banc seigneurial réservé aux châtelains.

Boiseries du chœur et détail.

A gauche : Chaire.
A droite : Lutrin.

A gauche : L’Agneau de Dieu sur le Livre aux Sept Sceaux (cité dans l’Apocalypse).
A droite : Buste (chêne).

Cette maçonnerie sécurise la plus ancienne fontaine de Saint Bonnet : La Fontaine Madeleine, appellation donnée, également, à une rue du bourg.

" Au retour des champs, nous venions laver les légumes ici " (Janine Jaffeux habitante)

Croix de Chemin.

A l’entrée de Saint Bonnet.

Croix Férit (chemin du cimetière)

En sortie de Saint Bonnet lès Allier, deuxième croix de chemin
Sources : Fascicule : "Saint Bonnet lès Allier ; Notes d’Archives" aimablement mis à disposition par la mairie.

Hagiographie.
Bonet ou Bonnet, Auvergnat de naissance naquit vers 623 dans une famille d’anciens sénateurs romains. Il fit des études remarquables pour l’époque : grammaire, droit et sans doute rhétorique. Il se préparait ainsi à une carrière à la cour du roi. Il servit comme échanson de Sigisbert III et de Thierry III. Il devint préfet de Marseille (vers 677). Il géra cette ville avec beaucoup de douceur, s’opposant au commerce des esclaves. Il pratiquait un ascétisme sévère.
Son frère Saint Avit était alors évêque de Clermont. Se sentant près de sa fin, il demanda son frère comme successeur et obtint l’accord du roi pour cette nomination épiscopale. Avit mourut rapidement et Bonet devint évêque de Clermont vers la fin de 690. Il continua de vivre pauvrement en jeûnant plusieurs jours par semaine. Sa nomination par son frère lui causa des scrupules : il démissionne et se retire à l’abbaye de Manglieu dans le Puy-de-Dôme. Il entreprend le pèlerinage de Rome, au passage il passe par Lyon où il apaise un conflit entre l’évêque et le duc des Burgondes. Il poursuit son chemin jusqu’à Rome et la légende rapporte qu’en chemin il racheta de nombreux captifs pour les libérer. A son retour il s’installe à Lyon. Il y meurt vers 706.
Son corps fut transféré à Clermont, d’abord à l’église Saint-Maurice vers 712 puis à la cathédrale au 1ème siècle.
Nous connaissons son histoire par un récit composé par un moine de Manglieu vers 715.
(Sources : jfb-mon.oeil ; 22mars2014).


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